‹ La rébellion de 1837 à Saint-eustacheChapitre 95 sur 102 · A PROPOS DE · texte numérisé non relu

A PROPOS DE

" On prête à M. Royal, député de Manitoba au " parlement fédéral, une bien sino^ulière parole.

" Parlant à Lachine, devant une réunion convo- " (juée en faveur de Riel, il aurait dit :

" On a tort de comparer l'insurrection de 1885 à " celle de 1887. En 1837, les Canadiens avaient de " graves raisons pour se soulever, mais je ne vois pas " que les Métis fussent justifiables de prendre les " armes. Ils ont été poussés à la révolte par Riel. Mais " pour moi, Riel est un pauvre fou, et c'est pour " cela qu'il ne faut pas que la sentence de mort qui " a été prononcée soit exécutée."

La Vérité ajoute :

" Sans doute les Métis ont eu tort de prendre les armes ; mais ils avaient certes des griefs qui constituent, en leur faveur, des circonstances très atténuantes.

" Mais ce qui nous surprend de la part d'un homme comme M. Royal, c'est de l'entendre dire <{ue les " Canadiens avaient de graves raisons pour se soulever en 1837." Il faut peu connaître l'histoire <le ce malheureux mouvement de 37 pour en parler de la sorte ; et nous espérons que M. Royal s'empressera de nous déclarer qu'il n'a pas prononcé les. paroles ([n'on lui attribue."

Page 1