‹ La Rébellion du Nord-Ouest [microforme]Chapitre 11 sur 20 · LA QUESTION DES FATENTES · texte numérisé non relu

LA QUESTION DES FATENTES

Un a accusé le gouvernemen!, dans certains quartiers, d'être la cause de ce que les métis ne pouvaient point obtenir leurs patentes. À cette accusation, une lettre de M, Duck, qui a été produite devant le parlement durant la dernière session, est une réponse suffisante. Cettc lettre était adressée à M. Pearce, membre de la commission des terres, et en voici des extraits :—

‘“’Après avoir reçu, au mois de mars 1884, vos insfractions au sujet de l'étude de «es réclamations, je cousultai le liévérend Père André, supérieur du district, pour savoir quel serait le temps le plus favorable où je pourrais faire l'erquête et obtenir les renseigrements désirés Il me dit que comme plusieurs des réclamants étaient alors absents, travailtant aux transports, je ferais mieux de remettre ina visite après Fâques, alors qu'ils seraient tous 1#ve. nus pour les semailles, C'ést ce que je fis, et je pe d'ici pour Batoche au commencement de mai,

rout: j'arrêtai à Grandin où je réncontrai le Père André, lequel me dit qu'il m'attendait pour m'informer que l:s habitants avaient tenu une série d’assemblées dans tout l'btahlissement et qu'ils avaient débcidé,entre sutres choses, de ne pas faire de de. mandes d'inscriptions, pour leurs terres au bureau d'iei. Après consultatior. avec lui, je crus devoir m'assurer de sès services pour expliquer clairemen$ aux habitants la nature de ma mission et pour leur démontrer Ja futilité de’ leur résolution. Il vint avéc moi à Batoche, et dans une réunion qui ent lien chez Em vel Champagne, il Jeur expliqua au long Tobjet de ma visite, et leur conseilles de produire des déclarations assermentées an soutien de leurs

réclamations.” EL] LA L + Li e * -

*! Dès ;'année 1885, on me fit rapport que certaines personnes: intéressbes avaient conseillé à ces gens, inême à ceux qui s'étaient établis et réclamaient leura terrés conformüment au système d'arpentage alors en

ur, de ne jas faire l'inscription de leurs terres et

pour une raison que j'ignore, à moins que ce ne fat pour forcor KL gouvernement à adopter un autre eystème d'arpentage sur les bords de la riviére, D'après la liste qui à êté préparée, vons verrez combien tes oolons êtalilis sur la rivière étaient alors peu mornbre. x; ils in’étaient que 42 en tout, et sur ce

nombre, 24 survient pu obtenir une inscription s'il#

Vavaient voulu.”

* Conformément sux instractions qne vous avez.

envoyées en aoû, 1883 à M, Gauvreau, l'agent adjoint, «es deruier visita les différentes parties des districts habités pas les personnes mentionnées dans les listes k et 8 et leur exyliqua clairement les clauses de

annéier-mrncette

l'acte des terres qui avaient trait à leurs réclamations, :

Il m'informa, à son retour, que la principale réponse que lui avaient faite les gens qu'il avait visités, c'était qu'ils étaient. pauvres et pe possédaient pas l'argent pour faire l'inscription, 4 port cela aucune plaiate d'ancune nature.” Ç

On voit donc que loin d’avoir voulu empêcher l’émiseion des lettres-patentes, le gouvernement a pris tous les moyens possibles pour engager les colons à faire l’inecription de leurs terres, conditior qui doit être remplie avant que les lettres patentes puissent être accordées. En réalité, tout ce qui s’est passé, démontre que ces métis, qui n'étaient après tout que des colons venusdu Manitoba.etqui,en cette qualité, n’avaient pas droit à nlus de consideration que les autres colous, au diré de M. David Mills, ont été beaucoup mieux traités que les autres par le gouvernement qui n’a rien né,:ligé pour Î24 aider dans leurs travaux de colonisation:

L'on doit vien se rappeler que Louis Riel n’a pas prêché la révolte aux métis pou: les réclamations contenues dans leurs pétitions, qui sont maintenant du domaine de la discussion publique. Riel, aprésson arrivée dans le pays, afficha des prètentions beaucoup fus grandes. Les métis n’envoyérent au gouvernement aucune résolution où document: d'aucune sorte, aprés l’arrivée de Louis Riel. Tout ce qui a été reçu ce fut un brouillon de pétition, envoyé par M. Jackson, -le secrétaire de Riel, avec l'avis que les métis étaient à signer cette pétition qui devait être ensuite tranemise uu Secrétaire d'Etat. Ce brouiïlon de pétition, sauf l’allégué qui réclamait pour les enfants des mêtis les 240 acres de terre, comme pour ceux du Manitoba, ne traitait entièremeut que de questions de politique publique. Elle par- Jait par example du prix des préemptions,.

de la méthode de disposer des homesteads annulés, de la politique de demander des droits sur .le is de construction, les perches et le bois de chauffage, des droits de douane perçus en vertu de la politique nationale, de la question de permettre de labourer et enltiver les terres préemptées au lieu des homesteads, de Fopportunité de compter aux acheteurs des lots de squatters le temps pendant lequel Æ€es derniers avaient occupé ces terres, de la méthode de donner les entérprises des travaux publice et de fourniture d’approvisionnements dans la Nord-Ouest, des emplacements des.

édifices publics, de limportance du ehemin de fer de la baie aHuüdson, du aystème du vote par scrutin qui ñ’yÿ existait pas, du système des licenses pour la ventede liqueurs enivrantes, de ce que le gouv ernment avait fait en 1870 pour les délégués du Manitoba, de la nécessité d'établir

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