La célébration du mariage dans les Territoires
6. L'administration de la justice, y compris la constitution, l’organisation et le maintien des cours territoriales de juridiction civile ;
7. La punition par amende, pénalité ou emprisonnement pour la mise en vigueur de toute lai territoriale :
8. La propriété et les droits civils dans les Territoires, sujet à toute législation du parlement du Canada sur ces sujets, et
9. ralement quant aux matières purément locales ou d’une nature privée dans les Territoires.
J'ai entendu dire que les honorables députés de l'opposition n'avaient rien fait pour le Nord-Ouest pendant leur administration. Je n'irai pas si loin, je suis trop indépendant cela. Je suis prêt à admettre que l’ancienne administration a donné à la + mnt du Nord-Ouest une constitution certainement digne d'admiration; mais c'est tout ce qu'elle a fait. Cette constitution est semblable à celle des vieilles provinces. Aujourd'hui la Couronne est représentée dans le conseil du Nord-Ouest à peu près de la même manière qu'elle l'est dans ce parlement ou dans l’Assomblée législative de Québec. Il y a deux ou trois ma-
istrats stipendiaires et d’autres membres nommés par la uronne qui forment un nombre de six, et en même temps
la constitution pourvoit à ce que le peuple de ce pays, du moment qu'il y a une certaine population répandue sur une certaine étendue du territoire, ait le droit d'envoyer un représentant dans le conseil pour s'occuper de quelles matières ? La taxation locale, 1: taxation manicipale, l'administration de la justice, en un mot toutes les matières qui ‘#ont conférées par la constitution de 1867 aux anciennes provinces, et c'est pourquoi je dis que l'ancienne administration a fait quelque chose pour les établissement du Nord-Ouest. Plus tard je dirai en réponse à ces colons qui veulent que ces territoires soient divisées en différentes provinces et qui veulent jouir de toutes les dépenses et de
bou vb hé
tout le luxe des législatures des anciennes provinces, que dans la constitütion du Nord-Ouest ils ont tous les privilèges et toutes les libertés d’un que libre, sans avoir la dépense de législatures locales, Il est malheureux, vraiment, que l’ancienne administration ne soit pas allée plus loin quand elle considérait la constitution dé cette contrée. Elle a nommé à dés émplois dans ce territoire des personnes étrangères à la population. Vous ne pouvez pas même trouver un magistrat stipendiaire, ni une personne nommée, depuis le gouverneur, à l'exception de M. Forget—une très bonne nomination—qui était greffior du conseil et secrétaire particulier du gouverneur, pour représenter le peuple de ce pays. Cela ne me surprend | pas, car dans l'opinion de l'honorable député (M. Mills), les Métis français étaient comme des sauvages ; quoique plus tard, sur une autre mesure, ils devaient être fraités comme des colons blancs. Je ne suis pas surpris que l'honorable dépété, comme ministre de l’intérieur, n'ait pas désiré que les Métis fussent représentés dans le Nord-Ouest, vu qu'il considérait que les Métis étaient comme des sauvages ; mais pourquoi n’a-t-il pas choisi quelques-uns des nouveaux colons blancs. Alleg-vous me dire que vous avez pourvu à la composition d’un conseil ayant un caractère représentatif sans être capables de trouver dans la population de l'endroit un seul représentant.
M. MILLS : Nous avons nommé un Métisfrançais membre du Conseil. ;
M. GIROUARD: Il a été nommié en 1878; votre Conéeil l'a été en 1876.
M. MILLS: L'honorable député se trompe, car ilaëté organisé sur mOn avis,
M. GIROUARD : Je vais vous donner la date de la noimition de M. Breland, Il était du vieux conseil nommé dans ‘a constitution de 1869, et qui resta en office jusqu'en 1876, mais vous ne l'avez pas nommé de nouveau, ni M. Royal, ni M. Delorme, un Métis,
M. MILLS : Ils demeuraient au Manitoba,
M. GIROUARD: Pourquoi n'avez-vous pas nommé M. Breland, qui ne réside pas au Manitoba ?
M. MILLS: Nous l'avons nommé,
M. GIROUARD : Pas dans ce temps-là. Je vous donnerai la date plus tard. Je dis que cette manière de traiter le. uple du Nord-Ouest fut le sujet de beaucoup de plaintes. population française s'attendait à quelques égards de la part du gouvernement. Les vieux établissements dè Qu'Appelle et de Saint-Albert étaient des centres importants; les
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établissements anglais à Battleford et Prince-Albert avaient considérablement augmenté; les districts ruraux environrants avaient été pris par les calons blancs, qui eux aussi croyaient avoir droit à quelque considération. Les affaires dans le Nord-Ouest attiraient l'attention des hommes publics, et durant la session de 1878 elles furent le sujet d’un débat très intéressant. Il sera intéressant de connaître les opinions d'alors de l’honorable député de Bothwell.
M. MILLS : L'honorable député a été la semaine dernière au Nouveau-Brunswick pour trouver un membre pour ce conseil.
M. GIROUARD: Un membre seulement, Mais je vais vous faire voir que vous avez pris tous les membres de ce conseil dans Ontario, et son gouverneur dans l’Ile du Prince- Edouard. L'honorable M. Langevin, maintenant sir Hector, attira l'attention sur ce point, Le débat eut lieu le 8 mai 1878 :—
Je désire attirer l’attent'on de la droite sur la façon dont le cabinet a agi vis-à-vis des territoires du Nord-Ouest. :
Lors de l’organisation du gouvernement du Manitoba, les honorables députés qui siègent aujourd’hui de l’autre côté de la Chambre trouvèrent à redire sur la façon dont l'administration du très honorable député de Kingston s’est acquitté de la chose. Ils accusèrent le gouvernement de n'avoir pas tenu compte des besoins du nouveau territoire et de n’avoir
as consulté ses habitants et d’y avoir evore un gouvernement tout
ait. L’honorable premier ministre disait à Kingston le 27 juin, en parlant de l'honorable député de cette ville : ‘Il envoya M. Macdougall avoc un cabinet tout fait joe prendre possession du nouveau territoire comme 8’ils en avaient 6t6 les conquérants, sans demander à ses habitants leur avis sur la nature de l'autorité à laquelle ils allaient être soumis.’ Telle était l'opinion de l’honorable premier ministre partagée par l'honorable ministre de l’intérieur. Avant d'aller plus loin, je. proteste contre une semblable appréciation de cet acte de l’ancienne administration. (Ce n’est pas un gouvernement tout/fait qu’elle envoya dans le Nord-Ouest. Elle envoya un gouverneur et deux officiers, qui devaient former un cabinet conjointement avec d’autres personnes du pays possédant la confiance des habitants. Il est naturel, cependant, que l’honorable monsieur, désirant gagner des sympathies à sa cause, 8e soit servi devant les électeurs d’Ontario des expressions que je viens de citer. Quoi qu'il en soit, l'honorable monsieur, après avoir trouvé à redire à la conduite Ce l'ancienne administration, aurait dû faire mieux. Or, voyons comment le gouvernement a agl envers le Nord-Ouest. Il a nommé le lieutenant-gouverneur, M. Laird, un de ses membres, en qualité de ministre de l’intérieur, qui s’était déjà occupé des affaires du Nord- Ouest et qu’assurément, en conséquence, le gouvernement a bien fait d'envoyer là. Mais quia-t-on choisi comme membres du Conseil exécutif de ce territoire ? Le colonel Macleod fut nommé chef de la gendarmerie à cheval et magistrat stipendiaire. Le colonel Macleod ne possède pas la confiance des habitants. |
M. MILLS: Quels habitants? Les sauvages ? 2
Sir HEOTUR LANGE VIN : Les sauvages et les Métis sont des hommes. Je me demande si l'honorable député exprimerait le même sentiment s’il était au Manitoba parmi ces gens-là, Ils ne sont pas à mépriser s’ils sont sauvages.
M. Mathew Ryan, avocat de Montréal, fut aussi nommé magistrat sti-
DRE et membre du Conseil exécutif. Ilen fut de même de M chardson.
Lomme.
nent s’il ’ilssoni
trat stine de M.
Quelles sont les affaires de ce gouvernement du Nord-Ouest? M. Scott d'ici, mommé régistraire ; M. St. John, de Toronto, nommé shérif ; M. Dickinson; comptable et inspecteur ; et le capitaine McDonald, ageat pour les affaires des sauvages. Tel est le gouvernement tout fait qu’on a envoyé là. Pour me servir. des expressions de l'honorable premier ministre : ‘‘ prendre en conquérants possession du nouveau territoire.”
Naturellement les gens ont trouvé à redire.. L’honorable monsieur
ne peut pas dire que dans les territoires ou dans le Manitoba on ne pourrait trouver personne capable de prendre part au gouvernement et possédant la confiance des Métis ? |
Mais quels sont ceux à qui on a imposé ce gouraroenant Des sau-
vages? Oui, des sauvages, et un grand nombre de Métis, ainsi que des blancs. Ües gens ont 6t8 mis de côté : le gouvernement s'est dit: “Nous allons envoyer là un g uvernement tout fait; nous méprisons cette population et nous allons la PA to comme nous l’entendons.” Son Excellence le gouverneur général s’est formé une bien courte idée de ces gens, et je renvoie l'honorable premier ministre et ses collègues aux observations de Son Excellence concernant les Métis. C’est une race sensible et fière, et on n'aurait pas dû lui refuser de prendre part au gouvernemont du territoire.
e me rappelle le temps où la race à laquelle j’appartiens moi-même était exclue du gouvernement du pays, lorsque seuls des étranger: avaient le droit de siéger dans les conseils de l’administration ; et je puis me faire une idée du sentiment de ces Métis du Nord-Ouest en voyant le ares de leur pays excinsivement entre les mains des gens de
Ontario, de Montréal et des provinces maritimes. Oes populations ne sont pas représentées dans cette Chambre, et quelqu'un devrait s’occu-
r d’elles et de leurs droits de façon à leur donner part d'influence dans ‘administration de leur territoire.
Une députation de Métis s’est derniè‘ement présentée au lieutenant. ouverneur en réclamant le droit d’être représentés dans les conseils de eur pays, et j'espère qu’à présent que l'attention du gouvernement a été
en plein parlement attirée sur cette question, la justice de cette demande sera reconnue.
M MILLS: L’honorable préopinant a fait un discours quelque peu
extraordinaire. Il n’a peut-être pas calculé l'effet que pouvaient avoir ses paroles sur les esprits de le population du Nord-Ouest. :
Ils sont très soucieux vraiment de diriger convenablement l'esprit du peuple du Nord-Ouest.
Lea circonstances qui devaient guider l’ancien gouvernement et celles dans lesquelles celui-ci se trouvait différent de tout au tout. Le terri-
- toire que M. Laird et les autres messieurs qui l’accompagnent sont allés.
uverner, & peu d'habitants à part des sauvages. De son côté, le très onorable député de Kingston rot un gouvernement tout fait à une population de plusieurs milliers de blancs dont plusieurs avaient déjà eu
main aux affaires publiques; à une population ayant déjà vu conseil
et un gouvernement régulier. Voyons un peu l’état des choses dans le
Nord-Ouest. L’honorable monsieur prétend-il que les Métis soient une population éclairée? Il semble qu’il voudrait le faire croire.
ependant s’il s’occupe de l’état des choses dans cette partie du pays, il doit savoir qu’à l’exception de ceux qui résident dans le voisinage de-
‘3 Prince-Albert, les Métis ne diffèrent aucunement des sauvages par leur
condition et leur manière de vivre.
L'honorable monsieur m’a interrompu il y a un moment pour dire qu’au temps de la constitution du conseil du Nord-
! Ouest il a nommé un Métis.
M. MILLS : M. Breland, et il est nommé dans ce discours.
F GIROUARD: Je dis que non; vous l'avez nommé en.
M. MILLS: Oui.
M. GIROUARD: Alors ne me contredisez pes grsod je dis que vous n'avez pas nommé de Métis avant 187
M. MILLS: C'est ce que j'ai dit.
M. GIROUARD: J'étais pour vous dire la raison pour laquelle vous en avez nommé un alors.
M. MILLS: Vous avez dit que nous n’en avions pas nommé,
M. GIROUARD : Vous ne l’avez pas fait en 1876, lorsque vous avez nommé le conseil. Il fut constitué par un acte du parlement en 1875, mais vous avez attendu un an avant de mettre cette nouvelle constitution à effet, et encore 2° quand il s’est agi de faire les nominations pour ce conseil, # non seulement n'y eut-il pas un Métis nommé ou en office, 4” mais il n’y avait pas dans ce conseil un seul homme blanc (# demeurant dans ce territoire. Ils furent tous choisis (#1 dans Ontario, et même dans les environs d'Ottawa, comme ; M. Scott, qui fut nommé régistrateur et qui était le frère d’ua des collègues de l'honorable député, J'ai dit qu'il y avait une plainte. ŒÆlle ne fut pas faite dans la Chambre seulement, mais en dehors aussi. Prenez la requête qui fut à envoyée au commencement de 1878, la requête des Métis de Saint-Albert et de Saint-Laurent, Un des premiers griefs est qu'ils n'avaient pas de représentants dans les institutions de leur pays.
L'humble requête des soussignés Canadiens' français et Métis de Saint- (208 Albert dans les territoires du Nord-Ouest. —Ayant 6t6 informés qu'une requête signée par les Métis de Saint-Laurent le ler février dernier, ils exposent respectueusement : L:
Que la population du Nord-Ouest est presque en entier composée de 19 Métis canadiens français qui n’ont aucun magistrat stipendiaire comprenant ou parlant leur langue.
Et plus tard, il y eut une assemblée d’indignation contre la décision du magistrat stipendiaire Richardson, qui refusa 1 à des Métis français venus de loin la permission d’assis- # ter aux cours criminelles parce que les Métis ne comprenaient pas l'anglais et que lui ne comprenait pas le fran- + çais, Richardson disant qu'il simplifierait les choses en les ‘## renvoyant chez eux. Il y eut immédiatement une assem- ‘" blee d'indignation et le peuple se plaignit. Voilà les magistrats qu'ils ont donnés ; non seulement ils sont choisis en ! dehors du pays, mais ils ne comprennent pas même la langue de [a majorité du peuple. Les pétitionnaires |:
. ajoutent : É
N'ayant pas de mégitret stipendiaire qui comprenne leur langue, et
n’ayant personne de leur origine pour les représenter dans les délibéra-
tions du conseil des territoires du Nord-Ouest, il est résolu qu’une requête soit adressée à Son Excellence le gouverneur général lui de-
nu PA
and je
A pour DS pas
lorsque in acte 1 avant encore conseil, office, e blano choisis comme le 7 u'i Himbre qui fut Métis de s griefs itutions
de Saint-
és qu’une ernier, ils
n posée de Aire COM-
n contre ai refusa d’assiscomprele Da eh les Le assem- DA magisoisis on mème la ionnaires
ngue, et y délibéraqu’une re- 1 lui de-
» ‘justice à la nationalité de vos requéran
} “mandant que les deux membres du congeil qui restent à nommer sons
l'autorité de l'acte de 1875 et ses amendements soient choisis parmi les anciens résidents d’origine fran Çaise, et afin de rendre pleine et entière ts, que la nomination d’un ma-
gistrat stipendiaire également de leur origine soit faite. Vous pourriez peut-être croire que la raison pour laquelle ces Métis n'étaient pas représentés dans le conseil était que le nombre en était complet. Non—six membres devaient
être nommés—je suis sûr quant à cinq—et ils auraient pu
facilement nommer un ou deux Métis français ; mais ils ne l'ont pas fait. Que répondit le ministre de l’intérieur le 18 mars 1878 ? Sa réponse est adressée au gouverneur des territoires du Nord-Ouest, par l’entremise duquel La requête des Métis de Saint-Laurent et Saint-Albert avait été envoyée
#1 à Ottawa.
Vous êtes prié de dire aux requérants que je serai heureux de soumettre leur requête à la considération de Son Excellence le gouverneur &énéral en conseil.
En même temps veuillez dire aux requérants que s’il est jugé opportun de nommer des membres additionnels du conseil du Nord-Ouest, je serai
4 N prêt à récommander à la considération® de Son Excellence leur de-
amande que tels membres soient choisis parmi les anciens résidents des territoires, et si la chose est possible que l’un d’eux soit d'orgine cansdienne française.
Maintenant M. l'Orateur, comme je l'ai dit, l’ancienne administration n’a rien fait à part cette nouvelle constitu-
à tion pour le Nord-Ouest et la nomination de ces Métis en
1878. Elle n’a donné à la population du Nord-Onest aucune représentation ou part dans le gouvernement de
} cette contrée, soit législative, soit judiciaire. D'autres } matières d'importance furent soumises à sa considération ;
mais sa politique était bien simple : elle disait aux Métis u’ils devaient être considérés comme des colons blancs. e ne parlerai plus de la déclaration du ministre de l’inté-
: rieur. ÆElle est dans un langage qui n’admet d’ambià guité. Le principe est posé que les Métis doivent être
traités comme des colons blancs, et ils ont été traités en
} conséquence. On n'a rien fait pour éteindre leur titre de
sauvages, et si les honorables députés de l'opposition sont si désireux de profiter de l'expérience des administrations
L. passées, pourquoi n'ont-ils pas adopté le principe de l’admi- | nistration qui est sortie d'office en 1873?
Pourquoi n'ont-ils pas dit aux Métis du Nord-Ouest :
| Vous serez traités comme des Métis du Manitoba? Quand
ils ont établi le conseil en 1875, il convenait mieux alors
| qu’en 1872 de déclarer quelle devait être leur politique au
sujet des Métis.
Quand ils envoyèrent leur gouverneur au Nord-Ouest et firent quatre nouveaux traités avec les sauvages, ils auraient .
dû exposer leur politique quant à la manière dont les Métis
APTE être traités.
Mais rien n’a été fait concernant les réclamations des. Métis et les droits des sanvagss, rien n’a été fait concernant les arpentages, qui affectaient non seulement les Métis mais aussi la population blanche, Mon honorable ami le député. de Québec-Est a dit qu’il n6 pensait pas quo les Métis du Nord-Ouest se soient plaints avant 1977 ou 1878.
Peut-être était-il comme moi-même, et n'avait pas eu 1 ‘occasion de voir tous les papiers déposés il y a cinq ou six sémaines, et qui étaient inaccessibles à certains membres de la Chambre, du moins à moi-même. Mais j'appellerai son attention aux résolutions, qui étaient de fait des pétitions, des Métis non seulement de Qu’Appelle, mais de tout le Nord- Ouest, datées du 5 mai 1873,et transmises le 5 juillet suivant par le gouverneur Morris, Tous les Métis du Nord-Ouest se réunirent à ces pétitions, leurs votes ayant été pris dans un conseil, comme c'était leur coutume, et ils disent :
Nous vous demandons aussi,au lieutenant-gouverneur, de nous donner des terres en compensation de nos droits.
Ils reçurent du gouverneur Morris une réponse leur disant
ue leurs demandes seraient transmises au gouvernement.
le gouvernement alors en charge a donné la place aux
messieurs de l’opposition, et jusqu'à présent aucune réponse n’a été donnée à cette pétition.
M. MILLS: Ecoutez, écoutez.
M. GIROUARD: Je veux dire jusqu'en 1878, quand ils sont sortis de charge. Le ler octobre 1874, je trouve une lettre du père Decorby à l'honorable M. Laird, sur le même sujet, dans laquelle il dit :
Comme c’est à vous qe le gouvernement a donné la conduite des
affaires du Nord-Ouest, je prends la liberté de vous donner quelques explications e ncernant le lac Qu’Appelle et la population métisse établie dans ct endroit. L'esprit de justice qui vous anime et le désir que vous avez montré de contribuer au bien de ceux dont les intérêts vous ont été confiés, me fait espérer que vous voudrez bien les prendre en considération et les appeler à l’attentien du fopvernement afin qu’il traite avec justice et générosité les colons métis, suivant les paroles de Son Excellence, notre gouverneur, Alexandre Morris. Je pourrai faire remar-
uer de suite que les Métis ont droit à certains privilèges dans ce lien,
e sont eux qui ont fait la conquête de la place en forçant à la paix les sauvages qui y faisaient la guerre. Üe sont eux qui les retiennent encore maintenant,et c'est à leur présence qu’on doit la paix et la sécurité dont on jouit dans tous les alentours. Je ne puis dire exactement l’époque à laquelle les Métis ont hiverné d’abord au lac Qu’Appelle ; ayant expliqué à l’évêque de Saint-Boniface leur désir d’avoir eux un
rôtre ge Monseigneur Taché, maintenant archevêque de Saint.
oniface, alla là lui-même en 1 et choisit l'emplacement présent de la mission, donna des ordres pour l’érection d’une chapelle, et prit À red les besoins de la mission tous les points compris entre les cours d’eau connus sous le nom de Rivière de la Mission, c'est-à-dire à une étendue
d’à peu près un mille de front. Les Métis alors établis dans ce lieu pro--
mirent de respecter les terres réservées par Monseigneur. Maintenant, les Métis demandent au gouvernement de leur laisser leurs terres telles qu'ils les ont prises, c'est- ire de ne pas les forcer à des lignes exactes.
uite des quelques se établie que vous vous ont en consil’il traite s de Son
irité dont époque à NA ayant i eux un
JS exactes.
Maintenant, prenez les rétitions den Métis de Saint Laurent et de Saint-Albert—auquel ou a si souvent fait allusion,—et transmises par M. Laird le 13 février 1878:
Il est d’une nécessité immédiate que le gouvernement fasse arpenter, dans le plus court délai possible ces terres occupées et cultivées par les Métis ou par lea habitants primitifs de ces terres. Que le changement soudain de la vie de prairie à la vie agricole amené par la disparition rapide du bison et les règlements de chasse du conseil des Territoires du Nord-Ouest ont réduit vos pétitionnaires à l’état de gêne, et les oblige à s'adresser au gouvernement pour obtenir du grain de semences et des instruments aratoires. Ües mêmes choses qui ont été accordées à quelques émigrants étrangers dans le Manitoba. Les instruments aratoires, toujours très rares sont vendus si chers, que vos pétitionnaires ne sont pas en état de les acheter.
Le gouverneur Laird accompagna cette transmission d'une recommandation ou d'un rapport'qui fut envoyé le 13 février 1878, comme suit :
Il est important que la politique des terres du gouvernement envers les anciens colons ou colons établis depuis des années soit déclarée. I1 me semble qu'ils ont droit à des moyen: d'acquisition plus rapides que ceux accordés par les dispositions de l'acte des terres. Pour empêcher les disputes entre voisins il est bien désirable qu’un arpentage des terres situées sur les rivières soit fait au plus tôt. Relatirement à la demande de secours en semences et instruments pour commencer les | opérations d'agriculture, elle est semblable à celle qui m'a été faite
ar les Métis de la rivière aux Arcs pendant les négociations da traité des ieds-Noirs, et que je vous ai envoyée et recommandée à la considération du gouvernement.
Il me semble donc que l'honorable député de Québec-Est
-était dans l'erreur quand il a dit que très peu de pétitions
arrivèrent à la dernière administration avaut 1878. Nous trouvons que presque au dernier moment, avant que le gouvernement conservatour ne tombât, dans l’antomne de 1573, la première plainte fut faite. Naturellement l’administration n’eut pas le temps de Ini rendre justice. Nous trouvons ue de 1874 et plus tard de nombreuses plaintes furent aites au dernier gouvernement, et il lui fallut cinq ans ur les considérer, et même alors il ne prit de politique. bouorable membre pour Québec-Est ( La Laurier) se plaint de ce que l'administration présente n’a rien fait. En premier lieu elle a passé le statut de 1879. Les pouvoirs suivants furent accordés au gouverneur en conseil—
De satisfaire toutes réclamations faites relativement à l'extinction des titres desauvage par les Métis résidant dans le Nord-Ouest en dehors des limites du Manitoba, le 15e jour de juillet 1870, en accordant des terres À telles personnes, à telle étendue et à tels prix et conditions qu'il sera jugé convenable ;
’examiner et rendre justice aux réclamations faites concernant les terres situées en dehors du Manitoba, prétendu avoir été prises et cultivées avant le 15 jnillet 1870, et: d'accorder aux personnes qui s’6tablissent d’une façon satisfaisante, l’occupation paisible de pareilles terres, et d’aceorder à eux-mêmes ou à leurs fermiers, domestiques, agents ou à ceux qui réclament pour eux cumme étant en possession
“actuelle et paisible de ces propriétés, à cette date susdite, autant de
ge qu’il sera jugé juste et raisonnable pour la satisfaction de leurs: oits.
Evidemment le gouvernement a agi sur la recommandation de M. Laird, Le gouverneur Laird, dans sa missive accompagnant la pétition des Métis de Saint-Laurent recommande au gouvernement d'adopter nne politique. Il ne l’a pas fait. Mais ausitôt que le présent gouvernement eut. obtenu le pouvoir, il adopta une politique, qui était de recommander les réclamations des Métis au titre sauvage. On se rappellera aussi que les Métis se sont plaints de ce
v'ils n'avaient un magistrat qui comprit et psrla le Zençain Dans l'automne de 1882 M. Rouleau, magiatrat stipendiaire résidant à Aylmer, dans la province de Québec, fat nommé magistrat ripeotee ur le district de la Saskatchewan, où les Canadiens français et les Métis français se trouvaient en plus d nombre, et ce magistrat devint membre du conseil, faisant en tout deux membres français, M. Bréland et M. Rouleau, sur six nommés par le gouvernement. Vers le même temps, la construction du chemin de fer du Pacifique canadien avait ouvert de nouveaux chsmps à l'immigration. Des villes et des villages s'élevèrent le long de la ligne depuis Brandon vers l’ouest, Beaucoup de gens volèrent dans les villes ou districts uraux formant une population aujourd’hui de près 40,OUC à 50,000 blancs, quelques-uns disent 100,000 ou plus, qui eurent droit à représentation au conseil. Les districts électoraux ont été institués sous l'acte de 1876 et ont été représentés en conseil, où ils forment maintenant une majorité sur les envoyés de la couronne. Huit districts ont nomination au conseil nouveau : Edmonton, Broadview, Qu’Appelle, Réxina, Mâchoire-d'Orignal, Lorne, Calgary et Montagne de l’Origoal, et avec les trois magistrats stipendiaires et ceux-ci nommés par le gouvernement, forment 14 membres. Ce
Fr porta le Bulletin d'Edmonton, du 30 janvier 1884, à ire :
Tous les journaux du Nord-Ouest unt donné le coup de pied au conseil, mais c’est la faute du peuple, qui en élit le plus grand nombre.
Un des premiers devoirs du gouvernement sous Îles termes de l’acte du Manitoba de 1870, était d'étendre le droit sauvage aux territoires du Nord-Ouest, La politique du gouvernement a fait ceci par un traité en vertu duquel les sauvages cèdent leurs droits à laterre en considération d’une certaine indemnité fournie par le gouvernement, Les sauvages soumis au traité dans le Manitoba et au Nord- Ouest représentent une population de 33,959. Les traités.
sont au nombre de sept et contiennent à peu près les mêmes stipulations :
Population.
F Las pes sie. tan el cmeth |:
3 octobre 1873, Hauteux « «6 Dossoosoose .... 2,006 15septembre 1874, 44 et OUris (Qu’ Appelle) traité n° 4, 7,079 20 “ 1875, 4 (4 (Lac Winnipeg “6, 8,156
33 août 1876, Oris des bois et des Plaines (Fort Carlton et
Pitt) traité n° 6 COTIIIREEEETIILENT LL LLILLE EELLLLL 1] re (]
22 mai 1877, Pieds-Noirs, traité n° 1 LLLLLLL,)] LENTIIURPETTIIEIIETELLLIII'1 ] 6,873
Comme exemple voyons le traité numéro 7. Il contient une cession de la part des sauvages à la Couronne des territoires décrits, et ‘“ tous leurs droits, titres et privilèges quelconques aux terres du dit territoire. Les sauvages se vent le droit de chasse sur le pays concédé, soumis aux règlements que le gouvernement peut faire de temps à autre, et à l'exception des espaces de terrains qui pourront être pris pour colonisation, mines, commerce ou autres buts, par le gouvernement du Canada, ou par tout citoyen autorisé par le gouvernement. Le traité contient aussi une disposition pour une réserve de terrain assez grand pour donner à chaque famille de cinq un mille carré. Pour l'établissement de droits précédents le traité accorde 812 à chaque homme, femme ou enfant, le prix du titre sauvage payable. aux sauv” ges à des dates et à des places convenables, et annuellement à chaque chef, 825, et à chaque sauvage d’un
âge quelconque, 85. Une somme de #$2,000 est dépenséeannuellement pour l’achat de munitions ou autres choses, suivant ce que déterminent les sauvages et le gouvernement. Chaque pe chef, chef mineur, chef et conseiller, a droit par année à un costume complet convenable, Chaque chef Liineur ou autre reçoit une fois pour toutes, dix haches, dix scies, cinq tarières, une meule et les limes et pierres nécessaires, Chaque famille de cinq et au-dessous recevra le bétail suivant pour l'élevage, deux vaches ; famille de plus de cinq et moins que dix, trois vaches ; famille au-dessus de dix personnes, quatre vaches ; chaque premier chef ou chef mineur, un bœuf pour sa bande, Si une bande a l'intention de cultiver tout en élevant du bétail, pour chaque telle bande, une vache de moins sera donnée, et à la place, quand ils seront prêts à labourer le sol, deux houes, une pelle, une faux et deux fourches à foin; et par trois familles, une charrue et une herse; et pour Chaque bande, assez do pommes de terre, d'orge, d'avoine et ‘de blé pour la terre travaillée. Tous ces articles doivent être donnés une fois pour toutes jour l'encouragement de l’agriculture parmi les SAUVALES. aque chef supérieur, mineur et Assiniboine doit recevoir une carabine Winchester, Et finalement les sauvages se conduiront comme de loyaux et fidèles sujets de Sa Majesté la reine Victoria, Ce sont ies stipulations généralement faites dans les traités avec les sauvages. Le traité
numéro 1, cependant, signé en 1877 avec les Pieds-Noirs, est le seul à donner des carabines Winchester, disposition regrettable faite par les messieurs de l'opposition et qui a fait son œuvre de destruction parmi nos troupes pendant les batailles récentes.
Le traité numéro 6 et autres traités avec les Cris des Plaines et des Bois, contient le projet, de la part du gouvernement, d'accorder, pendant les trois années après que deux ou plus de réserves seront mises de côté pour les sauvag”*, une somme de mille piastres par année qui seront employees à l'achat de provisions nécessaires pour la culture des terres et pour les aider dans cette culture. Une caisse de médicaments doit aussi être tenue à la disposition des sauvages, dont la nécessité est amplement prouvée par le rapport de la police à cheval pour 1884. On devra admettre que ces traités sauvages sont très libéraux, et ils ne comprennent même pas les présents nombreux faits même avant tout de er au sujet des traités. Le Métis da 24 juillet 1872, parlant d’un des traités avec les Sauteux dit :
T. Simpson, au Fort Francis, a dépensé $1,0°0 ou $5,000 en présents aux Sauteux, qui avant même qu’on ue parlât de traités avaient montré des prétentions exorbitantes.
On rapporte que s'ils n’ont pas demandé chacun un carrosse, c’est qu’ils n’en ont pas encore eu l’idée.
Malgré la libéralité de ces traités avec les sauvages, l’exérience ne tarda pas à prouver qu'ils étaient insuffisants. endant quelques années on supposa qu'il se passerait quel-
ques 25 années avant qu'on ne sentît la diminution du bison. On pouvait alors le voir dans toute l'étendue des territoires. Un correspondant du Sun de New-York, écrit de la cité de Mite, Montana, le 24 avril 1886, disant : En 1815, les rangs de bison s'étendaient aussi loin à l’est que l'Illinois, le Minnesota et l'lowa ; bref, la rivière Mississipi marquait les limites des terrains de chasse, A l’ouest la rang ae des montagnes Rocheuses marquait la iimite de eurs pacages, et entre ces deux frontières le bison courait sur les vastes plaines de l’ouest, allant du nord au sud, suivant les saisons, des côtes de l'Arctique au golfe du Mexique. Ils étaient à la merci des tribus sauvages, et celles-ci ne furent pas sans pitié. De ce seul animal, l’homme rouge tirait les choses nécessaire à la vie, La peau fournissait le vêtement, les couvertures des lits et de cabanes. Les cornes servaient d’ornements et fournissaient aussi divers ustensiles de cuisine. Sa chair était leur nourriture ordinaire, ‘et ses nerfs devenaient des cordes pour les arcs. Les sauvages se servaient âe l'animal, mais n’en abusait pas. Les troupeaux de ce temps-là, au sud la présente igne internationale de frontières strictement dans les Etatsnis devaient contenir pas moins de 5,000,000 d'animaux,
oirs, est position et qui endant
Cris des gouverue deux uvag"se, ployeës s terres médicaes, dont rt de la s traités
même ourpar- 72, par-
présents t montré
sse, c’est
es, l’exiffisants.
ait queltion du due des rk, écrit ant : En ’est que Lississipi arang imite de courait sud, sui- Lexique.
les-ci ne e rouge issait le 8 cornes 8 ustonrdinaire,
| abusait présente >s Ktatsnimaux,
Dans ce qui est maintenant le Manitoba, Alberta et Saskatchewan, il devait bien yen avoir 5,000,000 de plus, vu que les trappeurs de le baie d'Hudson qui venaient au sui Lpour
ode,
traiter avec les sauvages Serpents, Shoshonee et
- signalaient toujours de grands troupeaux de bisons dans les
aleutours du Grand lac de l’Esclave et Gros Ours. Le bison était en paix jusqu'à sept années passées, lorsque les sauvages furent conquis, ce qui ouvrit le pays et permit aux chasseurs de peaux d’y entrer. Il fallut près de sept années en commerçant en 1870, pour exterminer le bison le long de la ligne du Pacifique du Nord, qui, dans les bons vieux temps, auraient été vus noircissant la rivière Platte à des milles de distance, Ces rauvres bêtes étaient si facilement tuées, et à cause de leur abondance, offraient une si riche récompense aux chasseurs de peaux, que tout homme qui n'avait rion à faire dans cette partie du pays pouvait aisément faire de l'argent en les tuant. Le chemin de fer Union Pacific sépara en deux partics les troup:1ux en laissant une moitié au nord et l’autre au sud. Ceux dr Texas furent bientôt exterminés par les chasseurs de plaisir et de profession, mais le grand troupeau du nord s'enfuit à Wyomin, et à Montana, où Sitting Bull et ses hemmes en prit la charge et les protégea jusqu’à ce que les soldats de l’Oncle Sam se mirent à
le chasser à travers le pays au-si bien que le bison. De 1875
à 1880, il y eut bien 1 000,000 de ces bêtes tuées par les soldats et les blancs. J'ai entendu parler d’un cntreprenant chasseur sur le Yellowstone qui avait un canon Gatling pour aider à la tuerie. Il employait autant que trente hommes pour enlever la peau des animaux aussitôt qu'ils tombaient, et chacun d'eux recovait $1 par peau qu'il apportait le soir. Les carcasses écorchées, aussi bien que bon nombre qui ne l'étaient pas, restaient à pourrir où elles étaient tombées. Rref, le directeur de l'artillerie allait plus vite que ses employés, et leur donnait plus d'ouvrage qu'il n’en pouvait faire.” Aussi tôt qu'en 1875, un missionnaire écrivit à Le
* Métis, LL; 15 septembre, au district de Saskatchewan :
Il est vraiment inquiétant de voir les bisons diminuer à vue d’œil ! Encore quelques annés et le gouvernement aura sur les bras ces différentes tribus du Nord-Ouest, qui lui demanderont de quoi les empêcher de mourir de fairn.
La tucrie du bison devint telle que les sauvages et les Métis s'alarmèrent, Ils ne pouvaient comprendre l’inaction du gouvernement. Si nous devons en croire le Globe, le Mail et le Free Press de Winnipeg, un gouvernement provisoire, que ces journaux appellent une république, fut proclemé à Saint-Laurent, en 1875, avec Gabriel Dumont comme président, dans le but avoué do protéger le bison et d'obtenir une grande quantité de terre pour la chasse, Le major général Snith et le colonel French furent envoyés
avec 55 hommes de police à cheval pour soumettre les rebelles, qui en apprenant l’arrivée du détachement, envoyèrent deux émissaires au fort Carlton pour offrir leur soumission, à condition d’être pardonnés, et ils le furent. Un correspondant du Globe, de juillet 1876, dit que pendant l'hiver de 1876, à peu près 120,000 de ces animaux furent tués.
M. Schultz dirigea l'attention du gouvernement sur cette question importante pendant la’ session de 1876. Je crois que si l'administration précédente avait fait le moindre effort
ur protéger le bison, les derniers troubles n'auraient
Jamais eu lieu. Pendant les années 1874, 1875 et 1876 on ui représenta de toutes façons que le bison disparaîtrait bientôt à moins que des mesures de protection ne-fussent adoptées par le gouvernement; mais rien ne fut fait. Si pendant des générations nous avons à nourrir les sauvages ce sera parce que rien n'aura été fait par la précédente administration pour conserver, pour les sauvages et les Métis, qui vivaient un peu comme eux, le bison, léur principal moyen de subsistance. Le 20 mars 1876, M. Sohultz dit :—
Parmi les documents que nous espérons devoir faire déposés par cette motion se trouvent de nombreuses suggestions sur la conservation du bison. M. Schultz insisterait sur l'importance de cette question auprès du gouvernement. Tant qu'ily aurait du bison il y aurait peu de difficultés avec les sauvages avec qui nous sommes maintenant en contact. Quand il aura disparu, nous aurons à traiter avec une race de pauvres devenus dangereux à cause du manque de nourriture. Le Rév. Père Lacombe, qui s’y connaît, d'accord avec l'opinion de bien d’autres, prétend que si la chasse coztinue de ce train-là, dans 10 ans il n’y aura plus de bison. I[lest vrai que depuis la construction de la ligne ‘‘ Union Pacific”? et de l'établissement militaire et autres établisments sur le Missouri, le Père Lacombe compte que le nombre tué chaque hiver est de 80,000, et à peu près au‘ant en été. La terre qui les nourrit maintenant comprend environ 600 milles sur 150, et est bornée à l’ouest par les montagnes Rochsuses, à l’est par les lacs Qu’ Appelle, au sud par le Missouri, et au nord par la branche nord de la Saskatchewan ; et cette limite diminue tcujours par la destruction causés par les chaëseurs du nord, ceux äu Missouri au sud, les chasseurs de la Rivière-Rouge à l’est, avec une telle rapidité que le Père Lacombe et d’autres croient que davs dix années il n’y aura plus de bison, Un tel résultat n’est
pes du toit imp:obabie, vu que ce n est que depuis quelques années que e bison s’est nlacé à l’est de la rivière Rouge, et vu que le dernier des
bisons des forête, un animal de même espèce, mais plus grand, qui pais-
sait entre la Sa-katchewan et les lacs de l’ Laclave a été tué, et toute la
race a été éteinte L'usage du pistolet révolver et de la carabine à
répétition, au lieu du fusil à charge ordinaire, a beaucoup aidé ce
résultat, ajoutant à cela la destruction par les loupe la maladie, les acci- CS
dents de diverses sortes, et la tuerie inutile. Malheureusement, aussi, c’est la peau du bison femelle qui a le plus de valeur, et quand on la tue pour l’avoir, elle est toujours pleine. C’est sa chair qui fait la meilleure viande, et comme elle est plus facile à chasser il en est résulté que les bandes rencontrées l'été dernier étaient composées de sept fois plus de mâles que de femelles,
Le district où l’on rencontre le bison a beaucoup diminué depuis ces dix dernières années, lui (M. Schultz) en ayant rencontré à cette époque à l’est de la rivière Rouge. Oes faits parlent fortement en favaur de
Avec une nourriture.
ion de bien n8 10 ang il ction de la res établistué chaque les nourrit 6e à l’ouest elle, au sud hewan ; et 8 chaëseurs re-Rouge à res croient saltat n’est années que dernier des d, qui pais- , et toute la , carabine à up aidé ce lie, les aoci- ‘ent, Aussi, uand on la qui fait la | est résulté de sept fois
5 depuis ces ette époque:
n faveur de
amenée devant la Cham nouvelles révélations furent faites, et la politique du gouver-
Nord-Ouest, j
» du moins jusqu'à l’époque où les sauvages qui habitent
mesures préventives, et les sauvages et les Métis le savent si bien qu'ils:
voudraient que le gouvernement prenne l'affaire en main, ne fut-ce que
our empêcher la nécessité de tuer les vaches. En même temps il n’y urait pas d’objection à ce qu’on tue le bison mâle dans une saison uelconque ; mais comme ceci ne peut être fait on demande une loi vère, qui laisse en paix ces anituaux du ler novembre au ler mai, et e défense de tuer les veaux dans aucune saison. Si une telle loi stait, il se pourrait qu'au bout de cinq ans le nombre aurait tellement augmenté qu'on pourrait abroger ces restrictions. Il (M. Schults), pérait que cette question recevrait du gouvernement tonte l’impor- (tance qu'elle demandait, et que les papiers touchant ce sujet seraient prprimds, à cause des informatiors générales qu'ils pourraient donner.. L'honorable M. Mackenzie dit que le sujet auquel l'honorable membre a fait allusion particulièrement—la conservation du bison dans les rairies de l’Onest—a occupé une grande partie de l’attention du gouvernement pendant longtemps.
Rien de plus, absolument rien n’a été fait pour protéger otte nourriture très importante des sauvages.
M. MILLS : Oui, il a êté fait quelque chose.
. M. GIROUAPRD: J'y arrive. Il est vrai qu’à sa pre. Pmière session, en 1877, le conseil du Nord-Ouest a rendu
une ordonnance à l'effet de protéger le bison; mais, pour
L des raisons qui n'apparaissent pas, cette ordonnance a été-
Hrévoquée à la session suivante, Peut-être était-elle en confit avec les obligations de traités contractées envers les sau-
vages. Quoi qu'il en soit, la mesure était trop importante
pour être laissée au conseil local. C'était une question de-
vie ou de mort pour le grand nombre de sauvages qui se trouvaient sous les soins spéciaux du Dominion, et c'était
Lau gouvernement fédéral de s'occuper de cette question. Il
est grandement à regretter que l'administration des hono- ‘rables messieurs de la gauche n'ait pas adopté les mesures.
ide protection qui avaient été suggérées au gouvernement
bpar le révérend Père Lacombe et d’autres résidants expérimentés. Le premier ministre de l'administration d'alors dmit, en mars 1876, que la question avait occupé une. igrande part de l'attention de son gouvernement pendant un Ptemps considérable ; mais rien n’a été fait. Pendant la session de 1877, cette importante question fut de nouveau re et discutée assez au long. De
nement annoncée. M. Schultz adressa la parole à la Chambre
> sur le sujet, Je ne répéterai pas chaque discours qui a été ) fait; j'en citerai seulement quelques extraits :
ai fi quelles seraient probablement les conséquences : de la destruction complète du bison. O'’est un animal inappréciable pour le sauvage. car celui-ci se nourrit de sa chair, emploie sa peau à
Parlant, il y a Lg age années, de la condition des sauvages du ait vo
se loger et se » tir, et, avec sa fourrure, achète tout ce dont il a besoin
en fait d'articies de fabrication européenne. Sans cette ressource le ) sauvage mourrait de faim ou deviendrait aisément maraudeur. Si l’on veut éviter ces conséquences, il faut de toute nécessité pee: le bison, es pays de
qi:
LP nemeremmnene - srmmnen immenses pnenmnrmmnr mnite
‘l'attention du gonver :ement, et qu'i
chasse seront arraché: à leur vie errante et induits à 8e livrer, complètement ou en partie, à l’agriculture. Je suis heureux de voir par un de ses rapports que l'attention du goursrmpemnt a été attirée sur la uestion. où trouvera, en effet, à la page 34 du rapport du ministre e l’intérieur, ce qu’en dit M. Dickinson :
La question qui, aujourd’hui, a le pas sur toutes les autres par rapport à la situation des sauvages dans les Territoires du Nord-Ouest, c'est celle qui a trait à la conservation du bison. Le décroissemen. rapide du nombre deg bisons est devenu un sujet d'alarme pour les sauvages, qui s’epercoivont que, si l’on ne prend pas de promptes mesures pour l'arrêter, leur situation, à l'avenir, sera très précaire. Que le bison : diminue en nombre dans une proportion augmentant rapidement, c’est une chose admise par tout le monde. LR ATEN: S Je sais que cette question.a déjà, jun un certain point, occupé a été fait des représentations par des personnes mieux renseignées que je ne prétends l'être moi-même, sur la nt D de prendre des mesures à cet égard. Pour cette raison je ne traiterai pas la question aussi longuement que j'aurais pu le faire d’ailleurs. 3 Lors que je me trouvai au lac Qn’ Appelle, les chefs des Cris, en compagaie de leur principaux hommes marquants, vinrent me voir et me représentérent qu’ils commenuçaient à s’alarmer, parce que leurs moyens de subeistance diminuaient, et ils me supplièrent de porter à la connaissance : du gouvernement ce qu’ils me disaient, et de transmettre leur requête demandant que l’on fit quelque chose pour émpêcher l’extermination complète d:1 bison. Pour faire voir l'importance qu’ils attachent à cette question, j: puis faire remarquer que chaque chef et chaque homme maruant fireni séparément la même demande. Dans mes rapports antérieurs avec les sauvages, je ne les ai jamais vu agir de cette manière. Dans la discussion des autres affaires, on choisit généralement un orateur
qui parle pour tous, tandis que les autres se contentent de marquer leur
approbation ; mais dans cette circonstance il était évident qu'ils consi: … déraient qu'il était nécessaire de faire davantage, et ils en agirent ainsi » afin de me faire comprendre clairement la gravité de leur position. À * mon avis, le bison doit être protégé, ou dans quelques années, même * dans dix aus tout au plus, la généralité des sauvages dans le Nord-Ouest,
. qui maintenant comptent sur ces animaux pouren ticer leur subsistance,
evront être nourris et entretenus principalement aux frais du gouverne: ment fédéral. Je ne puis voir d’autre alternative, vu qu’il est impossible de leur enseigner en peu de temps à renoncer à leur manière actuelle de vivre pour adopter celles des hommes civilisés. C’est une question qui demande et qui devrait recevoir immédiatement l'attention du gouvernement, Car ia paix, et comme conséquence, la prospérité des territoires du Nord-Ouest, en Gopopant dans une grande mesure, Si le bison venait à disparaître, on ne doit pas s'attendre que les sauvages, mourant de faim, s’abstiendront de se servir des provisions qu’ils pourront trouver dans les magasins de la Compagnie de la Baie-d’'Hudson et des autres traitants ; et, poussés par la faim, ils pourront peut-être commettre des déprédations qui nous entraîneront dans une guerre avec eux. Telles sont les vues de tous ceux qui sont bien renseignés sur l'état du pays; et, tout en admettant que les sauvages sont aujourd’hui paisibles, bien disposés et très confiants dans le gouvernement, je crois qu’on ne saurait douter que ces vues sont justes.
Tels étaient les avertissements donnés en 1876 par l’un
- des fonctionnaires de l'ancienne administration, Voyons - quelle a été 81 conduite après avoir reçu de pareilles remon:
trances.
M. MILLS: Depuis 1879.
M. GIROUARD: Je vous en informerai bientôt. Ce rap:
-port de M. Dickinson fut fait en 1876 et publié dans les do-
int, occupé ntations par i-même, sur
raison je 8 pu le faire
is, en compaet me reprémoyens de onnaissan ce leur requête termination
qu’ils consi-
agirent ainsi |
position. À nnées, même e Nord-Ouest, r subsistance, du gouvern | est impossinière actuelle une question ition du gourité des terri-
re. Si le bison :
ages, mourant ourront trou-
Let des autres :
ommettre des eux. Telles stat du pays; paisibles, bien ’on ne saurai
16 par l’un
n, Voyons:
illes remon-*
ôt. Ce rap
dans les do- À
uments de la session de 1877, et cité par M. Schultz penant le débat de 1877. D'autres honorubles députés ont lé sur le sujet, Voyons ce qu'a dit M. Donald Smith :—
Je suis heureux, dit-il, do pouvoir m’accorder parfaitement sur ce point ec l’hororable député de Lisgar (M. Schultz). Il est absolument né-. bessaire que l’on prenne des mesures pour empêcher que le bison ne soit mplètement exterminé dans le Nord-Ouest. Sur ce sujet-là, nous pouons faire comme les Etats-Unis, et leur rendre les merures qu'ils nous t appliquées. Personne autre qu’un citoyen américain ne peut faire chasse et le commerce du gibier dans leurs territoires, et même il doit brendre un permis de chasse. Le massacre, et par suite la disparition bison sont dus en grande partie aux srantanan que l’on offreaux com-. nerÇants américains. Une quantité considérable de peaux de bison sont nvoyéer aux Etats-Unis, sans profit pour le fabricant canadien, et pennt ce temps-là le bison diminue en nombre ; bien plus, on l’extermine duellemeni, inais sûrement. J'espère que le gouvernement pourra ouver moyen d'empêcher, dans une certaine mesure, l'invasion du pays De Lis traficants américains, et de protéger le bison autant qu'il est n6éssaire.
À six heures, l’Orateur quitte le fauteuil,
Séance du Soir.
. M. GIROUARD: Lorsque Ja séance a été levée je parlais. la discussion qui a eu lieu dans la Chambre des communes n 1876 et en 1877, au sujet de la disparition soudaine du bison. J'ai aussi fait allusion au rapport de M. Dickinson,, fonctionnaire de l'ancienne administration, sur le sujet — trapport dans lequel il disait que la question la plus importante pour les sauvages était la conservation du bison. J'ai cité l'opinion de M. Schultz et celle de M. Smith. Je vais Imaintenant continuer à lire des extraits de la continuation de ce débat. M, Mills, au nom du gouvernement, 86 leva et dit:, Cette question a déjà reçu Ia sérieuse considération du gouvernement. L D'après tout ce que je puis voir, je crois qu’il vaut mieux qu’elle soit ré- 1 6e par le gouvernement des territoires du Nord-Ouest plutôt que par
| e parlement. D’après les renseignements que possède le gouvernement, il ne peut y avoir aucun doute que le bison diminue rapidement, et cette:
diminution à été activée depuis. que les Américains viennent trafiquer
dang nos territoires. En outre, depuis l’établissement du Manitoba, le
) bison s’est retiré de plus en plus loin vers le Nord-Ouest. Les Métis, en
> le poursuivant, sont entrés sur les terrains des Pieds-Noirs et des Gens- | du-Sang, et il en est résulté beaucoup de plaintes. Le gouvernement : possède quelques renseignrments qu’il peut fournir, tel qu’un rapport : par le Conseil du Nord-Ouest, et une communication d’un ou deux missionnaires. J’ai vu l’un de ces missionnaires il y a quelque temps et en ai obtenu tous les renseignements possibles, et j’en suis venu à la conclusion que ce serait là une entreprise très difficile. Oe missionnaire me ! disait qu’il faudrait faire comprendre aux sauvages qu'ils doivent obéir à la loi, car aujourd’hui ils n’ont pas assez de respect les uns pour les autres pour observer aucun règlement. Il en résulte que ceux qui seraient disposés à s’abstenir de détruire le bison sont empêôchés d'agir d’après ce principe, parce que les autres ne veulent pas en faire autant. Il croyait aussi qu'il faudrait do mp aux sauvages d’abandonner les prairies et. de vivre sur les bords de quelques lacs pendant quatre ou cinq ans. lis
ourraient vivre des produits de la À her et de la culture pendant ce
mps, quoique le gouvernement serait aussi obligé de contribuer à leur “entretien. Le gouvernement local du Nord-Ouest pourra prebablement -élaborer un plan plus simple et moins coûteux que ne le pourrait faire le parlement, car il est sur les lieux et connaît mieux la question.
M..Trow, (qui est actuellement, ne crois, le piqueur de l’opposition) dit: …Le bison est un animal très fécond, et 8’il était passé une loi pour le protéger pendant quelques années, je n’ai aucun doute que le nombre en augmenterait bientôt. Bien que l’on ‘voit souvent des ossements de bison blanchir au soleil dans le Manitoba, on ne peut cependant en voir un seul vivant à mins de quatre ou cinq cents milles à l’ouest. Il faut protéger le bison, sans quoi il disparaîtrà bientôt.
M. Échuits, (en réponse à M. Mil 9) dit :—‘! Le Père Lacombe suggérait “qu'aucun bison ne fût tué entre le ler de novembre et le ler de mai de -<haque année, et aucun veau en aucun temps de l’année—cette restriction devant exister pendant cinq ans. Mais comme l'animal adulte pourrait être tué pendant tout l'été, la crainte qu’il a exprimée—que le gouvernement serait obligé de soutenir les sauvages pendant les cinq “ans que durerait l'application de cette loi—se trouverait sans fondement. Je dois aussi quelque peu critiquer ce qu'a dit le ministre de l’intérieur à ce sujet. L'honorable ministre semble craindre que si l’on passait ane loi de protection, le gouvernement serait obligé de faire de grandes dépenses pour fournir des moyens d'existence aux sauvages durant l'intervalle du ler novembre au ler mai, pendant lequel il leur serait défendu de tuer du bison. Or, je ne crois pas qu’il serait nécessaire de faire de grandes dépenses pour cela. Une grande partie de la nourriture des sauvages en hiver, sous forme de viande séchée et de pémican, -est préparée pour eux en été, et s’il était une fois bien compris qu’il ne doit être tué de bison en biver, ils se feraient une plus forte provision de viande séchée, et il suffirait au gouvernement de dépenser quel- -ques milliers de piastres pour leur procurer de la ficelle à filets, nour les gatisfaire. A propos de dépenses, je dois encore différer d'opinion avec l'honorable tre de l’intérieur pour . ‘autres raisons que celles-là, Tous ceux qui ont pris la parole semblent croire que nous aurons probablement des dificultés avec les sauvages si les ressources que leur offre le bison venaient à manquer bientôt. Or, l’histoire des difficultés des États-Unis avec les leurs, nous enseigne que, dans tout état de choses, ‘il est bien moins coûteux de nourrir les sauvages que de les combattre. * + * J'ai toute confiance dans les bonnes intentions du ministre de l’intérieur, mais comme le gouvernement du Nord-Ouest est nommé, et a’est responsable sous aucun rapport au peuple de cette région, il serait nécessaire que le gouvernement d'ici, puisqu'il est responsable des actes de celui du Nord-Uuest, veillât à ce que d'importantes mesures comme celle dont il est question reçoivenc une prompte attention.
M. Mills :—L'honorable député de Lisgar a mal compris ce que j'ai dit. Je n’ai pas prétendu qu'il était nécessaire d'empêcher le sauvages de tuer le bison pendant plusieurs années de suite, mais seulement pour la période qui s’étendra du mois de novembre au mois de mai de chaque aunée. (O’est là ce que demandait le Père Lacombe. Je crois que l’honorable député fait lui-même partie du Conseil du Nord-Ouest, et que, par conséquent, il aurait pu s'occuper de cette question et la régier; mais je ne sache pas qu'il en ait rien fait.
M. Schultz :—L'honorable ministre n’a évidemment pas lu, dernièrement, la correspondance du ci-devant conseil du Nord-Ouest, car il y aurait vu que l’ancien Conseil avait soulevé cette question et fortement appuyé sur la nécessité d'adopter une loi de protection comme celle que l’on réclame aujourd’hui. ï
Ainsi nous avons la déclaration de l’ancien gouvernement qu'il ne ferait rien pour protéger le bison. A cette époque, en 1877, il ne disait pas que le question continuerait à recevoir une importante part de son attention. Il disait que #a politique était de ne rien faire, et lorsqu'il sortit du pou-
pet ce uer à leur
suggérait r de Dai de
l’intérieur l'or passait de grandes ges durant Î leur serait cessaire de e la nourrie pémican, ris qu'il ne forte provi-
nser quelts, nour les pinion avec ue celles-là, aurons proces que leur s difficultés At de choses, y combattre.
ministre de t nommé, et ion, il serait ble des actes jures comme
y ce que j'ai le sauvages lement pour i de chaque ois que l’hoest, et que, tla régier;
8 lu, derniè- 1est, Car il y t fortement me celle que
ernement te époque, ait à recelisait que it du pou-
voir en 1878, le bison était presque—je pourrais dire entièbrement—disparu. Il était alors trop tard pour que l’administration actuelle entreprit de le conserver. Le bison a été détruit faute de protection, et, à cause de cette bévue de ancienne administration, le pays est forcé aujourd’hui de nourrir, et non seulement de nourrir, mais de combattre les sauvages, ce qu'il sera probablement obligé de faire jusqu'à xce que les générations adultes aient disparu. Lorsque administration actuelle est arrivée au pouvoir la conservation du bison était hors de question, Le problème était de savoir comment prendre soin des sauvages, indépendamment es traités, et comment les civiliser, Le Afétis disait:
Le Canada a une groste difficulté à résoudre, celle des sauvages dn Nord-Ouest. Ües pauvres gens meurent de fain * * Le gouvernement ait tout ce qu'il peut pour soulager leur misère actuelle, mais il semble pn oublier la cause.
Le Métis dit ensuite que la principale cause du dénûment es sauvages est leur vie nomade, et demande que le gou- |vernement les établisse quelque part. Immédiatement en
rivant au pouvoir, le trés honorable premier ministre fait connaître quelle sera à l'avenir sa politique relativement ‘aux sauvages. Voici ce qu'il dit dans son rapport en date du 10 avril 1879 : —
ide du bison qui fournit aux sauvages et aux Métis men des Territoires du Nord-Ouest leur principal aliment, porte à croire que +0 dans peu d'années ces peuplades devront être nourries aux dépens du
ays, à moins que dans l'intervalle ils n’acquièrent quelque autre moyen e subsistance que celui que leur donne maintenant la chasse du bison. Dans le but de les rendre capables de se subvenir à eux-mêmes aussitôt que possible, il faut les mettre en mesure d'acquérir quelques connaissances pratiques de l’agriculture et du soin du bétail
Il sera probablement nécessaire de leur fournir quelques provisions chaque année pendant qu’ils laboureront et ensemenceront leurs terres. Cette assistance, cependant, ne devrait être accordée qu'à ceux des rauvages qi feront d:8 efforts sérieux pour devenir capables de pourvoir à leur subsistance.
Les bandes du voisinage des mortagnes Rocheuses permet préférer d'élève du bétail à la culture, et elles seront encouragées à devenir propriétaires de troupeaux.
Le 19 du même mois, 1880, le Père Hugonard, parlant de la détresse qui règne parmi les sauvages et les Métis dans : le Nord-Ouest, donne ce conseil aux Métis du Manitoba qui avaient quitté leur province colonisée pour la vie des prairies :
Pauvres gens du Manitoba qui cherchez à vendre vos terres pour aller reprendre la vie de chasse et de traité, réfléchissez donc un peu au tort que vous préparez à vos familles. Ne comptez plus sur les chances de vivre dans les prairies de l’ouest. Les sauvages eux-mêmes n’y trouveront pas de quoi subsister, et s'ils veulent éviter la mort, ils seront obligés sous peu de se livrer à l’agriculture. Tandis que vous possédez de riches terres, gardez-les avec soin et n'allez pas les vendre au premier venu.
La disparition ra
Le discours du trône pour la session de 1880 fait allusion à la situation des sauvag:: dans les termes suivants :
Les ressources sur lesquelles les sauvages du Nord-Ouest ont coutume de compter pour leur subsistance ayant complètement fait défaut, il a fallu venir en aide à cette population et encourir de grandes dépenses pour les empêcher de périr de faim. Il est à espérer que les efforts qui se font actuellement pour maintenir les différentes bandes sur Îles réserves, et les induire à cultiver la terre, auront l’effet de prévenir désormais la nécessité de ces demandes réitérées de secours.
Au contraire, la détresse, au lieu de diminuer, a toujours augmonté depuis. Voicice que dit Le Métis du 10 avril 1878 :
Les nouvelles de Battleford sont que le plus grand mécontentement règne parmi les sauvages. ;
En 1881le marquis de Lorne visita lo Nord-Ouest, et, das 1e discours du trône, à la session de 1882, il fit allusion aux sauvages dans les termes suivants :
Dans le cours de mon voyage, nombre de tribus sauvages sont venues à ma rencontre, et toutes m'ont exprimé leur confiance de voir continuer la politique traditionnelle de bonté et de justice qui a réglé, jusqu’à ce jour, les relations du gouvernement et des aborigènes.
Je regrette, néanmoins, d'avoir à dire que la nécessité de fournir aux sauvages un supplément à leurs provisions alimentaires, existe encore et existera vraisemblablement pendant quelques années.
Faisant allusion à l’année 1884, le ministre de l’intérieur dit ceci dans son rapport en date du 1er janvier 1885 :
Ayant 6t6 averti de ce fait j'ordonnai que des mesures fussent prises pour empêcher qu’il ne s’en suivit des souffrances parmi les sauvages. Des contrats supplémentaires furent en conséquence passés avec les habitants des territoires pour la fourniture de quantités additionnelles de farine à mesure qu’il pourrait en être besoi2 dans les différentes localités. J’autorisai aussi l'achat d’une quantité additionnelle de munitions et ficelle, afin que les sauvages pussent s’approvisionner de poisson et de gibier pendant l’hiver.
M. l’Orateur, il sera nécessaire de nourrir les sauvages, non seulement pendant un an, mais jusqu'à ce que les générations adultes actuelles aient disparu. On ne saurait guère s'attendre à ce qu'un homme élevé à faire la chasse et la
erre puisse entrer de plein pied-dans la vie agricole civi-
isée. Il nous faudra le nourrir, ou bien il volera ou se battra pour vivre. Notre seule espérance repose sur les enfants. Monseigneur Grandin a dit en 1878 :
On ne parviendra jamais à civiliser les sauvages suffisamment pour en faire de bons citoyens, qu’en les prenant tout petits enfants.
Le gouvernement actuel a tenu compte de cette recommandation. La première subvention qui ait été accordée aux écoles l’a été par les honorables messieurs de la gauche, en 1876, maïs elle ne s’est élevée qu’à 82,000, En 1877, trois écoles seulement recevaient de l’aide du gouvernement : celles de Saint-Albert, du Lac la Biche et du Lac au Poisson- Blanc. En 1878, dix écoles de sauvages étaient en opéra-
fuit allusion pts :
t ont coutu
it défaut, le ndes dépenses les efforts qui andes sur Îes > prévenir dé-
a toujours du 10 avril
contentement
d-Ouest, et, fit allusion
s sont venues oir continuer 5, jusqu’à ce
fournir aux xiste encore
l'intérieur 885 :
ussent prises 08 sauvages.
sés ph les iditionnelleg rentes 10ca- Ile de muni.
r de poisson
SAUVAgeS, les gênérait guère asse et la cole civi- Ju se batar les en.
ent pour en
te recomaccordée a gauche, En 1877, ‘nement : Poissonon Opéra-
pn dans le Manitobs et quatre dans le Nord-Ouest. Dans Pappors daté à le - le 31 décembre 1878, M.
Caul, surintendant des affaires des sauvages pour le nitoba, dit ceci :
existe peu d'écoles du gouvernement qui soient en opération dans tte surintendance, et je regrette d’avoir à dire que la majorité de ces bles sont tenues sur un pied très inférieur à cause de l'incompétence jinstituteurs qui en ont charge. En plusieurs occasions, chez les des où il n’y a pas d’écoles, le chef et les conseillers ont exprimé le ir de voir leurs enfants recevoir une éducation, et m'ont démandé de Meuérir le gouvernement, non seulement de leur envoyer des instituare, mais aussi de leur bâtir des maisons d'école. J’attribue l’infério- 6 de ces écoles au peu de salaires que le gouvernement accorde aux itutenrs dans chaque réserve, car à ce prix l’on ne peut obtenir que moins compétents. Je demanderai donc ia permission de suggérer le des salaires plus élevés leur soient accordés, et que l’on n'engage je des instituteurs compétents.
Quant à la ‘“surintendance non encore organisée” du ord-Ouest, ainsi qu’il a plu à l'honorable M. Laird de l’aper, voici Ce que ce dernier, parlant des écoles, dit dans n rapport du 5 décembre 1878:
n'y a que pen d’écoles dans cette surintendance qui aient jusqu'ici u de l’aide du gouvernement. Toutes ces écoles sont en rapport avec amissions. Les écoles en rapport avec la mission catholique romaine SBaint-Albert, au Lac LaBiche et à la réserve de l’Ile à la Urosse reçoiant de l’aide pour les enfants sauv qui y reçoivént l'instruction. Il
‘a êté impossible de visiter aucune de ces institutions, mais je constate de l’on en parle très favorablement. L'école en rappo*t avec la mission p l'Eglise Angliegne aux Buttes-du-Tondre, près de la réserve du chef rdon, à aussi reçu de l’aide; et demande a 6té faite de la part d’une Mnblable école à Asissippi, dans la réserve de Ahtahacoop, près de ton, et une autre demande de la part d’une école dans la réserve de [ontagne de l’Aigle près de la rivière à la Bataille, —demandes qui, je père, resevront une considération favorable. Les méthodistes canaéns ont aussi de bonnes écoles pour les sauvages, mais si elles reçoiat actuellement de l’aide du gouvernement, ce n’est certainement pas
l'entremise de ce bureau.
Je dirai, cependant, que ce n’est faute de représentations à la part de très hautes autorités dans la Nord-Ouest, si ancienne administration s’est si peu occupée de l'instruc- Wpion des sauvages. Parmi le documents quine m'ont été Femis qu’hier, je trouve une lettre de Sa Grandeur Monseipeur Grandin au lieutenant-gouverneur Laird, en date du . avril 1875. Je ne citerai pas la lettre entière ; je n’en Citerai que des extraits, Voici ce que dit Sa Grandeur au vours de ses observations :
Ev£on$, Sainr-ALBaar, 5 avril 1875.
Mox — Vous serèz peut-être surpris que, sans avoir l’avan de ous connaître ou d'être connu de vous, j'ose m'adresser à Votre Honur personnellement.
“Je n’aurais pas eu cette hardiesse si le digne colonel Jarvis ne m'avait instruit de votre induigence, et de: votre désir de rendre quelque
PS que ce soit.
Assuré de votre bonté, je vous écrirai au long, espérant que vous aures la patience de lire et de prendre en considération ce que je vous dirai,
Le peu de nouvelles reçues du Manitoba nous avaient fait supposer que le gouvernement, à Ottawa, s’occupait beaucoup de notre pays. Oe. pendant, jusqu’à l'arrivée des troupes nous n'avions pas reçu la moindre marque d'intérêt de la part de gouvernement. * * * *
Permettez-moi, monsieur, de vous dire franchement qu’il me semble
ue, tou: en encourageant l’émigration vers le territoires du Nord-Ouest, e gouvernement devrait considérer l'avantage des habitants actuels du Nord-Ouest. A part d'envoyer des soldats, rien n'a été fait, au moins, que nous sachions, et cet unique avantage est loin d’être connu et apprécié partous. * ® ® * * ais on dira : Les Métis ne sont bons à rien, c’est un peuple paresseux et qui n’a pas d'ordre.
Supposez-les si vous le voulez, cent fois pires ; ceux qui ont tellement
d'avantages sur eux ne devraient pas oublier que les Métis en général { ; ;
descendent des employés de la Compagnie de la Baie-d’ Hudson, lesquels, presque entièrement occupés de voyages, ne faisaient rien ou preeque rien durant les longs hivers, et ne pouvalent par conséquent inculquer à leurs enfants l'amour du travail, dont ils ne voyaient pas l'utilité. Qui y avait-il pour leur donner des notions d'ordre et d'économie ? Les mères n’en avaient pas la plus faible idée. À quoi bon s’occuper d'autre chose quand on a reçu chaque jour la nourriture nécessaire à la famille ? La Compagnie fait des profits et la Compagnie est riche, dit un proverbe bien connu dans le pays.
S'ils laissaient le service, le bison très abondant alors, leur fournissait amplement de nourriture sans beauconp travailler. Le surplus deg provisions, et les peaux et les fourrures, aussi très abondantes, leur procuraient l'habillement nécessaire.
Mais ils ne savent pss même prendre soin de leur argent! Comment le pourraient-ils ? Plusieurs d’entre eux n’ont jamais vu d'argent et n’ont pas la plus faible idée de sa valeur. Pourquoi se priveraient-ils de quelque chose pendant l’année ? Le seul avantage qu’ils en retireraient serait d'apprendre, au retour du postillon, que les livres de Ja Facto- # rerie York reconnaissent plusieurs louis à leur crédit. 4
D'autres, qui ont dépensé tous leurs gages en habits fins pour eux et :"" leurs familles, ont des masses de bibelots jolis et uiiles. Ils voient une #4
fortune là-dedans. Ni l'argent, ni un livre de comptes n’a de valeur à à |
leurs yeux.
Je vous demande pardon d’entrer dans ces détails, mais je ne les crois ni
pas tout a fait sans utilité. fs
Tout ce qui fixe l’attention sur l’ensemble des conditions dans lesquelles les Métis sont nés a de l'importance ; ces conditions sont si nombreuses qu’elles doivent les faire exeuser pour les fautes qu’on leur trouve et qu’on ne peut être étonné qu’ils soient ce qu’ils sont.
Je pourrais citer plus d’un touriste qui a contribué par ses écrits à
à les faire regarder au Canada et ailleurs comme un peuple barbare et sauvage, non susceptible de culture ou de civilisation, et ces voyageurs
eux-mêmes ont laissé parmi les Métis et les sauvages eux-mêmes une + : a
bien triste idée de la moralité des gens civilisés.
Non, pongions les Métis ne sont pas ce qu’ils ont voulu les faire pa- 14
raître—un peuple barbare, non susceptible de culture. Je crois, au contraire, qu’ils méritent toutes les sympathies d’un bon gouvernement. Que celui-ci leur donne quelque encouragement, et il verras’iln'ya rien à espérer d'eux.
Je me risque donc, monsieur, à vous prier de prendre en mains ls
cause de ces pauvres Métis ; je vous demande que le gouvernement ait à F4 la bonté de faire quelque chose pour encourager l’agriculture pari eux, au moins pour l’enseigner à ceux qui montrent, le désir de l’apprendre.
Tout est si rare et sidifficile à se procurer dans ce pays, que non seulement les Métis mais les étrangers eux-mêmes ne peuvent qu'y végéter…. Nous nous sommes vantés de ce qu’on appelle notre territoire le j
ardin fl
du nord, le zone fertile. Oels n'empêche pas ses habitants de souffrir, UM ni ceux qui viendront plus tard de souffrir encore plus.
ant que vous
)n ce que je our encourager l’agriculture, il faut non seulement fournir des ins-
faments aratoires à bas prix, mais aussi procurer aussitôt que possible moyens de transport faciles pour les premières nécessités de la vie... n juin 1873, à Doccaslon d’un voyage en Europe, j'ai passé par wa, et j'ai eu l'honneur d'une entrevue avec le très honorable John Macdonald et Hector Langevin au sujet des affaires de notre pays. as le mois de septembre suivaat, j'adressai une lettre directement à Excellence le gouverneur général .:u Canada, et à mon retour urope je trouvai à Saint-Albert uve lettre que Son Excellence le atenant-gouverneur du Manitoba m'avait fait écrire. Oette lettre me anait tout espoir que mes demandes seraient écoutées. J'out le monde sait que les écoles sont de la dernière importance pour ncer la civilisation de notre population métisse et sauvage. J'étais nvaincu que, sous le gouvernement du Cauada, l’encouragement des les serait l’un de ses premiers bienfaits ;—jusqu'ici j'ai espéré en
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aire à la fs Méxpéricace ne me permettent plus de douter que nous ne réussissions
est riche, dit MéMélevant les petits enfants. Sans doute, plusieurs ne pourront pas evoir une éaucation complète; mais au moins ils peuvent parler leur igue sauvage ; et étant accoutumés à l'ouvrage la vie sauvage leur vient impossible. Ils peuvent se joindre et se méler aux Métis, avec quels nous les marions sans trop de difficulté ; et ils finiront, je n’en Qute pas, par former de bonnes familles'qui n'auront de sanvage que le g. Si donc, au lieu de trois asiles pour les orphelins, j'en avais un tain nombre où je pourrais admettre tous les petits sauvages qu’on donnerait, nous ferions avancer la civilisation. n ce qui concerne ceux qui sont sauvages, si le gouvernement veut concéder des réserves, je vous prierai, honorable monsieur, de faire sorte que ces réserves soient formées de terres cultivables et situées 8 de lacs poissonneux. De la sorte, outre la culture, qui ne raptera pas graud’chose, ils auront deux autres moyens d'existence, LA se et ia pôche.
ve vous demande pardon, monsiour, d'abuser si longtemps de votre dtience, mais je compte toujours sur ce que le brave colonel Jarvis ma dit de votre indulgence.
e vous ai montré ma manière de procéder pour relever la position habitants de ce pays. Plus de vingt ans d'expérience parmi eux bfont croire que mes projets ne sont pas mauvais. J'ose donc, monsieur, réitérer mes demandes, et vous prier instamnt d’user de toute votre influence pour me les faire obtenir : : D'abord, je demande quelque encouragement pour les colons. Les Bsionnaires Catholiques ont fait presque l'impossible dans ce sens. ont trois moulins à différents endroits. Nous avons essayé pour la isième fois d’en bâtir un dans la colonie de Saint-Albert ; voilà plus £900 stg. que nous y avons sacrifiés, et nous ne Savons pas encore nous réussirons. Que le gouvernement, de son côté, daigne faire lque chose pour encourager l’agriculture.
. De l’aide pour un hôpital, —au moins pour le construire et le mettre état de recevoir les malades.
o en mains ls . Aide aux écoles. Le gouvernement depot beaucoup pour l'éduhvernement ait ion dans tout le Canada. Refusera-t-on de l’aidé à notre Nord-Ouest ure pari eux, 21? On ne peut pas dire que nous en avons moins besoin que les autres de l’apprendre es du pe.
que non seule- Aide à nos asiles pour les orphelins, afin que nous puissions augqu'y végéter. Mnter le nombre de ces établissements et y recevoir un plus grand otre le jardin : Membre de petits sauvages.
ats de souffrir, | :
utre les écoles, nous avons les asiles pour les orphelins. Mon dioba l'avantage d'en posséder trois, où cinquants enfants, métis et vages, ont êté élevés.
n pare de civiliser les sauvages en les faisant cultiver. Il peut ver que les missionnaires, en travaillant avec eux, en labourant et les faisant labourer leurs terres, arrivent à la longue à quelques ultats, mais ceux-ci seront lntset peu appréciables. Quinze ans
leur fournise surplus des ntes, leur pro-
at! Comment u d'argent et veraient-ils de en retireraient de Ja Facto-
ins pour eux et 118 voient une n’a dé valeur à
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lu les faire pa- Je crois, au gouvernement.
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5. Concession de terrains à chaque asile d’orphelins ou ferme modèlk®w 6 Réserve de terres pour les enfants qui y sont élevés, et secour pour les établir sur une petite terre quand ils se marient. pe: 7. En dernier lieu que les réserves que l’on accordera aux sauvage “@i soient des terres arab es, situées près de lacs propres à la pêche. k:. J'ai vraiment honte, monsieur, de la longueur de ma lettre, que jun dû écrire à À oies parce que je sais qu’elle vous parviendra par l’ocœ À sion qui s'offre. b J'ai écrit serré et tûché d'économiser mon papier pour déguiser mo #18 bavardage. our à Je n'ai réussi qu’à le mieux faire paraître. 14 Votre Honneur sait combien les sauvages son babillards ;—il n'es pas surprenant que je leur ressemble après avoir véou vingt et un au parmi eux. # A Vous recevrez et lirez avec indulgence cette lettre telle quelle ex.24\ BE d’un pauvre sauvage. Je suis certain aussi que vous la prendrez «1°. considération et que vous vous constituerez notre avocat. 4 Recevez à l’avauce l'assurance de ma considération, et veuillez bix”Æ me croire, monsieur, K De votre ns humble et rennect'iaux servitour,
igné) "ITAL, J. diooë -"6que de Saint-Abert, O.MI 1e
A Son Honneur e
Le très honorable D. Laïrmp, ù a DIN Ministre de l’intérieur, Ottawa. C
Voici la réponse du ministre de l'intérieur : at
Au très révérend J. Viraz GRANDIN, Evêque de Saint-A)lbert, Territoire du Nord-Ouest.
OrTaAwaA, 31 juillet 1876,
Moxsmieneur,—J'ai l'honneur, suivant le désir du surintendant général d’accuser réception de votre lettre en date du 5 avril dernier, SP lar 00 son attention sur l’état des colons de votre diocèse dans le No: uest
2. Le surintendant général me prie de vous dire qu’il a lu avec best Æms coup d'intérêt votre précieuse communication, qui lui est parvenue il ji" que ques jours. a
3 11 désire que j’assure à Votre Grandeur qu’il a ainsi que ses coll gues du gouvernement, le plus sincère désir de favoriser le bien-être à 2 tous les habitants du Nord-Ouest, mursge ou métis, etque le gouvern 2 ment sera réellement heureux de coopérer, autant qu’il sera en 40% pouvoir, dans les louables efforts pour relever leur condition. be
4, Le surintendant général est heureux de recevoir de Votre Grande 22 l'assurance des grands avantages que retire la cause de la loi et de l'or dre dans les territoires, par l’envoi de la police à cheval dans ce pari! Il regrette d'apprendre cependant, par votre lettre qu’un grand nombÆ## de Métis avaient rojeté d'abandonner la province et d’aller s'établir au# Etats-Unis, mois il est content de voir gu par la judicieuse interventin. de Votre Granüerxr, ils se soient décidés à rester au Canada. j
5. Le surintend'int général est surpris et peiné de ce que vous dinà daus votre lettre, que les Métis de votre diocése regardent le gouvert #2} ment fédéral ::re4 des sentiments d'inquiétude et de méfiance, et parluæ de ce qui eët ar.ivé lors des troubles de la Rivière-Rouge comme preut# du manque de sentiments amicaux du gouvernement envers eux. Fe“
. Le surintendant général croit qu'une cal-1e revue de tous les fai:
qui se rattachent à ces malheureux événements, devrait convaincre tolg personne impartiale et réfléchie, que le gouvernement a toujours trai avec bonté les Métis qui s’y étaient trouvés compromis; et Votre Grus deur peut assurer aux colons de son diocèse qui continuent à rester ps: sibles et observateurs de la loi, que le gouvernement sera prôt à traiter avec un esprit de généreuse considération. Le surintendant gl néral espère donc que Votre Grandeur pourra faire disparaître du, l'esprit des Métis de la Saskatchewan les fausses impressions qu'is semblent avoir sur les sentiments du gouvernement fédéral envers eu
ju ferme modèle (4
Le surintendant général à lu avec un intérêt tout spécial vos ohserevés, et secour
bns sur les écoles des sauvages et des Métis, parce qu’il croit que
si ra
it. Fi de l'éducation de la génération de sauvages qui grandit que nous pra AUX SAUVAGE hs attendre le relèvement permanent du pee
la péche. Me vais maintenant prendre par ordre les divers chefs sous lesquels a lettre, que ju demandez au gouvernement d'aider les colons du Nord-Ouest. pndra par l’occ« demandez :
“A Encouragement de l’agriculture par les colons. ur déguiser mou "Aide pour les hôpitaux.
“Aide pour les écoles.
“# Aide pour les orphelinats.
1 Uoncessions de terres aux orphelinats ét fermes modèles.
llards ;—il n'es | Réserves de terres pour les enfants, et secours pour leur aider à cul-
vingt et un an.
À la terre :
eo telle quelle ex It enfin, réserves, pour les sauvages, de terres arables situées près 18 la prendrez « >s poissonneux.
ut au premier chef, savoir, l'encouragement de l’agriculture parmi lons, le surintendant général ne peut que féliciter Votre Grandeur Forts que fait la mission, surtout par l'établissement de moulins
mettent aux colons d'utiliser le grain qu’ils récoltent dans votre
at. 14 , ét veuillez bin!
vitour, -Abert, O.M.I Reuritendant général désire vous rappeler que c’est un sujet qui probablement du ressort du gouvernemeut provincial qu’on créera Ôt dans le Nord-Ouest. 11 pense, néanmoins, qu’il est évident que sures que l'administration rend actuellement en faisant passer un à de fer et une ligne de télégraphe dans ces territoires devraient bpour effet d'ouvrir le pays et de faciliter les moyens de transport, cette manière elles ne manqueront pas de donner une impulsion térêts agrico!:3 dans les territoires.
Den 2e, 3e et 4e cuefs que vous invoquez sont tous des sujets qui sont slement du ressort de la législature locale.
at au 3e chef, je puis faire observer que l'acte des terres fédérales at une disposition, pour venir en aide au moyen d’une libérale ssion de terres, aux fins générales de l'éducation dans les territoik on ce qui a rapport aux sauvages, le gouvernement fédéral sera oute prêt, lorsque le territoire sera cédé, à mettre en vigueur là > ailleurs par traité les mêmes dispositions en faveur des écoles ès. Dans l'intervalle, je reçois icstruction du ministre de transer le bien-être à à Votre Grandeur sous l'autorité d'un arrêté du conseil du 22 st que le gouvern% > 1873, un chèque officiel de $300 pour venir en aide à l’école de moi sera en s«PemAIbert. Admettant d’après le rapport de Votre Grandeur, que la ndition Mébiice moyenne des enfants sauvages à cette école n’est pas moins e Votre Grande 9e nombre exigé par l'arrôté du conseil, savoir, 26, aucune des de la loi et de l'on écoles ap Votre Grandeur jugera à propos de désigner aura droit val dans ce payi® semblable somme pour l’année courante, pourvu toujours, que la ‘un grand RL ice moyenne des enfants sauvages pendant toute l'année n’aura aller s'établir ae au-dessous de 25. :
ieuse interventine atau 5e chef, savoir, concession de terres aux orphelinats et modèles, le surintendant général n’est pas en état de faire acment de promesse sur ce point ; le surintendant général pourra d'une manière plus certaine après qu'un traité aura 616 fait, at a’on connaîtra avec plus d’exactitude l'étendue de terres qu’on ide pour ces fins.
, 31 juillet 1876. sp intendant général 4!
dernier, Es la 9 ns le Nord-Ouer:
la lu avec beat 2
pst parvenue il ji:
nsi que ses collfi
age comme preux
sixième chef a rapport à une vaste question politique sur laquelle
ù 4 hp: les fat 2 mRlt évidemmenc prématuré d'exprimer une opinion. Les colons du
t convaincre to1l# Duest ot déjà de bonnes raisons de croire que le gouvernement
y) ours tra tera avec libéralité. Le territoire renferme assez de terres pour
° et Votre Gru! pour leurs enfants, et il faut sincèrement espérer qu'ils les culti- ,
Jens que pesmbles et qu’ils trouveront des demeures conforta- + ans le pays qu’ils habitent.
CPS 1 si at au septième chef, savoir, les réserves pour les sauvages ; ' dis araître du été pleinement pourvu à ce sujet jusqu’à présent, et tous les Le ns qui faits avec les nd 3 contiennent une disposition par laquelle La Pal té Br a toujours garanti de l’aide en espèces et eu instruments d’agri-
uent à rester pas
culture, et il n’y a aucune raison de doter qua ces ques‘'ions goien: réglées avec la même libéralité nans les traités futurs.
Les réserves faites pour les sauvages contiendront, sans doute, une proportion raisonnable de terres arables, et rentermeront lorsque ce ser possible, tout lac de pêche que les sauvages désireront avoir.
À ce sujet, Votre Grandeur se rappellera que dans tous les cas, le; … réserves sauvages sont choisies après une coniérence avec les tribu: intéressées, et qu’'ainsi l’on prend toute précaution de sauvegarder le; intérêts des sauvages et de satisfaire leurs désirs.
J’ai l'honneur d’être, etc., Votre très humble serviteur,