RER
voir floculant plus faible, mis en présence des méêmes solutions resteraient incapables de provoquer leur précipitation. Ces principes étant posés, voici comment Vernes propose d'expliquer la séro-réaction de Bordet-Wassermann.
Il admet que le sérum de porc ne peut posséder à la fois et à un égal degré le pouvoir disperseur et le pouvoir hémolytique ; ils varieraient en proportion inverse l’un par rapport à l’autre, c’est-à-dire que le fait de l'entrée en action de l'un de ces pouvoirs empêche l’autre de se manifester. Par exemple, si en présence d’un complexe : péréthynol + sérum humain+globule de mouton, on place du sérum de porc, ce dernier ayant à utiliser son pouvoir antifloculant vis-à-vis du sérum humaïn, qui est floculant, perdra son pouvoir hémolysant vis-à-vis des hématies de mouton ; mais il perdra ce pouvoir hémolysant totalement ou partiellement selon que son pouvoir disperseur aura été totalement ou partiellement utilisé, c'est-à-dire selon le degré du pouvoir floculant du sérum humain. Donc l’hémolyse qui pourra être nulle ou partielle, sera en quelque sorte la mesure du pouvoir floculant du sérum humain. Î suffit pour obtenir des gradations dans cette hémolyse de choisir des sérums à pouvoir floculant varié, en ayant bien soin de fixer une fois pour toutes le titre de la solution de péréthynol, c'est-à-dire de n’employer que des solutions dont la grosseur des granules reste invariable.
Or, précisément, la syphilis a pour effet d’augmenter le pouvoir floculant du sérum et cette aug-