DAVID LAIRD
On remarquera quo lorsque cette réponse fut envoyée i l'évèque Grandin, le 31 juillet 1875, le conseil du Nord-Ouest: n'était pas encore organisé. Voilà l'opinion d’une très grande autorité, la plus grande peut-être de ce pays, sur les coutx mes, le caractère et les qualités des sauvages, L'évêqu Grandin recommande au gouvernement de faire instruire les enfants sauvages, et quelle réponse lui fait-on ? Dans ke mois de juillet 1875, on renvoie Sa Grandeur au conseil d Nord-Ouest. Et il ne faut pas oublier qu'à cette époque, k: conseil n'existait pas. On passa pendant la session qui p:« céda do quelques mois l'envoi de cette lettre en 1876, w acte pourvoyant à la création d'un conseil du Nord-Ouest tel qu’il existe aujourd’hui, et donnant indubitablement au membres de ce conseil juridiction sur les matières scolaires: mais ce conseil n’a été réellement organisé que dans le moi. d'octobre 1876, La loi n’a pas été mise en vigueur, et c'atl là la réponse que l'ancienne administration fit à l'évêque #4 pi Grandin, de s'adresser au conseil du Nord-Ouest, qui n’exit Va. tait pas alors. On peut se faire une bonne idée de la diff 0 rence entre la politique du gouvernement actuel et celle d :
précédent, lorequ’on nous informe, (comme le fait le rapport » 8sé:. de l'an dernier eur les affaires des sauvages) que le gouve ete : nement maintient ou subventionne maintenant 53 école pue
is
Rivière-Haute, près Calgary, pour les Pieds-Noirs, sous M direction du Père Lacombe; une à Battleford, sous lu dires
tion du Rév. Thomas Clarke, de l’église d'Angleterre, pol le bénéfice des Cris et autres sauvages du district de #4 Saskatchewan ; et une troisième au Fort-Qu’Appelle, sous”
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hrection du Père Huguenard. Ces écoles coûtent environ
1,200 chaque; elles sont assez grandes pour recevoir 30 çons, et les écoles de ia Rivière-Haute et de Qu’Appelle
buvent aussi loger 10 ou 12 filles, qui sont confiées aux
ins des Sœurs. Outre ces établissements entièrement aintenus par le gouvernement, ce dernier accordu, en 1883, 1,500 à l’école sauvage de l’évêque Grandin, à Saint-Albert. > ministre des affaires des sauvages, dans son dernier ipport officiel, parle ainsi du fonctionnement de ces écoles,
Msqu'à présent :
Au sujet du progrès intellectuel chez ies sauve rd-Ouest, 4° suis heureux de informer Votre Excellence que écoles industrielles de Battleford, de Qu’Appelle et de la Rivièreute dpnt j'ai parlé dans mon rarport de l’année dernière comme étant état de projet, ont depuis êt6 établies, et sont maintenant en opéra- . Oelle de Battleford a 6t6é ouverte dèa le commencement de nnée, sous la direction du révérend Thos. Clarke comme principal, selles de Qu’Appelle et de la Rivière-Hauta, ont été ouvertes plus d, la première sous la direction du révérend Père Huguenard, et la rnière sous celle du révérend Père Lacombe. Les métiers ne font pas pre partie de A ere mais on espère que l’année prochaine bprogrès que feront Îles élèves permettront qu'on les leur enseigne. intention première était que ces institutions devaient être exclusiveint consacrées à l’instruction des garçons sauvages ; mais il serait à
g des territoires du
et {: o8 que le parlement, à sa prochaine session, considérât s’il ne de-
t pas affecter une certaine somme d'argent à l’agrandissement des isons d'école et à l'engagement d’un personnel dinstitutrices pour curer une instru-tion industrielle aux filles sauvages, —ce qui, dans in opinion, est d’une aussi haute importance, comme moyen de civilion et d'avancement chez les sauvages, que l'éducation de la partie péculine de la race. On constate que les sauvages savent apprécier efforts que déploie le gouvernement pour améliorer leur condition bllectueile et industrielle, par le fait qu’à l’école de Battleford on leu aucune difficulté à obtenir des élèves ; et qu’à l’école de la Rire-Haute on a reçu plus de demandes qu'on n’en pouvait accepter. Il
it important, selon moi, d'établir deux écoles industrielles dans jurintendance du Manitoba, afin d'offrir à la jeune gérération des Bteux, des Cris des Savanes et des Cris des districts compris dans te surintendance, les mêmes rrche Le ue ceux qui sont donnés aux 18 et aux Pieds-Noirs des territoires du Nord-Ouest.
vant de quitter le district compris dans l’agence d’Edmonton, je 8 qu'il est de mon devoir, en même temps que ce m'est un plaisir, de mention de l'excellente école industrielle qui est sons la direction Sa Graudeur l’évêque de Saint-Albert. Les flèves sauvages de cet blissement resoivent, outre les branches ordinaires d'éducation, une Bnaissance de l’agriculture, pour la partic des garçons, et les filles drennent à coudre, à tricoter et à faire les autres travaux domesdes. Les services reudus aux sauvages par des insiitutiuns comme vole de Saint-Albert et celle de Morleyville, qui est ds8 :e même dre que l’école de Saint-Albert, sont incalculables. Sa Grandeur, ergique patron de l’école de Saint-Albert, ainsi que ceux qui l’aident jficacement dans cette œuvre, et le révérend À. John äiacdouga!ll, bile principal de l’école de Moreyville, méritent les plus grands ges pour les efforts qu'ils font pour l'éducation de ces pauvres
«ous pouvons raisonnablement supposer que ce projet un pas fait dans la bonne direction, par le fait que yèque Grandin on avait déjà fait avec succès l'expérience,
et que Sa Grâce l’archévêque Taché s'était rendu à Montréal, en 1884, dans le but de pourvoir à l'établissement de nouvelles écoles industrielles parmi les sauvages du Manitoba et du Nord-Ouest. Le Manitoba, du 10 juillet 1884, parle ainsi de la politique d'établir des écoles industrielles parmi los sauvages :
L'établissement d'écoles industrielles pour les enfants sauvages que vient de décréter le gouvernement, est une mesure de la plus grande
révoyance et qui est je à rendre des services les plus signalés. Le but est de recueillir l'enfant sauvage, de l'instruire, de le briser à une discipline, et de l’accoutumer au travail suivant le progrès de 6es forces,
Le gouvernement adopla non seulement le système des écoles industrielles, mais ilintroduisit aussi la culture pra. tique parmi les sauvages. Que l’ancien gouvernement n'ait rien fait sous Ce rapport se trouve clairement prouvé par l'extrait suivant d’une lettre du 11 novembre 1678, de M. Laird, publiée dans les documents de la session de 1879 :
Quant à vos questions touchant la méthode que l’on doit adopter pour enseiguer aux sauvages l’art de l’agriculture, je suis décidémiau vi. aion que le meilleur plan est d’avoir au milieu des bandes tu i: «1:17 1 à d'agriculture permanent. Là oùles réserves sont groupées :a11cnble, un seul instituteur pourrait prendre sur ses charges, disons i"cis ou quatre bandes. Le nombre nécessaire devrait être de cinq pour le traité | n° 4, de huit pour ie n° 6, et de deux pour le n° 7. Chagne instituteur coûterait au moins, pour son salaire et ses dépenses, de $1,000 à $:,500 par année, disons pour dix ans. Si l’on nommeit de tels instituteurs, je » serais d'opinion que l’on pourrait se dispenser des sous-agents des sAu- |. vages. On aura cucore besoin des agents pour faire un tour d’inspec-/: tion, faire les paiements annuels, et surveiller les instituteurs, car, à mon avis, il ne serait pas judicieux de laisser l'argent entre plusieurs! mains. Sil'on enseignait aux sauvages l’art de l’agriculture, je crois qi la plupart des bandes récolteraient en peu de temps assez pour suffire
leurs semences. Mais, pour quelques années, il ne servirait de rien de leur fournir des instituteurs, si on ne leur fournissait pas ce qu'il leur» faut pour leur semence et se nourrir pendant deux ou trois femaines, Le printemps, les sauvages manquent généralement de provisions et ne
euvent s'occuper que très peu de leurs terres, si on ne leur fournit pas es provisions.
Agissant d’après ce rapport, le gouvernement conserva k”, teur, dès 1880, demanda un crédit dans le but d'établir des. fermos sur les réserves des sauvages. Dix-sept ont été établies dans le cours de cette année-là, et il y en a maintenant” vingt-six en opération, et plus particulièrement parmi les sauvages du district de la Saskatchewan, Le coût total de” l'entretien de ces fermes est de $44,023. Pour vous citer à un exemple des résultats de ces fermes, voyons le rappor: a de l’agence sauvage de Carlton pour 1884 :
Les rapports reçus montrent que lu nombre des sauvages résidant sur ” # les réserves, l'étendue de terre labourée, e: la quantité de produit + ; récoltés l’automne dernier sur les réserves appartenant à ces sauvage, sont comme suit :
ndu à Mont-
blissement de
ges du Mani- | juillet 1884, industrielles
nts sauvages que le la plus grande es plus signalés.
e, de le briser à le progrès de ses
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n de 1879 :
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à ces sauvage,
Sauvages résidents esse sous. se.-oeoe 00 vococooee 1,791 ÂTES, Terre abourée RE LILLLLLLETEEEIEPTTTIREELEIILLINETIL 7] 5,625 acres. Racines récoltées... sovsouoes soooee o à 8,960 boisseaux. Grain do … sé Si terscee + 4,910 do
Foin CILLLLLILRLLELLLLLLERIILL EL: ... vossee LLELLEL] 705 tonnes.
Agence de Battleford—( Rapport de 1884.)
Les dix bandes et six réserves en dernier lieu mentionnées sont sous la surintendance d’un agent des sauvages, qui réside à Battleford. Le
j tablean qui suit indique le nombre de sauvages résidents, la quantité de
terre labourée et de produits récoltés sur ces réserves, l'été dernier :—
Sauvages résidents se, seooos vovovooe . 2,423 âmes. Terre labourée et clôturée....….. ST 5,153 acres. Racines récoltées .........s seosses- » » server sovoe 2881 DOÏSBeAUX. Grain récolté... sésenresvmesseestinss 11100 00 Foin entré s..ssonve sossoe sono se sonssssss soscos ose 804 tonnes.
Il ne sera pas sans intérêt de montrer comment Île gou-
} vernement a traité Faiseur-d’Etangs, qui a pris part à la
récente rébellion. Faiseur-d'Etangs appartient à cette agence et avait été le dernier sur sa réserve, une forme sous la direction de M. l’instructeur Jefferson; voici le rap-
» port de M. Dewdney pour 1884:
On estime que cette bande avait, cette année, 200 acres de terre en
2 rapport, dont 25 de blé, 5 d’avoine, 160 d'orge, 8 de pommes de terre, 7
de navets, 3 de carottes, et 2 en jardins. n'y aura presque pas de
2 grain à cause de la sécheresse et de la gelée. On compte sur 300 bois- ! seaux de pommes de terre et 250 de navets. Les sauvages ont 26 habi- : tations et 8 écuries. Ils ont mis en réserve, cette année, 200 charretées ! defoin. La bande possède un troupeau de bétail se composant de 19 2 bœufs, 12 vaches, 7 taureaux, 3 bouvillons, 4 taures, 6 taurillons et 6 » génisses ; total, 57 têtes. Et. pour des Cris du nord, ils sont riches en
chevaux, dont ils ont 68. Je n’ai pas vu beaucoup de labour d’automne. Ils ont enduit, réparé et terrassé leurs maisons pour l'hiver.
} Ayant demandé ce qu’écait devenue la 16colte de 1893, il me fut répondu | qu’une machine à battre avait été envoyée à la réserve peu de temps
après la moisson, mais que les sauvages, influencés par le chef, ne voulurent pas fournir la main-d'œuvre nécessaire pour s’en servir, et que,
Ë par conséquent, aucun battage n'avait été fait avec cette machine. Pen
dant l'hiver les sauvages ont fait un peu de battage au fléau, mais avec si peu de soin que la moitié du grain a été gaspillée. 11 m'est en seséquence impossible de vous donuer plus de détails. Parmi les documents récemment produits, je trouve un -spport de M. Jefferson, l’instructeur de Faiseur-d’Etangs, #:. date de février 1885, dans lequel il dit :
Tous semblent attendre avec impatience les travaux du printemps ;
* à ait qu'ils obtiennent de l'argent comptant pour leurs produits ayant onné une forte impulsivn à la culture du 801.
Le gouvernement semblait teller:ent désireux d'aider Fai-
sour-d'Etangs et de l'induire à cultiver la terre qu'il paraît avoir eu l'intention de transporter l'agence de Battleford à sa réserve, ce qui donna lieu à un protêt énergique de la
du Saskatchewan Heraiz, journal publié à Battleford. ns un article du 27 février 1886, il disait :
Nous avons entendu dire il y a déjà longtemps que le département des
sauvages avait décidé de construire la maison de l’rgent, le magasin et
plusieurs autres bâtiments sur la réserve de Faiseur-d’Etangs à environ 40 milles en amont de Battleford, mais la chose nous a paru tellement absurde que nous n'en avons tenu aucun compte à cette époque, voyant que ce n’était qu’une rumeur. Il paraît cependant que nous étions dans l'erreur ; qu’il est bien et définitivement décidé que le patriotique Faiseurd'Etangs aura tous ces bâtiments publics à sa propre porte, comme récompense de sa révolte de l'été dernier. Si nous connaissions le mauvais génie qui A suggéré cette démarche insensée au département nous lui présenterions certainement une médaille de cuir et nous l’exhiberions comme curiosité dans cette partie du pays. Nous le défions, qui qu'il goit, de citer un seul argument raisonnable en faveur d’un semblable projet à aucune personne qui connaît la localité et la situation des difrérentes réserves sauvages autour de Battleford.
Maintenant, voyons le rapport de l'an dernier de l’agence du Lac aux Grenouilles, à laquelle appartient le Gros-Ours ;
. Sauvages résidant sur les réserves... 1,190 âmes. Terres labourées et clôüturées. ss wsoe ses 1,260 ACre8. Racines récoltées esse oovooccce voconoves soc 43050 boigseaux Grain do COPTILRTILILALLILILLLREEEZLEE] LLLELELL EL] LA] 4,670 do Foin entrées sv sovos sonnus snonoe sovsos soso 485 tONneES.
7r'ei ce que l'agent des sauvages, M. A. Macdonald, disait de : 9 décembre 1882 :
Forr-Wazsx, 9 décembre 1882,
Éd ’ai l'honneur de transmettre l'adhésion de Gros-Ours au traité n° 6.
Ce chef est un Cri des environs de Fort Pitt ; il se trouvait là lorsque les autres chefs ont signé le traité, mais comme il n’avait avec lui qu’un pus nombre de ses gens (les autres membres de sa bande 8e trouvant
ans les plaines) et à cause de son aversion pour la pendaison comme châtiment du crime de meurtre, il s'est abstenu de signer le traité. Depuis l’autorene de 1876 jusqu’à l’époque actuelle, lui et les siens ont fait de Frrt Waish leur rendez-vous ; ils suivent de temps à autre le bison vers le sud, même au delà de la rivière Missouri.
Voici le rapport pour 1884 :
Gros-Ours, qui se fait vieux et se laisse gouverner par les mauvaises tôtes de sa bande, a fait maintes fois la promesse de se prendre une réserve et y a toujours manqué. Il a dernièrement racolé un de ses anciens fidèles nommé Petit-Tremble qui, il y a quelques années a pris femme dans la bande des Corbeaux. Il est difficile de prévoir à quel résultat pourrait mener son influence. Il a déjà fait plusieurs menaces ; mais on le surveillera de près, et toute tentative de créer du trouble sera rigoureusement réprimée.
Connaissant le caractère de Gros-Ours et sachant aussi que Faiseur-d’Etangs n'était pas absolument bien placé sur la réserve, le gouvernement demanda au parlement, pendant la session de :884, de voter $6,500 pour aider à la construction de moulins à farine à Battleford, à Carleton et au Lac aux Grenouilles. De fait, en janvier dernier, MM. Gowanlock et Laurie en construisaient un au Lac aux Grenouilles, avec l'aide d’une partie de ce boni. Leo gouvernement croyait que ce moulin engagerait les sauvages à cultiver et à pourvoir plus tôt à leurs propre subsistance. (Concer-
Te le Gros-Ours, le Saskatchewan Herald du 3 juillet 1884, it :
, e2Viron tellement e, voyant ions dans > Faiseurne récoMm- ) mauvais nous lui RiarIoRe
ui qu'i emblable des diffé-
l'agence )s-Ours ; À
seaux
O LeB.
d, disait
r6 1882, >s-Ours au
là lorsque > lui qu'un à trouvant on comme - le traité.
s siens ont à autre le
mauvaises:
endre une un de ses nées a pris roir à quel menaces ; ouble sera
aussi que é sur la pendant onstrucau Lac Gowannouilles, rnement Itiver et Concerlet 1884,
Ce chef, dont le nom a occupé perdent longtemps une proëminence indue dans les annales du jour, est entrédans une nouvelle carrière, qui sera probablement plus utile pour tous, que la carrière incertaine qu’il a suivie si longtemps. A une entrevue avec le major Orozier et l'agent des sauvages Rae, il y a quelques jours, il annonça qu’il avait intention de choisir de suite sa réserve et de s’y rendre. Pour atténuer sa conduite précédente, il prétendit avoir été sous une fausse impression, n’avoir pas compris les choses comme élles étaient, et 8’être trop laissé influencer par ses jeunes gens. Il voyait maintenant que le gouvernement avait
lus fait pour eux qu'il ne s’y était engagé par les termes du traité. Il Bit u’ils ignoraient tous complètement la culture de la terre et demanda que le gouvernement envoie pour leur enseigner un homme qui supporterait patiemment leur ignorance, qui ne se fâcherait pas et ne les maltraiterait pas s'ils ne pouvaient réussir du premier coup. IL parla tout le temps avec beaucoup de raison et une véritable candeur, et termina en demandant des AE reg pour vivre pendant qu’'ii ressemblerait ses gens et s’en irait à Pitt. S'il y allait, comme il en était convenu, l’agent saurait qu’il était de bonne foi, puis il demanderait d’autre chose, lorsqu'il se serait mis à l'ouvrage. Ileût ce qu’il demanda, en fait de prureue et quitta la ville, et nous avons toute raison de croire qu’il
tait de bonne foi, et qu’en s’établissant sur sa réserve, un des éléments de trouble dans la question sauvage 8e trouve apaisé,
Mais au lieu de se rendre sur sa réserve, il descendit vers l'est le 23 juillet, apiès son entrevue avec le major Crozier et l’agont des sauvages Rae, pour conférer avec Riel, et là doit sans aucun doute se trouver la principale cause de la
rise d'armes de Gros-Ours contre les autorités du Norduest. Finalement, le Gros-Ours se rendit au Lac aux Grenouiiles le 8 novembre 1884. Je trouve dans les documents récemment produits, une lettre du gouverneur datée du 31 décembre 1884, concernant le Grosurs :
J'ai l'honneur de dire qu'après avoir reçu le rapport de M. Ballandine sur l’état des sauvages du district de Oarlton, je jugeai à propos de donner instruction à M. l’agent Rae, de visiter les réserves et de prendre des mesures pour soulager la misère qui existait principalement sur la
| réserve au nord de la rivière, occupée par Mestowasis et Ahtakkakoop.
La visite de M. Rae, comme le montre son rapport dont une copie est ci-jointe, a satisfait les sauvages, et j'espère qu’on trouvera, au prin-
‘3 temps, que ces sauvages, au lieu d'écouter les mécontents et les faiseurs
d’embarras, seront désireux de travailler et nous pourrons ainsi contrecarrer le mouvement qu’on projette, savoir, de tenir une grande assemblée dans le voisinage de Uarlton, l'été prochain.
Comme vous le savez, M. Rae voulait qu’on luienvoie un nouvel approvisionnement de 800 sacs de farine et de 12,000 livres de lard séché, mais comme il est dû 200 sacs à la fin du mois aux termes du contrat, j'ai cru qu’en l’autorisant à acheter 150 sacs il pourrait attendre la
ivraison.{Outre cela, 50ïsacs de farine avaient déjà été achetés, dans les circonstances mentionnées dans la pièce justificative n° 10,111.
Quant au lard séché, comme vous le savez, 8,000 livres ont été com-
mandées à la Compaguie de la Baie-d’ Hudson, il y a déjà quelques temps,
. et à la réception de la lettre de M. Rae, je demandai qu'il fût livré de
suite, ce qui a 6té fait. Il se pourrait qu’il devienne nécessaire d’envoyer de nouveaux approvisionnements, mais s’il en faut, vous en serez avisé de suite.
Le 12 janvier 1885, M. Francis Dickens, l'inspecteur au
: Fort Pitt, écrivit :
Dee Re pr
J'ai l'honneur de vous faire rapport que les sauvages du Gros-Ours travaillent, ils s'occupent à tirer des troncs d'arbres, à couper du bois, etc. Ils recevront des rations tant qu'ils travailleront. Tout est tranquille à présent.
Cette lettre montre que le 12 janvier l’agent siuvage du ouvernement au Lac aux Grenouilles employait le Grosurs, et qu'il recevait des rations. Le 20 janvier 1885, je trouve une lettre de John Delaney, instructeur d'agriculture, Lac aux Grenouilles, Il écrit ce qui suit :
J'ai l'honneur d’accuser réception de votre lettre n° 832, en date du 27 du mois dernier, et de vous informer que je suis certain que le Gros- Ours et sa bande prendront leur réserve ce printemps. Oe chef est venu ici aujourd’hui, et prenant ma main il me dit: ‘ Oroyes-moi, je prendrai ma réserve ce printemps ; ne doutez pas de moi; je ne vois aucun moyen de gagner ma vie si ce n’est d'aller sur une réserve.” De-
uis que j'ai offert de permettre aux sauvages de sa bande de se joindre f d’autres bandes dans ce district, ils s’agitent pour avoir une reserve. Le chef m’a demandé de ne pas essayer de SA er les gens de sa bande en leur permettant de se joindre à d’autres bandes, parce qu'il voulait aller sur une réserve, de sorte que j'ai dit à ceux qui voulaient le quitter d'attendre.
Rapport mensuel de la ferme 15, pour février 1885—Les sauvages des environs ont bien travaillé ce mois-ci ; ils ont coupé et tiré un lot de bois de conetruction, ainsi qu’une quantité de perches pour les différentes réserves. La bande de Gros-Ours a coupé 390 cordes de bois et en coupent encore. Les sauvages du lac Long vont bien ; ils ont tiré du bois pour diverses bâtisses ; de plus le vieux chef a 616 très malade pendant la plus grande partie de l'hiver, mais il est mieux maintenant.
Je crois que les sauvages sur toutes les réserves autour d'ici sont très contents.
M. Quinn écrit le 13 mars 1885, du bureau des sauvages, Lac aux Grenouilles :
J'ai l'honneur de vous informer que M. Peter Ballandine est arrivé ici le 7 du courant, et qu'immédiatement après son arrivée il rassembla la bande de Gros-Ours pour lui faire comprendre l'importance de prendre une réserve, mais le chef étant absent à la chasse nous n’avons pu arriver à une entente ; j'ai donc conseillé à M. Ballandine d'aller trouver le Gros-Ours et de le ramener ; il le ramena le 10, et nous les assemblômes tous les jours sans résultat jusqu’à aujourd’hui, où il choisit un endroit à l’embouchure du creek de ia Üroupe-de-Chien, sur le côté est. Leur réserve se trouvera donc à 30 milles d'ici. Je ne dois pas oublier de dire que le fils du Gros-Ours ‘‘ I-am-e-see8,”’ ge tenait près de moi et m’aidait à convaincre son père de l'importance de choisir une réserve. De fait, voyant que son père hésitait, il rassembla tous les jeunes gens de la bande, et ils informérent le chef que s’il ne prenait pas de réserve, ils abandonneraient la bande avec la majeure partie des Jeunes gens, parce qu’ils étaient fatigués d’attendre et de mourir de faim, et je crois que cette démarche fit enfin céder le chef, qui voulait attendre jusqu’au printemps. M. Ballandine leur donna quelques livres de thé et un peu de bœuf que je recommande de payer, dans une pièce justificative.
Le Gros-Ours paraissait si impatient de se rendre sur 8a réserve qu'il pri& M. Ballandine d’écrire à M. Dewdney de lui donner, un instructeur au printemps, et il l’informa même qu'il désirait avoir M. Delaney comme instructeur. Il a demandé cela le 14 mars 1885, quelques jours seulement
date du le Gros-
r les diffées de bois n ; ils ont 1é très max mainte-
i sont très sauvages,
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n'avons pu line d’aller et nous les
où il choisit sur le côté 1e dois pas nait près de choisir une
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, mourir de qui voulait elques livres 8 une pièce
ire sur 84 swdney de l’informa 1structeut.
seulement
avant que M. Delaney fut massacré par la bande du Gros- Ours. Ce genre de traitement des sauvages a donné lieu aux remarques suivantes de la part du Saskatchewan Herald, du 23 avril dernier. On m'excusera de citer ce journal, Jusqu'à présent je me suis toujours abstenu de citer aucun journal publié depuis le commencement de ‘cette rébellion, Je ne veux pas former mon opinion d’après des articles qui ont été écrits et imprimés sous l'influence des événements qui se passaient. Je ne veux pas puiser mes renseignements
ans des articles de journaux qui unt été écrits sous la forte influence de la sympathie ou de l’antipathie. Je prends tous mes renseignements dans les rapports du département, dans les Débats de la Chambre des Commnnes, dans des articles des journaux aussi; mais seulement dans ceux publiés avant la rébellion. On m’excusera cependant de citer un extrait de cetarticle, par leseul fait que nous ne pouvons concevoir que sur une question de Ce genre, ce + journal se laissera influencer par un sentiment soit de sympathie soit d’antipathie, Le Saskatchewan Heruld, du 23 avril 1885, dit :
Les sauvages choyés sont les mauvais. Les Assiniboines ont été traités comme étant d’une race supérieure et ils sont les- premiers à répandre le sang de leurs bienfaiteurs. Faiseur-d’Etangs a été choyéet bien nourri et 8e trouve au premier rang des pillards. Le Petit-Pin, qu’on a corrompu pour l’attirer au nord et le garder dans l’aisance, se hâte de po part au carnage. Le Gros-Ours, qui pendant des années a joni
u privilège de manger le pain de la paresse, montre ss reconnaissance en tuant de sang-froid ses prôtres et ses meilleurs nus. Le Petit- Tremble, un sauvage non compris dans les traités a 616 libéralement pourvu de provisions et autres nécessités, ce qui lui a permis de passer son temps à voyager d’un bout du nays à l’autre, complotant la discorde et préparant toutes les ruines de cette saison. Les sauvages choyés ont êté les mauvais, et cela donne du poids au vieil adage ‘“ que les seuls bons sauvages sont ceux qui sont morts.’’
Telle est la manière dont les sauvages ont été traités par l'administration, et il faut convenir qu’ils n'ont pas raison : de se plaindre. La conduite du gouvernement envers eux
à été très généreuse, en dehors de ses engagements contractés par traité. Il a pourvu à leurs besoins, et il leur a donné les moyens de se former à la vie civilisée, dans le + soul but de les mettre en état de gagner leur pain en cultivant la terre, lorsqu'ils ne pouvaient plus vivre de la chasse. Il les a aidés de toutes les manières possibles au moyen d'écoles primaires, d'écoles d'industrie et d'écoles d’agriculture. La sagesse de cette politique a été reconnue par boaucoup, et, entre autres, par le Herald, de la Saskatchewan, en ! date du 26 juillet 1884. Voici ce que dit ce journal dans » un article intitulé ‘“ Notre politique en matière d’affaires » des sauvages ” : | » Qu'il y ait eu des erreurs dans le passé, hul ne le gait mieux que les chefs du département, car l’on a fait des changements, d'année en année,
de amis Te
ss
à mesure que l'expérience les a dictés, jasqu’à ce que le système en vint à réunir le el d'efficacité avec le minimum de dépense. Nous avons pratiquement aujourd'hui le plan inauguré par l’honorable David Laird, Lorsqu'il était commissaire à la réserve de Côté, Fort-Pelly, et qui, dans le temps serait devenu général sans la faiblesse et l’avarice de l'honorable M. Mills, qui était alors chef du département des affaires des sauvages. 1l croyait tout connaître relativement à la direction des sauvages, quand il ne counaissait réellement rien; et il refusait de prendre conseil—((1l n'y a pas de crédit pour cela,’’—telle était sa manière expéditive de repousser les avis des hommes pratiques du département.
Les chiffres suivants en diront plus sur la conduite du gouvernement que tous les discours qu'on pourrait faire. Voici les sommes qui out été dépensées pour les sauvages depuis le commencement :
1872 ÉCIIILELLLILLELLLILLLLE] CCITILILINTILIENIETITILLINTIIEILLILIE:: 1 $ 85,834 1873 0000000 00000000 0000000080 Dovvee 67,455 1874. LLLLE] 00000 00000 000000 000000 cov0e 92,040 1875... ÉLLLIDETILIILRTIIILILIRLLLLLRIELLERELILIILILLEILLE LE] 134,339 1876... 0000 00000000 00000000 100000 000000 ‘Cooccee 203,295 1877 000 000000000000 00.000000 00000000 00000 CLIIILILLRILLEIZ] 253,036 1878. MOLILLIRELLITIIIRLELLLENLLELLLRE LLLELILIRILIIMEILLLLEILLEL2] 377,144 1879... CITLLLELLI]] PLALTILLLEELILILILLRIIILLIILATILIILIEIEIITL2] 694,512 1880... CLATILILRLLLILLLILREELELILLETELIERE LELLLIILLRLLL)L)EL!)] 805,097
CTXLLLEIILILLREIIILERLLLLZ] L1 1,083,411 1882... . 1,106,961 1883... : 1,099, 796 1884... 07 000000 00000 000008 0000 00000000 000000 200000 1,025,675
Détail des dépenses :
ner
perte ET RTE
Ge Tee C4
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ET
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A Due
Par annuitég.... ss socososos sono sovcoo coososose D170,749 00 $ 222,007 00 Instruments d'agriculture... ss sovvse 23,172 00 OUUIIB soso codes css 5 dssoées 00 000000 vepvvecre 8,589 00 Bétail..…...... CUZTILRIELILLRLLLIEEELEREELEILLLELEEELILILLILLLIE2 15,469 00 Grain de semence... CILILLIRRIIIILIILILR, LLLEX L11] 10,786 00 Munition et ficelle. LELLLIIEEILITINTILIIILTI] 7,770 00 Provisions pour le temps des paiements. 48,269 00 do pour les sauvages indigents.… 563,451 00 Vêtements... esse LELILILLLELETIELIIIESTTITILIE LT] 9 2,507 00 000000000000 000000 :00000078 so000000e 5,592 00 Arpentages 00 10000000 10 vn0800000 0005 v00000 20,624 00 Gages de ferme... see. socoo0e e60 cou 47,186 00 Entretien de fermes, ssssoosoooee 37,:88 00 SIQUX sousee sosopee covne 2,741 00 Dépenses générales... se sssoce sonee 89,921 00 Maison. et bureau du commissaire... 10,135 00 ss oooosnce Ecole d'industrie ..…… Coccoese 000000 s0000000e 12,018 00 L 1LL1] LRRX LLLL] Moulins à farine. LULLLLLILELLLLLRTILLLIIIITEEIELIEEIINTZLIILLLLE 1] LHLITIII L L 1 2 3,293 30
D'ÉPERS68 tOtA lé muse 1,025,675 00 1,089,796 90 Dane la surintendance du Manitoba. 1878. 1877.
Annuités—Traités nos 1, 2, 3et 5... 851,308 00 555,725 00 Instruments d'agriculture, bétail, etc.— Traités nos 1 et 2... ‘4,986 34 . 5,243 62 do Traité p° Stilo opsoss bris 5,127 38 do 00 AND does sisses 1,528 30 Sioux... LLLLLLELELILEELLLELEITEEEINTTITENTPITETIINTIIIN TI "I Provisions DLL LLELLLLLLR, LEILITIPRUNIIIITENTIITIITIII Ê Dépenses générales de la surintendance. 88,038 32 29,759 38
me en vint Dans la surintendance du Nord-Ouest.
Anse. Nous %
rable David + Annuités— Traités n°08 4 et 6... rise. soves 96,402 00 31,253 00 >rt-Pelly, et Instruments d'agriculture, bétail, etc.—
l'avarice de AT | Faité n° dus sosocs soso 3,942 81 4,806 02 affaires des nn: do dO NO Gus srssssaeusrs 15,682 00 ion des sau- a 1 Provisions.……. vaétbtodh Los duét cékée cost ges: 60 40,633 47 8,952 92 t de prendre 5 Coût probable des nouveaux traités... 72,916 65 74,317 12 anière expé- Sioux, à Qu’ Appelle su. cuves ssssee sovovosne 388 88 sement. Dépenses générales de la surintendance. ‘18,657 28 8,205 61 ite du gou- 247,623 09 127,534 61 ire. Voici ‘#1
Dans les deux surintendances.
Arpentages CTTLIIALILIIIILIELELELLILLELRETLLILLLIES L''LAILLLEL, 21,938 81 LLLLELLLLLEELLLLLL)) T'ansport de ce montant au crédit du
zes depuis
5,834 “ Fonds des Sauvages,’’ vu qu'il a été or reçu pour du bois de chauffage vendu. 39 O0 ms sep sonses ? = ne eu Pt TOtAL seen à scvusssevronne covvos aovuee 377144 86 203,036 05 3,036 1883. 1883. 1884.
7,144 ALBERT sesuoeue orcemmersnene erecnene ouvre D222,070 P184,189 F170,749 4,512 Provisions pendant les paiements.. 44,083 60,817 48,269 nat do pour les sauvages indi- SE te vdpens ' ’ gen CELLLLELLLELLLLEZLZELLLE] x ? 4 ?
6,961 ue vd “ir $829,304 715,149 618,343 ; À soit, pour trois ans, un total de $1,162,796, divisé entre une 1882. population d'environ 34,000 âmes, co qui donne $21 par tête $ 222,007 00 par année, ou $105 par année pour une famille de cinq, que | qu 4 les sauvages reçoivent du porernenent en argent et en \ 197210 00 provisions, sans compter le bétail, la semence, le grain, l’h:- 22,957 00 billement, etc, Avant d'aller plus loin, il peut n'être pas 10 “ mal à propos de dire ici un mot ou deux de certains bruits | Apt 00 qui ont cireulé dernièrement, disant que les sauvages n’ont 2, 507 pas eu ce pourquoi le gouvernement à payé, que les appro- 5,592 00 visionnements étaient défectueux tant sous le Me ais de la un qualité que sous celui de la quantité. Chose étrange, en D 37,588 00 vérité, dans tous les journaux locaux que j'ai lu, je n'ai js 2,741 00 rouvé une seule plainte à ce sujet ; et peut-on douter qué si D 89,921 00 12 fraude eût. été pratiquée sur une grande échelle, et eût été be ae nd e système suivi par les fournisseurs et les fonctionnaires, la 4 3,293 30 Dresso en aurait en connaissance d’une manière ou d'une
sutre. Quant aux rapports des agents pour 1884, ils ad-
0 1,099,796 90 mettent tous que les sauvages n’ont aucune raison de 8e
1877. plaindre, et le fait est qu'il n’est question d’aucune plainte.
) 555,725 00 Voici ce que dit M. Pether, agent pour Kéwatin, dans son
1 rapport d'août 1884 :—
BÊTA Fe Les approvisionnements -pour les différentes bandes de cette agence 0 042 nt été délivrés en bon état et conformément aux échantillons. ES ut: : … M, Mclntyre, dans son rapport du même mois : h 29.769 38 | Les qporEannenante étaient conformes aux échantillons et tout à
4 aisants pour les sauvages.
t gati
om mener
Dans son rapport du 25 octobre 1884, M. Wadsworth, inspecteur des agences des sauvages, parlant de la réserve des Piégânes:
La farine et les autres approvisionnements étaient de bonne qualité, et ont été délivrés conformément aux termes da contrat. J'ai fait un inventaire exact de la farine, du lard séché, du thé, du bœuf, des instr::. ments d'agriculture, des outils, du bétail, etc., et j'ai examiné les livres de compte.
M. Wadsworth, même rapport—réserve des Gens-du- Sang :
La farine et les autres approvisionnements étaient de bonne qualité. J'ai examiné les livres et les ai trouvés bien tenus. Les récépissés qui y figuraient s’accordaient avec les quantités portées au débit de la réserve de l'agence. J’ai fait l'inventaire de tout ce qui appartient au département sur la réserve.
Bureau des affaires des sauvages, Fort-McLeod.
J'ai examiné les livres, fait l'inventaire des aprovisionnements, instruments d'agriculture, outils, etc., en magasin, et j'en ai examiné la ualité et l’état. J'ai trouvé toute chose généralement satisfaisante, et es livres ont été bien et régulièrement tenus depuis que M. Lash a été nommé commis, en décembre dernier.
J'ai constaté qu'ici la farine a été distribuée en quantité quelque peu moindre, par tête, qu’à la réserve des Gens-du-Sang, et ul avait du mécontentement à ce sujet. Le chef, Pied-de-Uorbeau, désirait aussi que ceux de ses gens qui avaient aidé à distribuer les rations reçussent les mêmes gages ($13 par mois) que ceux qui font le même service sur la réserve des Gens-du-Sang.
District de Battleford.
; J'ai fait l'inventaire de La farine et du lard séché, et j'en ai été satisait.
Ecole d'industrie de Batileford.
Les provisions de bouche, les étoffes, les couvertures, la toile, etc. envoyées ici cette année, sont parfaitement semblables aux échantillons du contrat, à l'exception de la farine, qui est brune ; mais cette farine paraît très saine,
Ecole d'industrie de Qu’ Appelle, 20 novembre 1884.—Un correspondant du journal Le Manitoba, dit que les approvisionnemeuts sont ‘‘ de première qualité.’? Bande de Faiseur-d' Etangs.
J'ai fait l'inventaire de la farine, du lard “échéet des autres approvisionnements en magasin. La farine était .s qualité inférieure ei ne pesait
ue 98 livres par sac. Ayant questi 4r6 l'agent, celui-ci me dit que 8’étant trouvé à court de farine il avait été obligé d'en emprunter de Mahaffy et Chinkskill, de Battlefrsd, qui n’en avait pas d'autre dans le moment. Parmi le lard séché j'en trouvai 517 livres qui étaient du lard de côte, sans 08 (long clear). :
Pendant la dernière session (1884), il y eut quelque discussion à propos de retards ou de manquements dans la livraison du grain de semer "e et des instruments d'agriculture ; non seulement ces retards ou manquements ne s’appli quaient pas aux provisions, mais où expliqua que les dificultés de transport en avaient été la cause. Le seul rapport de quelque importance que j'aie pu trouver, dans lequel il L" soit fait mention de mauvais approvisionnements, a trait à
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la toile, etc.
x échantillons is cette farine
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res approvisionure ei ne pesait ici me dit que on emprunter de d'autre dans le taient du lard de
it quelque disnents dans la ents d'agriculnts ne s’appli-
A que les difi- !
je seul rapport
‘dans lequel il sents, à trait à
igwées à Baker et
[la dernière annéo de l'administration des honorables mes.
“sieurs de la gauche, Ce rapport porte la signature de M Vanko +: il est daté le El
1 décembre 1878, at applique à tout le Manitoba et tous les territoires du
Tord-Ouest.
Le paiement des annuités aux sauvages de la surintendance du Nord-
Ouest a été fait, je suis heureux de le constater, aux dates fixées anté-
eurement et aux différents lieux deréunion ; et les approvisionnements, instruments aratoires et le bétail ont été, pour la plus grande partie, wrés aux époques indiquées.
Je regrette, néanmoins, d’avoir eu à constater que des plaintes ont 6t6 aites sur la mauvaise qualité de la farine et du bœuf donnés en quelques mdroits ; on s’est plaint aussi que le bétail acheté pour ces sauvages
était pas assez dompté pour l’usage auquel il était destiné.
J'ai aussi entendu quelqu'un se plaindre que le gouvernement avait contracté avec des étrangers pour la fourni-
are de certains approvisionnements. On s’est particulièrement plaint à l'égard des contrats passés avec la maison I.
"6. Baker et Cie, de Benton, Montana. Il y a eu un débat à
sujet en 1883, et l'on verra que si la maison Baker et Cie aujourd'hui la fourniture de la plus grande partie des approvisionnements dans le Nord-Ouest, c’est grâce à l'ini-
ative des honorables messieurs de la gauche. Je lirai un pxtrait de ce débat :
M. CHARLTON : Je vois figurer parmi les dépenses portées dans les aptes publics de l’année finissant le 30 juin dernier, une somme très asidérable payée à MM. Baker et Cie. Où 8e trouve cette maison ? Sir JOHN A. MACDONALD: A Fort-Benton, Montana. M. CHARLTON : C’est, je crois, une maison américaine ? } Sir JOHN A. MACDONALD, Oui.
* M. CHARLTON : L'autre soir, mie j'ai parlé du mode d’arpentage fvi dans le Nord-Ouest, j'ai demandé pourquoi l'honorable monsieur favait pas adopté dans son intégrité le système américain, et il m'a pondu que je puisais mes inspirations à Washington. 0 à l'honorable asieur a-t-il puisé l'inspiration qui porte à permettre à une maison bricaine d'obtenir une fourniture de $462,000 qui aurait pu être faite nos marchands ?
: Sir JOHN A. MACDONALD : O'esi le plus impérieux des monarques, lest-à-dire la nécessité qui m’a inspiré de m'adresser à la maison Baker S Die pour ces provisions. Personne autre qu’elle ne pouvait fournir
le versant oriental des montagnes Rocheuses la nourriture destinée Pieds- Noirs et aux Gens-du-Sang. On ne pouvait faire venir des bvisions d’un autre endroit que le Montana. Je dois dire que bien que membres de cette maison soient américains, ils ont rempli leur cond’une manière satisfaisante; ils se sont montrés justes, honnêtes, héreux et pleins de bonne foi. Ils ont loyslement concouru avec les tres commerçants, car les fournitures sont us adjugées à l’enère porape ; Mais personne ne pouvait se présenter pour faire des
Hres pour la fourniture d’approvisionnements dans l’extrême ouest. La
mpaguie de la Baie-d’ Hudson a présenté des soumissions pot:: ie quant6 considérable d’approvisionnements. D’autres personnes, ie capitaine
Eoward, que connaît peut-être M. Watson, a fait des offres, et cette année
soumission est la plus basse pour certains approvisionnements.
On remarquera u" 1884 des fournitures ont été ad-
le; mais ces fournitures ont été adjugées
après demande de soumissions publiques. Les honorables messieurs dé la gauche ont:ils fait de même ? Les honora- Hes messiours de ‘la ar ont, les po adjugé des fournitures à Baker et Oie ‘en 1876, et ils l'ont fait sans demander des soumissions publiques. Ils ont demandé à Bakeret Cie d'approvisionner les sauvages du Nord-Ouest, et ils ont même envoyé un agent À Olicago pôur se procurer une partie de ces approvisionnements, M. Schultsz à attaqué le gouvernement, dans cette Chsmbre, sur Is question. Voici l'explication donnée par M. Blake:
Le premice détachement de police (environ 130 hommes) fut ras au Manitoba à l’improviste, en septembre 1473, et pendant l'hiver 1873-74 les mag:ains de la Compagnie de la Baie-d'Hudson l’approvisionnèrent aux mêmes prix, je crois, que ceux demandés pour la milice. Lorsque le corps fut recruté au complet pour l'expédition aux montagnes Rocheuses (mai 1884), un agent fut envoyè à Chicago pour y acheter celles des provisions que l’on considérait pouvoir se procurer sles Etats-Unis à meilleur marché qu’en Canada. On trouva à nt-Paul, Min., le lard séché nécessaire, à raison de 124 cents la divre, cours américain. On y acheta aussi 45 barils de lard à raison de 19.60 le baril, cours américain. Ou se procura à Winnipeg, Mauitobs, le lard (séché) nécessaire pour la troupe à son retour de l'expédition, en 1874—des soumissions furent demandées par annonce publique. dE 16 avril 1875, M. Nixon reçut instruction de correspondre avec les commissaires et d'acheter, entre autres choses, assez de lard séché pour deux divisions (100 hommes), pour six mois. Ilavait représenté qu’il pouvait l’acheter à meilleur marché que plus tard. Le lard séché pour 1878-77 fut compris avec d’autres articles pour lesquels des sour “ions avaient été demandées, mais vu que des plaintes avaient été f eu sujet de la qualité du lard acheté au Manitoba, on s’en procurs pprovisionnement dans Ontario, à Ingersoll. Avec l'addition ue. ‘x de transeh au Manitoba, ce lard séché coûta 2 cents par livre de plus que le prix emandé par les soumissions à Winnipeg. De petites quantités ont 6t6 achetées, en différents temps, de marchands dans le Manitoba, mais les chiffres que je viens de mentionner comprennent toutes les grandes quantités. Le lard séché nécessaire pour le ed je de police, dans les sérions méridionales des territoires, a été fourni par Bakvr et Oie, de ort-5enton, Montans, soit per entreprise, soit moyennant des prix atisstés par le sous-commissaire du corps. Îl faudra Sp 1 temps pour avoir un reievé de tous les prix et de toutes les quali
Vous vous imaginez difficilement que cette conduite libérale de l'administration ait reçu l'approbation des hoônorables messieurs de la gauche. Chaqué année, après leur sortie du pouvoir, il devint de plus en plus nécessaire de venir au secours des sauvages, l*s dépenses ont augmenté en conséquence, et les honorables messieurs de la gauche s'en sont plaint. En 1882, M. Mil!s disait : Ut
M. MILLS : J'ai attiré, l’année dernière, l'attention du ministre de 'inténeue aar les sommes élevées pour ADR ES et aur le fait qu'en ditionnant. lea paiements d’annuités pour différentes années, ou | voyait clairement, par les comptes publics, que nous n’avons pas eu un | rapport exact du nombre des sauvages dans les différentes bandes ; les ! sauvages agissent de fraude, et un grand nombre sont payés deux fois » et même trois. Les sommes payées, Vannée dernière et ootte anûée, | sont beaucoup plus considérables que celles d'il y a quatre ou:cinq ans h
a ee ain, en 1888, pondunt le débat hs sur les st 4 tions aux :
atteindrons no ons ee ai vu moi-même, à Garden-KRiver, les expériences tentées missionnaires catholiques et protestants. Un petit champ avait tévé et divisé en lots de jardins, et l'on avait construit, près de ces de petites maisons pour les sauv ; mais au lieu de vivre ces , les sauvages construisirent eux-mêmes, en face de ces sons, des huttes dans lesquelles ile s’établirent. L'Bir JOHN A. MACDONALD: O’étaient leurs maisons de campagne. LM. CASGRAIN: Quant à leurs petits champs, il n’y en avait pas un h Liver ü. l’un pût trouver une seule rond. ? son l'approvi- ‘Sir JOHN A. MACDONALD: Vous pourriez y trouver des racines our la milice. (d'églantier.
)n AUX monter 01 M. CASGRAIN : Je donne cela comme un exemple de l’inaptitude des 1 MBauvages à entrer dans la vie civilisée. Je ferai cependant une exception faveur des sauvages de la Uolombie-Britannique. O’est une race qui suflit à elle, n’a pas eu en partage de grands territoires de chasse, et i@u'il lui à fallu recourir à la gone pour se procurer les choses nécessaiss à la vie, ce qui lui a donné des habitudes sédentaires et l’a portée à Itiver le sol: Mais quant aux sauvages du Nord-Ouest, c'est une race > l'expédition, HBondamnée, et sa disparition n'est plus qu'une question de temps. Oes publique. ASE sont extrêmement soupçonneux; ils ne se fient pas aux eme os du gouvernement qui sont obligés de les aider, mais, ainsi qu'ils disent, ils coraptent sur la Grande-Mère pour les protéger.
Môme si cette race doit s'éteindre un jour—mais je doute que L4 prédiction ds l'honorable député de I/Islet se réalise il devient important d'examiner ce que nous allons faire elle, en attendant, Si Faiseur-d’Etangs et Gros-Ours doivent fs L'or un jour, ils ne sont toujours pas encore morts. faut faire quelque chose pour eux si l'on veut qu’ils se fennent tranquilles ; autrement, ils pilleront et tueront. A politique des honorables messieurs de la gauche semble re très différents de celle qui a été prêchée par le Free ess, de Winnipeg—un de leurs organes—le 8 septemre 1884. Voici ce qu'il disait : | Les gouvernements américain et canadien doivent voir que leurs lanières actuelles d'administrer les affaires des sauvages sont condamà l’insuccès. Ils devraient ou se décicler à leur fournir suffisamment iquoi manger, ou se mettre sérieusemen à l’œuvre pour leur apprendre nécessaire po suffire à eux-mêmes.
ont augmenté Malgré l'opinion de l'honorable député de L’Islet, il ne de la’ gauche eut y avoir de doute que Ia politique du gouvernement a dc la bonne. Je vais citer l'autorité de quelqu'un qui cont très bien la question des sauvages ; je veux parler de honorable M. Laird. Le Daily Witness, de Montréal, dans à numéro du 19 juin, rapporte ce qui suit d’une entrevue ec l'honorable i4 Laird :
NII m'a ent peu d'in t i Havre nt te mat à Won avis, gr se Wire serait. de continuer patiemment à les instruire et à les encourager
dans l'art de L'agriculture. En dix années, ils (!:8 sauvages du Nord- Ouest) ont fait plus de progrès. vers la <{:sation qu'aucune tribu de. sauvages établie sur les réserves d’Ontario n’en a fait dans cent ans. Lorsqu’en 1882 je quittais mon poste, les sauvages établis comme colons étaient en état de diminuer de moitié au moins, par le produit de leurs: récoltes, les frais de leur entretien. Si dans le cours d’une, ou même de deux générations, vous reisvez des hommes de l’état de barbarie à L'état de civilisation, vous aurez plus fait que dans aucun autre peye. Un grand nombre des anciens ne pourront jamais, je cro's, apprendre à travailler d’une manière suivie, et à se pourvoir pour l'avenir ; mais la jeune génération, qui n’a pas encore suivi le sentier de la guerre ou qui n’a pas encore fait Ja chasse du bison, apprend vite à s'intéresser à sa. récolte et à en avoir soin. C’est presque impossible pour les vieux sauvages d'attendre trois mois le produit de la récolte. C’est ainsi que nous avons eu Le de difficulté à les empêcher d’arracher les
mmes de terre dès que les jeunes plants sortaient du sol. En somme,
puis 1878, ces sauvages ont fait des progrès étonnants et qui répondent bien aux efforts qu’ils ont coûtés.
Maintenant, M. l’Oratour, j'en ai fini avec la question des sauvages. Je crois en avoir dit suffisamment pour établir que la politique du gouvernement relativement aux sauvages du Nord-Ouest et du Manitoba, a été la plus libérale possible, et a produit de bons résultats, Maintenant, examinons les plaintes des Métis, dont lés membres de l’opposition ont tant TA Je n’ai pas l'intention de traiter cette question très longuement. Je vais examiner ces. plaintes telles qu’elles ont été formulées aux dernières assemblées des Métis et des colons blancs dans le Nord- Ouest. Prenons en premier lieu les griefs des Métis tels qu'examinés dans la déclaration des droits et privilèges politiques qui a été adoptée à l’assemblée tenue à Prince- Albert le 5 septembre 1884. Je n'ai pas pu m'en procurer une version anglaise, mais j'en prends l'original publié dans le Manitoba. La première demande que l’on fait est ‘ l’inauguration d’un gouvernement responsable.” Je me demande si les habitants des autres provinces consentiraient zujourd’hni à L& création de nouvelles provinces dans le Nord-Ouest. Je. dis que par la constitution du Conseil, les habitants du Nord-Ouest jouissent virtuellement de toutes les libertés et de tous le privilèges d’un gozvernement sp émane En 1870,—et je parle en ms aualité d’habitant de la: province de Québec—nous avons eu beaucoup à faire pour l’établissement de la province d” Manitoba, nt ne s'agissait alors que du paiement d’une somme de 843,000 pour procurer à la. population de cette province les avantages d’un gouvernemont populaire, Eh bien, où en sommes-nous maintenant ?
Le subside accordé à la province du Mauitoba s'élève à quelque chose comme $140,000, et si nous sommes pour gratifier le Nord-Quest de nouvelles provinces, nous devons. nous résoudre à accorder à ces nouvelles provinces quelques centaines de mille piastres pe chacune, Je ne crois ps’, M, l'Orateur, que la population des anciennes provinces
du Nerdne tribu de.
8 cent aus.
1me colons it de leurs:
,ou même barbarie à autre pays.
pprenûre ir ; mais la Lerre ou qui éresser à Sa.
s vieux saugt ainsi que arracher les Eu somme, répondent
la quesment pour ment aux plus libé- [aintenant, res de l’opde traiter miner ces- - dernières le Nord- Métis tels
rivilèges
à Princen procurer publié dans est ‘‘ l’inau-
la: province r l'établisse-
soient disposées à se taxer pour de semblables sommes, particulièrement lorsqu'on ne peut en attendre aucun bon résultat, Si vous constituez de nouvelles provinss, je vous demande si les populations du Nord-Ouest se tronveront ans une meilleure condition que si vous étahblistiez un conseil pour chaque district du Nord-Ouest ? .e dis non. Une législature qui siégerait à Régina ne seraït pas
meilleur état de connaître les besoins de ce territoire que le
nseil du Nord-Ouest qui y “ose aujourd’hui. Lorsque le mps sera venu d'apporter un changement à la constitution
ord-Ouest, lorsque le Conseil aura vingt et un rnembres, qu'ils auront droit {ps0 facto de se constituer en provinces, ec une Chambre d’assemblée, alors ce sera le temps d'exainer la constitution de tout le Nord-Ouest ; et au lieu de
lui donner maintenant le rouage dispendieux d’une législature, donnons-leur un Conéeil pour chaque district, tels qu'ils
à ont un aujourd’hui, ce qui sera beaucoup plus avantageux ce pays, et beaucoup plas satisfaisant pour les vieilles
provinces. Je dis que le désir d’avoir un gouvernement
»#sponsable et une législature comme en possèdent les aciennes provinces n’est pas partagé par toute la popula-
“kion du Nord-Ouest,
Le Saskatchewan Heralä, du 23 août 1884, s'exprime mme suit :
: 11 ne peut paÿ s’écouler beaucoup de temps avant qu’ Assiniboia ait
e pnpulation suffisante pour en faire une province, et ce sera alors occasion de remodeler la constitution du reste des territoires d'après institutions modernes.
Une autre demande exprimée par les Métis consiste à svoir ‘‘les mêmes garanties pour les {anciens colons, dans s territoires, que telles qui ont été accordées, en 1870, aux ons du Manitoba; qu'une certaine étendue de terrain, aintenant en la ii des Métis, leur soit laissée, et
Due, sur demande, des lettres patentes leur soient accordées ;
que les Métis du Nord-Ouest reçoivent chacun 240 acres de
brre, comme les Métis du Manitoba, que 2,000,009 d’acres » terre soient réservés par le gouvernement, au bénéfice >s Métis protestants et catholiques; que le gouvernement
Vonde ces terres, dépose le produit de la vente dans une
Manque ; et quo l'intérêt de cet argent sn't appliqué à l'enetien d'écoles d'instruction, d'écoles &’indnstrie et d’hôpiux, ot aussi, À procurer des charrues aux Métis, au moins
aque printemps, pour leur permettre de abourer leurs res; qu'environ 100 townehips de terres marérageuses, ai ne doivent pas être ouvertes à la colonisation avant ngtemps, soient pris dans le Nord-Ouest, et réservés par gouvernement pour les distribuer tous les 18 ans parmi »s enfants de la population métisse. Ils disent qre la pro-
sé
vince du Manitoba a été ere depuds. 1870, et que les.
droits des Métis à la prop de ces terres n'ont pas été reconnus. Is demandent en conséquencé que les titres de propre accordés lors de co transfert soient éteints eh aveur des enfants des Métis, et de ceux à naître pendant quatre générations.
Relativement à ces terres et aux griefs des Métis, il y. a: un point digne de remarque. L'honorable député de Québec Est (M. en a beaucoup parlé des lots situés à Saint- Laurent, sur la rivière, pour ne pas avoir été divisés en lots de grève de 10 chaînes sur 2 milles. Il est vraiment étrange qu’à l'assemblée qui eut lieu le 5 septembre 1884, il n’y ait eu aucune plainte de formulée à ce sujet, aucune
lainte que les terres des Métis aient été mal arpentées ou
visées ; que personne n'ait été expulsé, at que même aucune tentative d'expulsion n’ait été faite. Il y a dans ces résolutions certains énoncés qui sont tout à fait déraison- nables-—des choses qui n’ont pas même été demandées par les Métis du Manitoba. Il y en a cependant qui demandent quelque explication. Quant à la demande de terres réservées pour les fins de l'éducation il est bien connu que par l'acte des terres fédérales, il y a dans chaque township deux sections de réservées pour les fins de l’éducation des enfants; et assurément la population métisse et blanche du Nord- Ouest n’a aucune raison de se plaindre d’avoir été négligée par le gouvernement actuel sous le rapport des écoles, nombre des écoles subventionnées par le gouvernement dans le Nord-Ouest était de 19 en 1888 et de 28 en 1884— 17 écoles protestantes et 11 catholiques romaines. J'ai déjà démontré ce que le gouvernement avait fait concernant les droits des Métis au titre des sauvages. Le ministre de l'intérieur dit que les Métis n’ont droit à rien de plus que les colons blancs, savoir, à un établissement de concession gratuite.
Aussitôt après être revenu au pouvoir en 1879, comme je l'ai déjà mentionné, le gouvernement actuel changea cette portique et revint à sa propre olitique suivie en 1870, pour es réclamations des Métis du Manitoba, et demanda au parlement Je pouvoir de régler ces réclamations suivant qu'il le jugerait à propos. Mais l’on dit : bien que vous ayez fait connaître votre politique, bien que vous ayez eu évidemmet l'intention de satisfaire aux réclamations des Métis gent aux droitse-des sauvages, vous n'avez rien fait depuis
879. Eh bien, comme l'a expliqué le premier ministre bier snir, le gouvernement a à faire face à de nombreuses
difficultés.
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D'abo#, d’an ocié, l’archevèque Taché, ayant sans doute dovant lui l'expériende de 1870 et des années suivantes dans itoba, avait exprimé le désir que ces nouvelles consions de terre. devaient. étei les droits des saupages dans lo Nord:Ouest- fussent substituées pendant trois mérations, De.plu, l'évêque a ou avait: exprimé le sir que ces concessons fnssent substituées, mais pour dix s seulement, ‘Païis vinrent les représentations du pre- Mier ministre du Manitoba, qui avait aussi une grande périence dans'cette question, et qui désirait que ces terins fussent substitués, mais pour un plus court espace de mps. D'un autre côté, le conseil du Nord-Ouest recom- : ndait que. l’on accordât aux Métis des concessions de es comme céllés qui avaient été accordéés aux Métis du nitoba, en 1870. Ces concessions avaient été accordées ns conditions—-100 acres aux chefs de famille, et 240 res. aux enfants. , Quelle en fut la conséquence ? Les is vendirent immédiatement leur scrip presque avant de hreceyoir, et il n’y a pas de doute que l'archevêque Taché, Norquay et l'évêque de l'églige anglioane avaient de anes. raisons de recommander au gouvernement de anger sa politique relativement aux Métis. Mais le sujet vint pressant. Les Métis, poussés sans doute par des spé: dateurs, demandaient non ue leurs terres fussent batituées, mais demandaient un titre dont ils pussent dis- € ss trleernent À l'assemblée qui eut lieu en sepy bre 1884, à Prince-Albert, les Métis exprimèrent leur sir d’avoir un titre à ces terres, tel, qu'ils pussent en dismer à leur choix. On y apporta sans doute quelque retard. puis 1879 jasqu’à aujourd’hui, ces réclamations n'ont pas ) toutes réglécs; le règlement n'en fut commencé que puis quelques mois, mais vous admettrez, et le public mettra que le gouvernement a eu à surmonter de graves Mficultés, ayant d'un côté à discuter les représentations— kmon avis, les plus raisonnables—de l’archevèque Taché des autres hommes d'expérience dans le Nord-Ouest, et in autre côté les demandes des Métis appuyées par le nsoil du Nord-Ouest. Ilse présentait une autre difficulté accorder des lettres patentes pour les terres: celle de puver des terres arpentées, Quand les messieurs de l’opsition sortirent du pouvrir, en 1878, ils n'avaient presque an fait à ce sujet dans le Nord-Ouest. Je vais vous donner im tableau complet des arpentages qui ont été faits depuis
commencement jusqu’à aujourd'hui, tant dans le Manitoba » dans le Nord-Ouest.
Avant juin 1873..0600 vsonso000ve000 000000
j N & CLLLILLLL 000000 20000800000 040008 000000 :
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1881 LLLLLLLLE] 1882 mes
TOtAUX se ssonrossoes sovsee 67,250, 770 |
La population agricole que ces terres pourraient nourrir’ sur le pied de trois personnes par homestead, serait de 1,261,- 197. L'étendue des terrains arpentés jusqu'à 1873 était de 9,999,000 ; de 1874 à 1875, 1,797,120; depuis 1884, 55,918,- 500. L’arpentage dans le voisinage de Prince-Albert et celui de Saint-Laurent fut fait en 1878. Plus tard, des arpentages furent faits dans les anciens établissements sur la Saskatchewan-Nord, à Edmonton et à Saint-Albert. Les terres entre (Carlton et le fort Pitt, ainsi qu'entre Edmonton et Calgary, furent arpentées on 1884. Pendant la saison de 1883, on a employé 120 arpenteurs, dont 35 étaient des Canadiens français, F teurs, dont 23 étaient des Canadiens français. arpentague de 1883 seuls ont coûté $750,000. En même temps que arpentages se faisaient, on ouvrait des bureaux des terres, .. Le premier fut ouvert à Prince-Albert en 1878, sous la direction de M. Duck, qui avait été nommé par l'administration précédente—le même officier qui avait éténommé longtemps avant que le bureau fut ouvert et prêt. Le second bureau fut ouvert à Régina, (Troy, pendant quelque temps). En 1834, quatre bureaux des terres furent ouverts à Calgary, Edmonton, Buttes-de-Tondre et Coteau, et enfin ce printemps, une à Courant-Rapide. Le premier bureau d’enregistroment fut ouvert en 1876 à Battleford, et trois autres le furent plus tard à Prince-Albert, Régina et Calgary. En 1883, lors du débat soulevé dans la Chambre par la motion de M. Blake, demandant copie de toutes correspondances et mémoires relatifs aux réclamations des habitants de Prince-Albert et des districts environnants dans le Nord-Ouest, relativement aux terres qu’ils occupaient, et autres sujets concernant lanr condition, je trouve les observations suivantes faites par M. Royal, l'honorable député de Provencher :—
Vous n’ignorez pas, je suppose, que des délégués ont été envoyés ici par une certaine partie de à DopuidtioR des territoires du Nord-Ouest,
n 1884,on employa6larpen-
Je fait que.le gouvernement a agi envers:
EC NN Je ents qu'un bureau dés terres .s 66 ouvert à Elimoütog,
dernière, et que M. Gauvrean a êté, éré. de ox Nous Éançais de de” Jeict. Daueile mémo térafus aux Métis français de de district, DAns lé même ternfs, l'année déruigres Louis. Schmidt, métis Haigais, fat AOULRÉ assistant au bureau des terres. à Prince-Albert, dans le même but, En 16888, je crois, le Jonpersement, dans le but dé donner aux colons blancs ét à ceux qui fret de récl mations dans le Nord-Ouest.et le Manitaba, plus de facilit pôur faire valoir leurs réclamations et les fuire examiner, constitua, À Winnipeg, une commission dés terres ayant des pouvoirs plus étendus qu’un bureau des:terres ordinaire, et nomma M. Walsh commissaire. M, Walsh examina un grand nombre des réclamations... On gg À Vo qu la. politique du gouvernement actuel est très différente à ce sujet de celle du. gouvernement qui l’a précédé. Quelle: fut la réponse du dernier gpnyernement ? , Des représentations avaient été faites par M. Mathew. Ryan, alléguant que:les Métis faisaient de vives, instances pour faire reconnaître leurs droits—-je fais allusion aux Métis qti avaient droit 4 den ecrips vu qu'ils résidaient dans le. Manitoba lors du transfert, et qui plus tard avaient émigré au Nord-Ouest. M. Ryan fit de fortes représentations au gouvernement précédent, demandant ç
d'être autorisé à examinerles réclama, tions de ceux des Métis qui avaient droit à des scrips dans le rt mais qui s6 trouvaient alors'À’ résider dans les rritoires du Nord-Ouest. Le 24 juin 1878, M. Laird écrivait ce qui suit, de Battleford, au colonel Dennis :— Considéres les pouvoirs de M. Ryan ; le temps. d'examiner les réblamations des Métis, assigné par l'arrêté rendu en conseil le 14 juin 1876, est passé ; je recommande que ce témps soit prorogé d’une année, IL a. Ryan) est ici maintenant. Les réclamants attendent une réponse. M. Dennis répondit : < Je vais consulter le ministre à son retour; il estattendn cette semaine én re réclamations des Métis, et je vous informerai immédiatement. Quelle fut la r£ponse du ministre de l’intérieur? , . On trouve en marge d’un rapport fait par M. Codd, en date du 16 mars 1877, la note suivante:
Il n’est pas nécessaire de chercher les individus qui ont.des réclame tions. S'ils se soucient de leurs propres intérêts, Île se rendront d’euxmêmes pour faire valoir leurs ations. bacs ss Le gouvernement actuel n'a pas agi d’après ce princip: La cru que les Métis du Nord-Ouest et du. Mauito vaiert avoir des moyens faciles d'établir leurs réclamations, C'est pour cela qu'il a ouvert un -burean des terres à Win- Ripeg et qu'il a nommé M. Walsh commissaire. Ce bureau
© à dans les M. Laird anis :—
er les rétla- 14 juin 1876,
Le année, ne réponse.
ette semaine pmént.
. Codd, en
es réclame dront d’eux-
5 princips
pipe lamations, ss à Winà bureau
Mère position, il fut
n'mis à l'œuvre, ot'le Jepre de: 066 fatt rot qui ns heasona de . Uettb cominission den terres fit prtsur 711 réol one de squatters on 1884, compreit'celles dès Anoïèns:<©'!ons: Voici le rapport du ministre
d'intérieur pour cette année-là: | que les: Er mit sous-mibistre et d’atpenteur général furent Les, et que:M: Landvay Russell: fut chargé des devoirs de cette dércrit qu'il aurait en même: temps à examiner er les droits résultant de la loègte ocoupation À étendaient dé eue les anciens: colois: sut la Sackatchewan-Nord: ‘Quand il fat au que la santé de M. Russell ne lui permettait pas dé visiter 1es: bHssements, il! fut rendu en ‘eonéeil uh arrdté assignant cette e de son travail à la commission des terres. M. Pearee fut en con nence envoyé de bonne heure cette année-là à Prince-Albert, et de: ‘à Battleford, et :il s’enquit idi:même minutieusement do toutes les lamations Es 4 ep là :cotte ‘cat eo: dans cou endroits. Le saltat fat. qu'à l’exceptionid’un ‘ou deux cas à Battlefor et Edmonton,
pütes ces réclamations furent! réglées d'üne manière satisfaisante. Les. -s réclamations dès anciens colons qui réstent à régler sont au Lac la he, à Victoria et à la Rivière à la Bataille. Les recherches nécessaires pnt faites à ces deux derniers endroits de bonne heure 1e printemps
| chain; mais les réclamations au Lac la Biche ne peurront être conve- » vit réglées que lorsque les arpentages sérônt rendus à cet.
«M. Pearco fut envoyé à la Saskatchewan au commencent de l’année dernière, :à voici son rapport:
mestion des réclamations. des anciens colons sur la: Saskatchewan »..de loin; mais à l'exception de-celles du voisinage immédiat deince-Albert, rien ne pouvait être fait dans la matière tant que les are ntages n’ont pas été compiétés. Ces arpentages n’ont été, et n’ont:pu
lêtre auparavant, car si on eût suivi une autre méthode que celle qui a adoptée, c'eût 616 au prix de grands sacrifices, tant sous le rapport
{l'exactitude que de l’économie. ') ussitôt que les recherches turent terminées, des rapports complets. nt envoyés au ministre avec la preuve. Les réclamations de Prince bert'ont été finalement réglées. On peut raisonnablement s'attendre mé: celles des autres endroits seront réglées dans quelques semaines.
On à donné à toutes les: réclamations le. sens le plas large pas 4 les circonstances; sion en juge par le résultat obtenu à Saint-Al- \,:om peut s'attendre en toute confiance que la moyenne de ceux qui
Rscrout pas satisfaits sera très minime—-probablement moins de 5 pour
t encore plus dela moitié de ces derniers n’auront d’autres plainrque de:prétendre: que leurs réclamations: n'auront pas êté traitées. mme celles des :autres.: On peut dire de.ces réclamants—au nombre plus de sept cents—que, comme classe, les goulus de terre {/znd sharks) ment le,très petit nombre.
Les rapports spéciaux font voir la difivulté qu'il y avait d'obtenir ‘preuve claire: je dois dire: que.entte difficulté ne provenait pas de la avaise volonté, mais de l'incapacité.
Li est quelque peu remarquable que sur le grand nombre de cas qui été etaminés, il y ait riativement peu de réclamants dont la rési-ee ow la possession paisible remonta: jusqu's. 19 juillet 1870 ; les ls endroits où ces: cas se: soient produits son* .’rince-Albert et Saintbert—environ une demi-douZaine au pri er endroit, et environ
sante dans le dernier. Oeci tendrait à faire voir qu'il n’y a que ques années que les habitants de cette région ont l'idée de se fi e existence me la culture de la terre, et prenant ce fait en consid DD, les progrès accomplis sont étonnants. Ces faits sont de nature à. ire efpérer dans le succès de la politique adoptée, qui consiste à en--
signer à la jeune génération des sau les ‘habitudes d'industrie, dans le but de former un peuple capable de se suffire à lui-même.
Les réclamations dans Saint-Laurent, sur la branche sud de la Sasdkatchewan, n’ont pas 6t6 examinées par moi-même, vu que la grade partie des réclamants ne parlent que le français, et j'aurais eu à eme. ployer un M Lips
Avec l'approbation du ministre, M. Duck, agent des terres de la couronne, qui parle le français, reçut instruction d'entendre La preuve de ces réclamants. J'ai rovisé les témoignages, et la commission des terres. a fait des recommandations dans chaque cas.
Je désire mentionner tout culièrament le révérend Père LeD
-qui m’a considérablement aidé dans les recherches à faire relativemen aux réclamations à Saint-Albert. à ;
La plupart des réclamants ne parlait que le Ori, et le révérend Père, agiesait comme interprète ; il a fait tout ce qu'il a pu pour rendre les. recherches faciles et agréables. .
Les seules réclamations qui restent sont celles du Lac La Biche, de Victoria et de la Rivière à la Bataille. À ces deux derniers endroits, les réclamations pourront être réglées aussitôt que les arpentages auront
: 6t6 faits, probablement de bonne heure le printemps prochain. Au pre-
: mier ee il est probable qu’il faudra un an avant que les arpentages soient rendus, vu ga position isolée ; il en est de même de l’arpentage ’uue réserve de sauvages.
n y a quelques autres À er isolés qui restent, principalement dans le voisinage du tort McLeod ; et il sera facile d’y régler les réclamations aussitôt que les townships dans lesquels elles se trouvent seront ouverts
- à l'inscription.
Le Herald de la Saskatchewan, du 23 août 1884, parle très favorablement de l’investigation faite par M. Pearce : Mais, naturellement (continue ce journal), il n’est pas probable qu’il ait appris l’art de plaire à tout le monde, ou de pouvoir donner à chacan Fe À us ou trois réclamants la totalité du morceau de terre en contes- Pendant que M. Pearce faisait ces recherches, ou quelque temps après, M. Riel vint dans le pays, et le 26 juillet le Herald de 1a Saskatchewan, s’exprimait comme suit: Louis Riel est à parcourir tous les établissements, à Prince-Albert et - à la branche sud, mais jusqu’à présent il n’a rien fait oonnaître des ses intentions. Cependant, la rumeur fait son chemin, et les dépêches
de Saint-Albert vers l’est disent qu’une des causes de l'agitation est que ouvernement refuserait de connaître les réclamations des anciens:
le colons sur les terres qu'ils occupent depuis ad pa Pl ue dans
Parpentage du pays, tous leurs droits ont ôté méconnus. autant ‘moins le cas que le genre s'est dé du système général d'arportage. “ mg Ad terres leurs frontières étroites, suivant que ; Ceci fait voir que le gouvernement n’est pas resté inactif® : On a commencé l'année dernière à examiner les réclamations des anciens colons ; on envoya quelqu'un pour en faire une enquête ; un rAEpork fut fait, et plus que cela, on - & commencé à examiner les droits des Métis aux titres donnés par le gouvernement (scrips), et le 28 janvier fut rendu en conseil un arrêté qui a déjà êt6 lu. Que cet arrêté ait | “été ensuite annulé ou non, il fait voir qu'à cette époque, près de deux mois avant l'insurrection, le gouvernement Songeait sériousement à satisfaire aux réclamations des
indneio &tis. Or, en présence de ces faits, comment peut-on pré: de la Sas- ndre que le gouvernement n’a risn fait depuis quelques la greade nées pour les Métis ? Le pays a été arpenté eur une éten- 1s on à en. to de plusieurs millions d’acres, Des bureaux des terres et de la cou- ss bureaux d'enregistrement ont été ouverts ; des agents preuve de pat été nommés, et dans la plupart des districts où l’on rondes terres. Meontre une population française, un agent parlant le fran- | his a été nommé, On peut facilement concevoir les difftés que le département doit avoir à rencontrer à ce jujet. Examinons ce que l'administration précédente a fait pur régler les réclamations des Métis, dans le Manitoba. bes droits des Métis furent reconnus par l’Acte de. 1870, et, ar l’Acte du Manitoba, 1,400,000 acres de terre leur furent Bonnés, Des commissions furent nommées par le gouverne- Rent pour constater le nombre des Métis qui avaient droit à bette concession. Lorsque le gouvernement fut renversé en 18, les travaux étaient loin d’être terminés. Les hono- “bles messieurs de la gauche se mirent à l’œuvre et nomèrent commission snr commission. Je ne veux pas les en ont ouverts êmer. Je crois qu'il serait injuste de blâmer une admifstration quand elle a à s'occuper d’un territoire aussi parle très pate que celui-ci.
rce : J'aimerais à savoir cependant des honorables messieurs robable qu’il l'opposition si en 1878, huit ans après que les droits des reràchacan | étis eussent êté reconnus par Acte du Parlement,—non eencontes | bas sept ans, comme l’a prétendu l’honorable député de Québec-Est, relativement aux Métis du Nord-Ouest,—-mais après fuit années de recherches de la part de ces messieurs et de ars prédécesseurs, si, dis-je, ils ont laissé les réclamations es Métis du Manitoba non encore réglées, et combien de s réclamations sont restées non réglées? Je ne veux » sévère à leur égard, mais ils devraient connaître les difficultés de la situation, et savoir que réellement ce n'es’ pas une tâche facile pour une administration que d’avoir: à foccuper de la question des Métis dans le Nord-Ouest. J'e s que malgré toutes ces commissions, le gouvernerien" uel, en arrivant au pouvoir en 1881, eut à nommer une tre commission composée des juges Miller et Dubuc, de la 1" Supérieure, pour faire une nouvelle énumération des Bclamations qui avaient été examinées dans le Manitoba, d'en faire une nouvelle liste; mais, outre cette commis- Hion, un autre arrôté a dû être rendu en conseil afin de lonner pleine justice aux Métis qui n'avaient d’autres titres Mleurs propriétés que leur occupation, et le 25 février 1881, En arrêté en conseil fut rendu ce gouvernement à l'effet le venir en aide aux Métis du Manito qui n'avaient pas btenu justice, | Cependant, les honorables messieurs de l'opposition avaient cinq années pour faire cela, après tout ce qui avait été
fait par leurs prédécesseurs, Mais comme je l'ai dit au çogn- Aloe Ag observations, même si ces Métis avaient des griefs, mème si le titre donné par le gouvernement (s0rip) ‘les leitres patentes pour arrivées trop tard, je dis: qu
aux armes. F
fat quela . on ms générale par tout le Canada, et cependant ulation n’a pas eu recours aux.armes. Kile ps nes au Er Lsrnement; et quand une élection se : présenta, elle appliqua le remède qu'elle avait entre ses mains. M. l'Orateur, pes pas l'intention de parler dela comesission confiée à : Street, Goulet et Forget quelques jours
après l'insurrection dans le Nerd-Ouest, et qui, sion en j jus rapport qu'en fait Le Manitoba, donne tant de saks-
action. ‘L'autre jour, le chef de Fopposie oitait la. oonclusion de cet article du Manitoba, disant que c'était. malheureux que cette commission n’ent pas été nommée longtemps-suparavant. Eh bien, jen’ Bar chercher mon-autorité dans un article de journal publié depuis. que l'insurrection est commencée, mais je prendrai mon autorité dans les documents publics, qui font voir que le gouvernement a réellement agi. pour le mieux. Maintenant je passe à l’autre article de la déclaration desdroits sprl ilèges pali tiques des Métis, adoptée à leur assemblée à :Prince-Al en septembre dernier. L'article 8 dit :
Ne il ets ne tnt die ie tee t | | (2 ‘ Sonrage eLdraugnenter Îà ciroulation de l’argent parmi SX. Quelles plaintes sérieuses peuvent-ils faire à ce sujet? Les contrats a done publics sont donnés dans le Nord- Ouest de la: mème manière que partout ailleurs, par soumissions publiques, et il n'y a aucune raison ‘pour que le gonvernement;change sa politique à ce sujet. Si:les gens résidant dans une localité ne peuvent faire de soumissions qui l'emportent sur celles de gens résidant dans les anciennes provinces, le gouvernement ne peut être bhlâmé pour cela: Article 9. Le gouvernement canadien devrait nourrir les sauvages, et ne-pas offrir'au monde chrétien le spectacle d'un uple mourant defaim. Si ln civilisation de notre siècle le. permet, et si La provinoe le: Je gouvernement devrait faire travailler les sauvages à pou près autant que haraon fit travailler les juifs; mais à tout événementle gouvernement ne devrait pas les laisser victimes d’hallucination, ni dans le:délire dels faim. 11 ne veut pas laisser les gens communiquer avec les sauvages, ot
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cependant ceux-ci sont tout le temps dans le voisinage des établisse
monts des Métis. Les Métis ot les a colons dépensent plus pour les
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pas 4 pas juste que le gouvernement fédé-
des sauvages.
Il est évident d’après l'exposition que j'ai faite de la politique du gouvernement relativement aux sau , d’après
tout ce que le gouvernement a fait pour eux, d'a les millions qui ont été dépensés pour les Hourrir ot lon thétratre, il est évident que celui qui a rédigé cet article de la déclara. tion des droits et privilèges politiques, ne connaissait dé que le gouvernement a fait pour les sauvages. II faut rémarquer qu'il n’y a dans cet article de la déclaration des äroits et privilèges politiques, rien qui indique que les sanvages n'aient pas reçu leurs approvisionnements, que la qualité en ait été mauvaise, ou qu'ils aient été maltraités par les employés. L'article 10 de la déclaration des droits êt privilèges politiques contient une demande pour les institutions d'éducation. La réponse à ceci est qu'il y a dans le Nord-Ouest une organisation complète pour l'éducation de la jeunesse, Au temps où Mgr Grandin demandait une subvention au ministre de l’intérieur, il n’y avait de reille organisation. Mais depuis 1878, il y à un brreau de l'instruction, composé de six protestants et de six catholiques romains, et le gouvernement, sur leur représnntation, a accordé telle aide que dans leur opinion ils ont cru néceseaire. En conséquence, le sujet contenu dans cet article sera traité comme il l'est dans les anciennes provinces, suivant la constitution du Nord-Ouest. L'article 12 de la déclaration des droits demande l'érection des districts du Nord-Ouest on autant de provinces. Ils demandent d’être constitués en provinces quand ils auront la même population que le Manitoba possédait lors de son entrée dans la Conféération, et en outre que cette érection des districts en provinces soit accompagnée de tous les nr du gouvernement responsable, et d’avoir l’administration des terres de la couronne. | J'ai déjà fait allusion à ce sujet en. parlant des autres parties de la déclaration des droïts. Cet article est un des lus déraisonnables. Non seulement voudraiont-ils que le Kord Ouest fut érigé en provinces, mais les Métis demandent autant de provinces u'il y a de districts. Nous avons aujourd'hui cinq districts, Kéwatin, Alberta, Assinibo’e, Athabaska et Saskatchowan. Donc, il y aurait cinq nouvelles provinces à constituer. Nous aurions, en conséquence, à adgmeriter le fardeau des impôts sur les anciennes provinces au montant de $400,006 à 9500,000. Et bien À ” ora-
les Métis venlont garder les térres publiques dans le | Ouest pour eux-mêmes. Nous avons construit un chemin
de for Canadien da Pacifique autour du lac Supérieur jusu’à l'océan Pacifique, dans le but d'ouvrir cet immense ritoire qui embrasse une couple de billions d'acres do terres, et maintenant que le chemin est pratiquement oonstrait, les populations du, Nord-Ouest, et entre autres les Métis français, disent : ‘“ Nous voulons que tous les districts soient changés en provinces ; nous avons des chemins de fer et des bureaux des terres, et vous aurez à prendre soin des sauvages, et nous allons prendre les dernières sources de revenus (assets) que le pays peut avoir, qui consistent dans les terres publiques.” Une pareille prétention est simplemont absurdo, J'ai passé en revue chaque article de la déclaration des droits telle qu'adcptée par les Métis à une assemblée à Prince-Albert, en septembre dernier, et les honorables messieurs de l'opposition remarqueront qu'elle ne renferme aucune plainte quant aux arpentages, au sujet desquels on a fait tant de bruit, Iln’y a pas une plainte rapport aux arpontages des terres des Métis établis le ong des rivières, où l’on prétend que l'administration actuelle a commis des actes de tyrannie, à tel Pts que les Métis dans le temps avaient des raisons suffisantes pour recourir aux armes,
N'est-il pas étonnant que durant leurs dernières protestations, leur dernière déclaration de droit, énumérant le nombre de leurs griefs, il n’y ait rien de dit relativement aux arpentages des lots de rivière? Je pourrais peut-être me restreindre à ce point de la discussion ; mais il vaut autant examiner ce que les colons blancs voulaient avoir. Des assemblées eurent lieu, non seulement à Prince-Albert, mais dans tous les territoires du Nord-Ouest. Il y eut une assemblée des habitants de la province d'Alberta. J'en trouve les résolutions publiées dans le Manitoba, Je n'ai pas pu m'en procurer une version anglaise ; ainsi je vais les
uire. Il sera suffisant de mentionner ces prétendus griefs, les articles de la déclaration des droits des colons blancs d’Alberta, pour voir que le plus grand nombre n’en est pas fondé. |
Les soussignés ont l'honneur d'exposer que des questions de la plus grande importance, et dignes de l'attention. particulière du gouvernement, 86 présentent dans cette partie du Nord-Ouest, et plus particulièrement dans le district d'Alberta. Les soussignés cspèrent que le gouvernement donnera à ces questions sa plus sérieuse attention.
1. Il n’y a pas assez de magistrats de police stipendiaires dans le Nord- Ouest ; les districts judiciaires sont trop étendus, et conséquemment les tribunaux n’y sont pas assez nombreux. Cet inconvénient est encore
aggravé par le fait que d’après l'acte concernant les causes des
plus territoires du Nord-Ouest, dont il est interjeté appel, sont portées devaat le juge siégeant et décidées par le 4 ré ; ss
En supposant qu'il n’y aurait pas assez de magistrats stipendiaires, lo gouvernement vient de passer un acte, pen-
Nord-Ouest.
2, Le peuple est d'opinion que vous deviez enlever aux officiers de
la police à cheval tont pouvoir judiciaire, et que de 8 ré sont nommées pour Les principales villes et cités Per ÿ; Nord Ouest
Ceci est demander plus que ce qui se fait pour l'administration de la justice dans les anciennes provinces—un juge résident dans tous les principanx centres du Nord-Ouest. Je te pense pas gue les anciennes provinces consentiraient à co taxer aux fins d'accéder à cette demande extraordinaire, de mettre un juge résident dans chaque centre important des territoires du Nord-Ouest.
3 Nous savons qu'il a été décidé que les magistrats stipendiaires n’avaient pas le pouvoir d'accorder un bref d’Aubeas corpus, et de là, nous nous trouvons privés, dans co district, de la plus grande sauvegarde de la liberté britannique.
Je suis convaincu que celui qui a dressé cette déclaration des droits de la population de la province d’Alborta n'était pes un avocat. Qu'il y ait un statut déclarant qu'un bref
’habeas corpus pourra émaner dans les territoires du Nord- Ouest, ou non—et je crois qu’ily en a un, mais supposons qu'il n’y en ait pas—par le droit commun de l'Angleterre, tout sujet britannique, privé de sa liberté sur le sol britannique, a droit à un bref d'habeas corpus. Ce principe de droit est trop élémentaire pour souffrir aucun doute.
4. Daus le cas des boissons enivrantes, le fait que la moitié de la pénalité retourne au dénonciateur produit un mauvais effet. Un homme t être incarcéré sur le serment de ce seul dénonciateur, et cet état © choses a été la cause de nombreux et sérieux actes d’injustice. Ily a eu beaucoup de portes de commis à ce sujet. Uet abus existe parmi les constables de la police à cheval, et il y en a un qui a fait deux cents piastres dans une geule journée comme dénonciateur, la moitié des amendes imposées à deux individus. (UÜependant, la défense avait ni6 l'accusation portée contre chacun des accusés par le dénonciateur, et les deux individus, bien que respectables, furent condamnés.
5. La police a abusé de son pouvoir de faire des recherches quant à l'usage de la boisson ; et. aucun officier de police ne devrait avoir le droit d'entrer dans une maison privée, dans le but de s'assurer s’il s’y trouve des boissons enivrantes ou non, à moins qu'il n’y ait eu auparavant une information assermentée à cet effet.
dant cette session, pour donner un nouveau magistrat au
Eh bien, cette loi est basée sur le principe des lois pénales adoptées dans les anciennes provinces, Dans toutes les anciennes provinces, la politique de ce gouvernement, sanctionnée depuis des années et des années, a été qu'une moitié de l'amende, même dans les cas d'infraction aux lois concernant la vente des boissons, devait aller au dénonciateur, et l’autre moitié à la Couronne.
6. Les vols de chevaux sont très fréquents ici, et l’on fait bien peu d'efforts pour poursuivre les coupables. Les voleurs se dirigent vers le sad par lo chemin McLeod, et la police ne peut pas les atteindre avant qu'il sent gagné les Etats-Unis. Une ligne télégraphique qui se
; t McL réviendrait un grand nombre de ces vols, et it pe d'une pa utilité si À pole à cheval.
La ligne télégraphique a été construite depuis. |
. Les colons des districts environnants demandent leurs k
: ii] ét ils se Dieens lorsqu'ils feraient lecrs inscri
pt dl gratuite pour les town ri 23 et 24, rang 1, à l’ouest du &ième méridien principal, et dans ces: districts, il y a un grand nombre
e colons. La conséquence naturelle eat que la contrée voisine reste
aus le stat quo, et restera ainsi tant que ces townships ne seront pas
ouverts aux colons.
Ces terres n’ont été arpentées que l'année dernière, et nécessairement i! doit s’écoulbr quelques mois avant que le bureau des terres soit prêt à recevoir les inscriptions, maïs je crois qu'il est prêt maintenant,
8. Nous croyons qu’une cour d'appel devrait être établie daua les terg:toires du Nord-Ouest, et qu'on devrait étendre lea pouvoirs de La cour de
grise instance, tenue par le magistrat gtipendiaire, et donner pe acilité pour interjeter appel de la cour du magistrat à la cour ’appel dans les causes où la réclamation excédera $200.
C'est là une autre demande qui n’est pe raisonnable, D’après la constitution du Nord-Ouest, qui date de 1876, il'a été établi pour les territoires du Nord-Ouest une cour d’appel no siégeant pas dans les territoires, mais siégeant à Winnipeg. Il y a une cour d'appel pour le Manitoba, et dans le but de diminuer les dépenses, vu les sommes considérables que le pays avait à dépenser pour développer cette vaste contrée, le parlement a jrgé à propos d'accorder le droit d'appel, dans les causes des territoires du Nord-Ouest, à la cour d'appel du Manitoba ; dans toutes les causes où il s'agit d'un droit affectant un bien-fonds, ou dans toutes les causes où l'objet du litige est de $1,000, il y a appel à la cour de Winnipeg. Vu la facilité des moyens de communication depuis toutes les parties des territoires du Nord-Ouest, et particulièrement de Calgary, d’où vient la plainte, cette derniè1e me paraît être sans fondement :
9. Dans l'intérêt de la justi U une SON Pa de A Sn ARE ne QU eng du ved tuellement de prison est tout à fait impropre à cette. fin, etil. n’y «pas de place pour Ia détention des prisonniers, Bien plus, nous avons appris que le conseil du Nord-Ouest avait refusé de passer des ordonmances pour arrêter quiconque voudrait quitter le pays, et. cb, pärce
qu’il n’y avait pas de prison pour retenir. les déviteurs qui se sau ailes criminels. L'année dernière, la construction qui sbrt de Pics à
6t6 presque csnstammenti remplie de prisonniers, et comme Oslgury est le centre du Ces et près des Mont ene-Réchentes, où se: font les e
travaux du chemin de fer Oanadien d': Paciñque, et où l’on exploite des minss-activement, la construction d’une prison à . Le 4 hehher prison à cet endrôll est un
. Ll'y une: coù dans Calgary pour Er + pr 8 Del Lu pit:
Il y a aussi une prison et une cour de justice construites par ouveriement à Régis, la capitale des territoires du est; D'après la constitution du conseil du Nord:
2287 DEo9 EsSenes
Ouest, ie cottéii a le pouvoir d'ordonner la construction de toute prison qui serait nécessaire dans toute ie de tout district; et si les habitants de Calgary veulent avoir une prison, qu’ils It éonstruisent eux-mêmes, et qu'ils s'adressent, au conseil pour l'autorisation nécessaire,
10. Nous demandons aussi que les colons aient le droit de couper le foin sur les terres qu'ils occupent, aussi bien que sur les terres ins5zvrpées, sans être tenus de payer 1.00 par tonne. Couper le foin rs peut qu’en améliorer la qualité, et s’il n’est pas coupé, il se trouve
atièrement perdu. Ue palement d'une piastre par tonne, quoique e, est un fardeau poux le colon pauvre, et ne constitue qu’un revénu très minime pour le gouvernement.
Si nous examinons les règlements du dépar*sment con- -cernant la coupe du foin, il est évident que cet impôt ne peut être un fardeau pour le colon pauvre. (Cet article des
riefs est tout à fait inexact ; le gouvernement n’exige pas $1.00 pär tonne pour le'foin. D’après iss règlements, le vernement exige 10 cents par tonne, jusqu’à 20 tonnes; -depuis 20 tonnes jusqu’à 50 tonnes, 25 cents par tonne; de 50 tonnes à 100 tonnes, 50 cents par tonne, et de 100 tonnes
et. au-dessus, $1.00 par tonne, En outre de cela, tout colon
a le droit de prendre tout le foin dont il a besoin pour son
age, sans aucun impôt. Pour voir que ce grief est sans fondement, examinons le rapport de 1884. Le montant rçu par le département pour tous les ; "mis de couper lé oin dans le Nord-Ouest durant l'année, s'élève à l'énorme -s0mmo de $120.20,
Nous demandons le droit de couper de grandes quantités de bois, parce -qu'ai jourd’hni nous ne pouvons nous en procurer sssez même pour Con8truire une bonne écurie, et le colon qui n’a pas de ressources considérables, ne peut pas s’en procurer une.
Voici les règlements du département à ce sujet :
Tout osenpant d’un quart de section de concession gratuite qui n’aura pas de bois de service sur sa propriété, pourra, sur demande à cet effet, obteni: un permis de couper telle quantité de bois de construction, de clôturage ou de chauffages qu'il lui faudra pour son usage sur 8a propre mais n'excédant pas cependant les quantités suivantes :—1,800 pieds linéaires de bois de construction—les billots ne devant pas mesurer plus dé 12 pouces au petit bout ; 400 perches de toiture ; 30 cordes de bois de‘chauffage see,—et 2,000 perches de clôture.
Puis, il y « les pre sujets à certains impôts, pour la conséivation de la forêt. Voici quel est le tarif:
Bois de chauffage, par corde... AUTOS 25 cent. Piquets de clôture 8 p. 8 pcs. de longueur
© que COIIIIIIIRTNTILIITIETETENNIIIILETIIIERELLLLELELELSE 1 cent. Poteaux de télégraphe, 22 pds. de longuecr Peer mo osodesé nées 5 cents.
Chaque pied linéaire au-dessus de 22 pds.
HUEUF me LUIILLHELLL]] L LA 1 cent.
f on COIN ITR ELLLIN TIRE] L 112 Traverses de chemin de fer, 8 pds de 1nn- { gueur CEZLILLILELLIILILLIETITITENTILLLE 1, ELLLLLE LE] 3 cents.
Ligges, 12 pds. de IONGUEUTS sssrseuese spsooues : ‘D2.00 par BL. Pieux, 8 ps. de 10ngueur ces eo rooes $2.00 par M. OAUX..c00 CLLILLLLLELELELS hône, d'orme, de 0.60 par M.
Bois carréet billots de c | 40 frêne ou d'éTADl@.....s sovooe + moovoeos veuve ce 83.00 par M. M. P.
Le pin, l’épinette blanche, l’épinette rouge, le cèdre et tous les autres ois, à | , l'exception du peuplier... Gou00 000 s s00p00 3.60 par M. M. P.
Le peuplier... sors sonne eve0 soobne saotrete 2.00 par M. M. P.
Tous autres produits de la forêt... 10 p. 100 ad valorem.
Les droits sur le bois pres par le gouvernement, l’année: dernière, se sont élevés à $193,196,86 ; et l'on por presque dire qu’à l’exception des revenus perçus par le département, . de la vente des-terres et des droits de douane, ce montant constitue à peu près le total delarecette. Enfin, le dernier article des griefs se lit comme suit :
Nous demandons que les territoires du Nord-Ouest soient re présentés au parlement, avant qu'ils soient es en provinces, comme cela Là pratique dans les territoires des Etats-Unis. Li
On a fait remarquer que les Métis ne demandent pasd’être représentés dans ce parlement. Mais je crois qu'il a: été admis depuis un certain temps, que cette demande est ‘ raisonnable, et des mesures ont été prises par le gouverne-’ ment, avant même que l'insurrection éclatêt, pour accorder aux territoires du Nord-Ouest une représentation dans le: parlement du Canada. On a passé un acte à l'effet de faire un recensement dans les territoires du Nord-Ouest, et nous. devons attendre naturellement que ce recensement soit fait, afin de connaître le nombre exact de députés auxquels les territoires du Nord-Ouestauront droit, Il y a aussi une autre difficulté qui se présente. Nous savons qu’en 1871, il s’est élevé des doutes quant au pouvoir qu'avait le parlement du. Canada d’ériger des territoires comme ceux des Etats-Unis, et le parlement impérial a passé un acte conférant ce pouvoir en termes explicites, Ce statut impérial donne aussi au parlement du Canada le pouvoir d'accorder aux provinces ainsi érigées dans les territoires du Nord-Ouest le droit à la représentation; mais ce statut n’accorde pas au parlement du Canada le pouvoir de donner le droit à la représentation’ aux territoires tant qu’ils seront territoires. Par conséquent, il est nécessaire que l'on prenne des mesures pour faire modifier la constitution sous ce rapport. par le parlement impérial; et j'espère que d'ici à la prochaine session du parlement impérial, tandis que nos off-ciers seront à faire le recensement dans le Nord-Ouest, legouvernement prendra les moyens nécessaires pour faire: modifier la constitution de manière à pouvoir donner aux: territoires du Nord-Ouest une représentation dans ce parlement, en raison du chiffre de leur population, J'ai parlédes griefs des Métis et des blancs dans le district d'Albert, .