‹ La Rébellion de 1837 à Saint-Eustache avec un exposé préliminaire de la situation politique du Bas-Canada, depuis la cessionChapitre 71 sur 90 · NOS VOISINS · texte numérisé non relu

NOS VOISINS

" Les jouniaux de la désorganisation sont toujours à nous parler de nos loisins, et persistent k foire croire à nos bons habitants que leur sitUAtion fst la plus heureuse du monde. Suivant le système (le Mr Papineau, nous n'aurions plus rien à désirer ni nous avianele bonheur de faire jtartie de V Amérique ; c'est-à-dire qu'il n'aurait plus rien à désirer lui-même, car il deinfndrait gouverneur du. pay», seul point où ii espère d'arriver, quant k présent, quitte à monter encoi-f plus haut x'il le jn-nmit ensuite. Tous les jours nous avons des preuves des maux que la réalisation d'un aussi funeste dessein amènerait sur le Canada, et ce n'est pa.s d'aujourdlitû que notre conviction est formée .sur ce point.

" Cependant, s'il fallait encore une nouvelle preuve de la situation éphémère dans laquelle se trouvent nos voisins, sous une administration qu'on nous représente comme si libérale, si paternelle si avantageuse au peuple, nous la trouverions sans réplique dans l'extrait ci-après, que noua tirons d'une gazette de la Nouvelle-Orléans. Cette fois, ce sont des descendans de Français, des hommes d'une même origine que cellç de la majorité de nos habitans, qui se sont placés aussi sous l'aile soidisant protectrice de l'aigle américain, qui reconnaissent leur erreur et qui laissent exhaler leurs plaintes. L'indépendanoe n'a pas compensé les maux qui les accablent et dont ils se plaignent avec tant d'amertuqie. Ils disent ouvertement qœ la âomination anglaise est préférable à l'administiBitJMi républicaine sous laquelle ils respirent opprimés. Ceti doit être une grande leçon pour nos braves habitas^ qui se garderont sans doute de trop en orùre lauis meneurs imprudents ; c'est aussi le plus foridémasti

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que puissent recevoir nos agitateurs du beau gouvernement qu'ils prêtent aux Etats-Unis."

En parlant des taxes énormes de nos voisÎTiSy le Popuiavre écrivait, le 22 juin 1837, ce qui suit : " n est facile, par cet aperçu, de voir ce que nos citoyens gagneraient s'ils écoutaient les suggestions de ses ennemis et slls déclinaient la pesante domination anglaise, qui ne leur réclame aucun impôt, pour se placer sous la légère protection des états indépendants, qu'il faudrait payer un peu cher."

Le 28 juin, le même journal s'exprimait ainsi :

" Contresens : — La. . . ., dans une longue diatribe insérée dans son numéro du 15 courant, dit que la Compagnie des terres veut noyer la population française en Canada par le flot de l'émigration, et elle lui fait un crime de cette pensée.

" Sur ce pied, la. . . . devrait demander que l'on fit son propre procès et sui-tout celui de Mr Papineau, car 1 un et l'autre veulent certainement noyer la population française, en réclamant une jonction avec les Etats-Unis. Si les Américains étaient maîtres de notre pays, en place des Anglais, leur émigration se ferait en peu de jours et alors on pourrait dire : Adieu la religion, la langue et les institutions de nos braves habitans."

A une assemblée tenue à Québec, le 31 juillet 1837, dans l'une des résolutions proposées par Mr E. Olackmeyer, secondée par Mr T. Baillargé, il y est dit : " Ajoutez à cela le refus des subsides, et depuis les doctrines séditieuses et révolutionnaires, les appels aux Etats-Unis, qui eux-mêmes, tout en appréciant la liberté, commencent à comprendre que la démocratie désordonnée, de Lyn^m Law,

a^Ml qn'im esclavaM dégiiis*^- ; et vous tm^*, un 1 de la conduite de nos Aiiihitieiix ultra-

pàtrioiM. Une cil-constance qui dnît i-^veiller les nriritanU du pays est l'esprit ne persécution qnï règne anx Etats- Uniâ contre le catholicisme. Il est étonnant .que, sous ces circonstances, noti-e évêqtie et notoe clbigé ne soient pas venus à notre aasistanoe pow éclairer le peuple sur les dangers de la laite actuelle. Compatriotes, votre courage, votre TaJear, voti'e loyauté ne seront pas abattus par lea eSorta d'une- faction de rebelles, qui veut asseirir le pafE, et que ces cria de loyauté retentiront avec force dane nos cœurs. (Applaudissements)."

Le 10 juillet, 1S37, le mémejouj-nal allait jusqu'à dire ce qui suit :

" On dit (]ue Mr Paptneau est allé à Washington soumettre nu pi-ésideut Van Buren, un plan de conquête du Ciiuada"

Plus tard, le même journal, écrivait en date dn 8 septembre !»37, un Ions article éditorial, pour condamner ceux iiui désiraient l'annexion du Canada à la république niiiéricaine, et il débute dans les termes qui suivent :

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