SE TER
Cette malheureuse épouse méritait certainement en premier lieu, la souscription du parti rebelle de 1837-38 ; mais y a-t-on pensé alors ?
Ceux qui er grande partie et après un demi-siècle ont souscrit au malheur de cette veuve, ne l'ont pas fait pour approuver la rébellion dénaturée de cette époque qu’ils condamnent ; mais parce qu'ils ont, été entraînés, soit par amour de l'humanité, soit pour se libérer des instances persistantes de certains hommes avec lesquels ils ne marchent point en politique, et qu’ils voient néanmoins assez intimement dans leurs relations sociales. Moimême n’ai-je pas été heureux de donner mon obole en faveur d’une veuve que je respecte ; mais ai-je souscrit, pour approuver la rébellion ?
Si je nommais les journalistes, les hommes haut placés dans le monde politique et ailleurs qui n'ont pas voulu aïder cette souscription de leur plume
* de leur argent, parce qu'ils y voyaient une :tion politique et de républicanisme, le nombre
1 s0vait-il pas grand ?
je nommais ensuite ceux qui ont souscrit, pour faire plaisir à certains crganisateurs avides avant tout de faire retentir leur nom par toutes les voies de la renommée, et si je nommais le clergé qui condamne la révolution de 1837 et 38. combien resterait-il de donateurs volontaires et spontanés ?
La presse anglaise, l'élément anglais, l'immense majorité du pays ont-ils favorisé cette souscription qui est une censure jetée à la face de notre Socveraine ?
Mais ce qu’il y a de plus extraordinaire en tout cela, c’est que M. David veut faire approuver la rébellion, tandis que linfortuné Delorimier lu:i-
même l’a condamnée énergiquement,en disant devant la cour martiale : ‘ Doit-on supposer pour ‘un instant que j'aurais pu être un chef de ce ‘ parti (parti rebelle) tandis que je louais ceux qui
‘“ se tenaient à l'écart, et que je désapprouvais tout “ ce quise faisait par ce parti.”
De plus, est-ce que Decoigne et Nicholas, autres chefs, en montantsur l’échafaud et un instant avant de comparaître devant Dieu, n’ont pas eux aussi condamné la rébellion dans le termes les plus énergiques ?
Decoigne, spécialement, n’a-t-il pas condamné la révolte, tant en son nom qu’au nom de Robert, de Sanguinet et d'Hamelin, ses autres compagnons d’infortune ?
N'ai-je pas publié dans le supplément qui a fait suite à mon livre, les discours prononcés par ces chefs avant d’être lancés dans l'éternité ?
N’ai-je pas publié, de plus, la lettre du curé Chartier, l'âme du soutien de l'insurrection dans le comté des Deux-Montagnes, par laquelle il condamne et conspue la rébellion ?
Cependant, M. David, semble vouloir l’ignorer et on dirait qu’il est payé par des intéressés, par les annexionnistes, pour Cacher la vérité, pour travestir l'histoire au profit de ses citents, au protit des Américains et de leurs institutions républicaines. En n mot, lui et ses amis, vantent les Etats-Unis comme on le faisait en 1837, et apres cela on voudrait museler et anéantir Ceux qui comprennent et combattent leurs fins constantes et cachées !
Quant à moi, je ne puis m'expliquer qu’il puisse se trouver parmi nous des annexionnistes, et je me dis qu'il faut que ces désassortis soient mus par une influence funeste et latente, pour conspirer ainsi conire là vitalité, contre le peu de force que possède et déploie la race Cauadienne-fraçaise pour se maintenir au milieu des autres origines qui peuplent le Canada ; car s’il est difficile pour elle de se conserver dans le Dominion, que serait-ce
donc si elle était noyée par la population considé-
rable de la république voisine, qui s'élève à 50
millious d'habitants ?
Et ces messieurs s’écrieront avec joie :
te Nous
comptons au-delà de 600,000 Canadiens-français aux Etats-Unis. Presque tous s’y trouvent bien et
ne veulent point revenir au pays.”
Il faut qu'un brouillard obscurcisse le jugement et le patriotisme, pour parler ainsi ; car quelle est la cause qui a obligé ou entraîné un grand nombre de Canadiens-français à émigrer aux Etats-Unis ?
Je vais avoir le courage de dire le pourquoi, parce qu’il est temps et plus que temps que l’on s'insurse, que l’on se soulève contre ces annexionnistes, contre ces conspirateurs qui semblent vouloir anéantir nos sentiments patriotiques et religieux, et qui nous engagent à aller les perdre au milieu de la république américaine qui n’est pas un peuple homogène et de naissance, mais bien une collection, un mélange, une multitude immense composée de toutes les nations.
La cause de l’'émigration canadienne aux Etats- Unis, tout le moude la conuaît. Chacun sait où elle a pris racine et où elle se trouve.
Nous la trouvons cette cause dans l'esprit d’aventure, dans le plaisir du changement chez une
jeunesse remuaute et sans expérience.
Nous la trouvons chez d'autres, dans l'espérance de refaire des biens qu'ils ont perdus ou gaspillés
au pays natal.
Mais n'y at-il pas d’autres causes à accuser ? Oui, disons-le avec franchise. Parmi ces 600,000
Canadiens-français
grand nombre
bien regrettables, et il faut accuser très souvent
rendus
aux
Etats-Unis, un
été entraînés par des causes
l'orgueil, la paresse, l'incapacité dans les affaires,
l'intempérance et mille autres excès et folies. Voilà presque toujours la cause première, immédiate de
te bent heug) fe, Zn et)
Lo
la perte des fortunes et du désir d'aller se recaver à l'étranger, ou d'y aller cacher quelquefois sa famille, sa honte et sa misère.
Je sais qu’il y a aux Etats-Unis des compatriotes qui, par la position sociale qu’ils s’y sont faite, nous font honneur, mais le talent de ces hommes distingués ne pouvait-il pas se développer avantageusement pour eux et pour nous en Cänada? Oui, et leur absence du pays est pour nous une perte sèche, un malheur immense et national.
On a tort de tant vanter les Etats-Unis, car nous en connaissons qui sont allés végéter chez nos voisins, qui sont revenus au pays et qui sont aujourd’hui dans des conditions fort enviables et honorables. Ces rapatriés seraientils encore annex ionnistes ? Si oui, ils seraient grandement coupa bles. >;
Mais à part ces hommes honorables et fortunés qui font exception, qui vivent aux Etats-Unis, n’y en a-t-il pas d’autres qui y vivent dans une position difficile, gènée même et peu digne d'envie?
Oui, il y en a plus que l’on ne se l’imagine, tar.t dans les professions libérales que dans le commerce; mais je ne parlerai point de ces misères cachées et je ne dirai qu'un mot de ceux qui gagnent leur vie au jour le jour, de ces malheureux qui ne ramassent pas de mousse et qui sont les valets, les esclaves des Américains. Et où les trouvons-nous ces pauvres travailleurs ?
Dans les manufactures, dans les mines, dans les forges, sur les canaux, dans les placers, et enfouis à des milliers de pieds au-dessous du sol, suant sang et eau pour faire la fortune de messieursles spéculateurs américains. Ce sont des machines vivantes transformées en locomotives, dont la force physique est montée à une trop forte pression et qui finit toujours par amener la destruction de la charpente humaine ou la perte de la vie.
Ces hommes vigoureux, ces Canadiens-français que les cupides Américains convoitent tant, qu'ils gorgent de boisson pour leur faire faire des ouvrages ou des tours de force impossibles et contre nature, que ne sont-ils restés au Canada ? Ils auraient aidé à développer l’agriculture, l'industrie, le ressources du pays qui manquent de bras, et ils auraient pu s’y créer enx-mêmes une existence heureuse.
Ils n'auraient pas été les nègres, les Chinois des riches Yankees, qui ne se meuvent ou ne travaillent qu’au bruit de l'or ou du dieu argent.
Oui, allons de l’autre côté des frontières, consultons ces malheureux exilés qui sont les bêtes de somme de leurs maitres étrangers, et ils nous diront: Oh! nous voudrions bien retourner au Canada que nous avons fait la folie de quitter, mais nous ne le pouvons plus !
Si, plus tard, nous rencontrons leurs enfants, ce ne sont plus des Canadiens, ce sont des défigurés, des abâtardis qui vous répondront dans un langage tronqué et estropié.
Oui, un Canadien-français, qui à vécu longtemps parmi eux, me disait: La main-d'œuvre offerte par nos Canadiens aux Etats-Unis, est, généralement pitoyable et désespérante. Si l’on examine leur nhvsionomie, leur tournure, leur accoutrement, leur accent, tout est yankee, mème la langue materuelle, qui finit par être abandonnée et oubliée.
Oui, il est prouvé que, assez souvent, l’exilé aux Etats-Unis est obligé de s'éloigner des centres canadiens. Alors, il vit seul, c’est-à-dire, au milieu de compagnons étrangers qui lui fontoublier sa langue et croire qu'il n’est pas né Canadien. Ses enfants fréquentent quelquefois les écoles publiques et protestantes, où ils sont exposés à oublier leur nationalité, et de là les mariages mixtes entre catholiques et protestants, mariages qui grossissent
eur ter-
aux res ieu an- Ses ues eur ntre sent
la population américaine et protestante, mais qui donnent la mort à la nôtre,
Cependant, M. David est annexionniste, il prèche ouvertement l'annexion, il vante les institutions américaines, il élève aux nues tout ce qui est américain et il méprise tout ce qui nous régitici. Il fautêtre très avancé pour divaguer ainsi, car la forme de notre gouvernement, notre indépendance politique et la liberté entière dont nous jouissons, sont autant d’altributs qui ne peuvent être égalés par aucun pays du monde.
Je n'ai pas même besoin de chercher à prouver que la forme du gouvernement anglais est l'essence même de la vraie liberté, et que les républicains de l’ancien et du nouvean-monde ne peuvent lui compare: leur forme de gouvernement. Les guerres intestines, les persécutions, la révolution, la presse muselée, voilà les conséquences regrettahles qu’enfante état d’un peuple républicain. La guerre du Nord contre le Sud de l'Amérique, cette guerre houteuse et fratricide, ne p: nave-t-elle pas contre ce système gouvernemental tant -vanté du républicanisme ?..
Oui, et donnons un exemple du défaut moral du gouvernement de la république qui nous avoisine, en posant la question suivante :
Que fait le président des’ Etats-Unis, lorsqu'il monte au pouvoir? [lchasse assez souvent tous les vieux employés, pour les remplacer par des partisans politiques, par ceux qui l'ont aidé à se faire élire. Il a en sus La prérogative arbitraire de choisir, de nommer lui-même ses ministres qui ne relèvent point du peuple et qui ne sont pas obligés d’alier devantlui, pour se faire réélire ou lui demander un portefeuille. Belle liberté, belle garantie, mafoi, que cette liberté donnée à un seul homme !
Thiers, le grandi Thiers, cet homme d'Etat éminent, tant acclamé par les républicains, n’a-t-il pas proclamé que le gouvernement monarchique
de l'Angleterre possédait la plus belle forme de gouvernement et personnifiait le mieux la vraie hberté ?
Mais l'égide protectrice du drapeau anglais ne laît pas à M. David, à ses amis et c'est celle de eur cousin Jonathan qu'il leur faut. Leurs principes républicains ne sont pas assez en hausse sous uue constitution monarchique et ils savent que leur aspiration au pouvoir, au Commandement, narrivera jamais s’il n’y à pas un changement, un bouleversement géneral. Ils savent aussi que tant que la très grande majorité des Canadiens-français qui est lovale et royaliste ne sera pas absorbée par l'élément républic ain des Etats-Unis, ils doivent perdrel’espérance du triomphe, Voilà pourquoi ils veulent s'américaniser Comme on voulait le faire en 1837, afin de satisfaire un désir immoderé de gloire et le fortune ; et après tout cela ils se diront Canadiens-français et ils insulteront tous ceux qui combattent leur funeste complot et qui ne veulent point la mort ou la destruction de leur nationalité,
Les Anglais, eux, émigrent-ils aux Etats-Unis, émigrent-ils chez un peuple qui m'est pas le leur, qui n’a pas leur croyance, qui n'a pas leurs sentiments de race ? Non, l'immigration auglaise se porte généralement et presque toujours vers les colonies anglaises.
Le peuple français, lui aussi, abandonne-til avec plaisir son pays, aime-t-il à s’exiler ou à émigrer ? Now, nous le savons, il ne séjourne pas mème parmi nous. Il n’y aurait donc qu'au Canada où nous trou'ons des hommes qui voudraient étouffer l'amour sacré du foyer natal, malgré les labeurs gigantesques de nos grands apôtres, de nos grands colonisateurs ; malgré les prières, les écrits, les conseils, les supplications, les travaux herculéens du curé Labelle, du Père Lacombe, qui condam-
nent l’'émigration aux Etats-Unis, qui conseillent,
\- Le al ar ut oi ré de ht qui ent ité.
1lS, ur, ntise
les
vec er ?
me où \ffer is nds les éens lamlent,
la colonisation de nos terres et le développement de nos immenses ressources ?
Chose étrange ! M. David et ses acolytes prèchent l'annexion aux Etats-Uuis, parce que, d'après eux, le Canada ne pourra jamais prospérer sous le drapean de la Grande Bretagne. Cependant que se passe-il actuellement chez leurs amis de cœur, nos voisins ? ‘ui, dans ce pays de cocagne où les alouettes tombent toutes rôties dans le bec des annexionuisles, qu’offre-t-on dans le moment aux Janadiens qui y ont été attirés par la fièvre de l'or et les promesses aussi séduisantes que trompeuses de tant d’embaucheurs yankees sans scrupule ?
La banqueroute, la fullite, la misère, Les manufactures se ferment et jètent sur le pavé nos malheureux compatriotes émigrés qui ne trouvent plus d'emploi ; celles qui se maintiennent encore, profitent de la crise qui sévitactuellement, pour réduire le personnel de leurs employés comme les gages, et les ouvriers gagnent à peine assez pour subvenir aux besoins les plus pressants de leurs familles.
Quelle déception ! Après avoir perdu le fruit de leur travail, nos exilés tournent le regard vers le Canada et ils y reviennent en foule.
Afin de prouver que je n’exagère pas, je vais reproduire la fin d'un article remarquable du Monde, qu’il publiait le 25 du courant et intitulé “La crise aux Etats-Unis et les Canadiens émigrés ”:
Les journaux annoncent ces jours-ci que des centaines de Canadiens avaient laissé Fall River pour revenir au Canada. On dit qu’un grand nombre d’autres doivent aussi revenir. Il y à de la p'ace ici pour bien du monde et de l’ouvrage pour bien des bras.
Le Canadien vit bien pendant quelque temps dans les maunfactures américaines, mais il s’aperÇçoit vite qu'il manque de cette indépendance qui lui était si chère au Canada. Il gagne bien son existence matérielle, mais il ne vit pas de cette vie du cœur qu’on ne retrouve qu’au pays.
Chose remarquable, c’est que sur dix Canadiens qui revien-
rent au Canada, c’est à peine 8'il y en a un qui retourne aux Etats-Unis. Ceux qui ont du courage, de l'énergie et du cœur, trouvent toujours de l'ouvrage, ici. S’il n’y a pas d'emploi dans les manufactures, qu’ils aillent au Nord-Ouest sur les terres ai fertiles qui sont encore incultes,
La culture d’un sol si fécond leur rapportera beaucoup plus que le travail des manufactures qui ruine la santé, Ils se créeront en peu de temps nne position indépendante qu'ils n’auront jamais aux Etats-Unis, Il n’y a personne qui soit indépendant comme l’agriculteur. Le cultivateur est un petit roi dans son champ. Ilest son propre maître et lorsqu'il travaille c’est lui qui recueille les fruits de ses labeurs.
Il établira aussi ses enfants et assurera leur avenir. C'est uue grande consolation pour un père, lorsqu'au déclin de Ja vie, il peut se dire qu’il a mis ses enfants dans la voie qui conduit au succès et qu’il en a fait de braves citoyens, gagnant honorablement leur vie.
Comme il faut bien peu d’argent pour s'établir sur ces belles terres, que tout ceux qui ont quelques économies reviennent aux pays êt se fassent cultivateurs. L'agriculture c’est la richesse du pays, comme l’avenir du citoyen.”
Le journal Le Nord, dans un article aussi bien écrit que bien pensé, disait, le 14 août courant en terminant une étude patriotique intitulée : * Les Canadiens aux Etats-Unis” :
“Si donc nos compatriotes ne gagnent pas leur vie ici, aussi bien que là-bas, c’est qu’en gêneral ils ne travaillent pas comme là-bas, ni comme des Chinois, ni comme des Nègres, ni comme des machines.
Pourquoi donc, prenant comme prouvés ce feit et d’autres encore non moins graves qui ne dépendent pas du pays même mais de notre population, pourquoi n’énvisage-t-on pas l’émigration de nos compatriotes comme le plus grand malheur qui puisse frapper notre race ? Pourquoi donc, en vantant les Etats et en méprisant notre province, où nous som-mes les maîtres, libres, abeolus, indépendants sous tous les rapports, cherche-t-on à pallier la grandeur du mal qui nous ronge au profit d’un peuple voisin, étranger à nos traditions, hostile à nos aspirations nationales ? S’imagine-t-on que la mer ne confondra pas bientôt dans la profondeur de ses abîmes, Peau d’un modeste fleuve toute claire, toute limpide, toute de cristal qu’elle puisse être ?
S’imagine-t-on qu’en démontrant à notre peuple que là-bas,
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Lussi pas qres,
itres pays A pas malc, en nous tous | qui radin que de ses pide,
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il eat chez lui,qu'il peut y conserver sa langue pure et intacte, y vivre et s’y perpêtuer en Français et en catholique, s'imagine-t-on qu'on rend à notre Province, un service bien appréciable ? Qu'on nous les rende plutôt, s'ils aiment encore leur pays vatal, qu'on nous rende les 500,000 canadiens qui vivent sur une terre d’exile, et nous serons de suite la première province du Dominion, Autrement nous resterons seconds ici, et rien ou presque rien là-bas, La bonne façon, l'oeil de tendresse que voudront nous faire les Blaine ou les Cleveland, ne peuvent rien changer à cette manière de voir qui est la juste et la vraie, croyons nous, Ces messieurs veulent faire leur affaire, leur élection, et leur attaire, leur élection ne sont pas la grandeur des Canadiens-français, qu’on en soit bien persuadé.”
Cependant, M. David, tient mordicus à son dada, l'annexion du Canada aux Etats-Unis. Quel hoinme extraordinaire ; car enfin comment comprendre que la Jamaïque, l’une des plus grandes Antilles, renotminée par sa fertilité extraordinaire ou ses richesses, dédaigne l’annexion aux Etats-Unis et sollicite celle du Canada ?
Lisons ce qu'un des journaux de la Jamaïque écrivait, 11 n’y a pas fort longtemps :
‘ La destinée suprême de la Jamaique et de tout l'archipel des Indes Occidentales est d’être réunis par des liens politiques au continent voisin.
“ Nous ne sommes pas insensible à l'appel de la grande République.....,... Mais combien nous serions heureux, combien la Jamaique préférerait d'être unie au Dominion du Canada.”
Le même journal ajoutait :
“ Notre entree dans la confédération canadienne donnerait un merveilleux essor à notre commerce, parce qu’il ne donne rait pas seulement à nos produits un marché libre, mais nous procurerait le moyen de développer encore nos ressources.”
Oui, la Jamaïque: a raison de manifester le désir de s’annexer, de s'unir au Canada, car bientôt notre pays sera grand par le développement de son immense territoire, par ses ressources inépuisables, par le cnemin de fer du Pacifique, par sa grarde
po 0 D rm mm
route transcontinentale qui va Tui apporter les richesses immenses de la Chine, du Japon, ete, etc, A propos de ete annexion projetée de Ja Jam.
que au Canada, il me fait plaisir de reproduire un artiele tout frais que le Monde publiait, hier, 29 Août courant, c'est-à-dire assez Lôt pour me donner le temps de l'ajouter à mon manuscrit, Le voici :