‹ La récension égyptienne des Mille et une nuitsChapitre 10 sur 14 · Jésus crée la chauve-souris · texte numérisé non relu

Jésus crée la chauve-souris

Damîri, 1, 269, 14 (Wahb est cité 1. 18). — Qazwîni, 2, 230. — Moîistatraf, 2, 98. — Bochaet, Hierozoicon^ 2, 350-352.

Cfr. Coran, sourate 3, 43 et sourate 5, 110. — Beunet, Les évangiles apocryphes^ 57^ 58, 86 et 93 *.

^ C'est Wahb encore qui énonce le principe que si un souverain veut le mal ou le fait, la nature elle-même s'empire (Sirâg, 37, 18 à f. — Cfr. BibL arabe, 2, no 148, 4.).

Le Sirâg, 10-11, nous fait aussi connaître les enseignements d*uu moine, que donne Wahb.

Contes qai senblent dus à Wahb.

L'ange de la moet. *

40. — L'ange de la mort s'étonne de voir à la cour de Salomon un homme qu'il a reçu l'ordre d'aller enlever sans retard dans l'Inde. C'est que, eflfrayé de ce que l'ange le regarde, cet homme obtient de Salomon d'être immédiatement transporté dans l'Inde.

Qazwîni, 1, 100. — Moustatraf, 2,244. - 2ï6r, 45-46.

— Eedhouse, Mesnevî, 2, 71-72; cfr. Sitzanysherivlite, de Vienne, 7, 645. — Laboulaye, Abdallah^ 1871, 16-17.

Chauité envers les animaux.

41. — Un Israélite ayant tué un veau devant sa mère, Dieu dessèche sa main. Il remet un jour dans son nid un oiselet qui en était tombé. Dieu le guérit.

Damîei, 2, iSl, 7 à. f.

* L^ange de la mort n'a pas cessé de hanter Pimagination des juifs. Voir, par exemple, deux contes de Lemberg dans Zeiischrift des Vereina fiir Volkskunde, 4, 210.

Cette pitié pour les oiseaux semble provenir d'une extension donnée . chez les Israélites au précepte du verset 6 du 22* chapitre du Deutéronome.

Chabité envers les animaux.

42. — L'enfant d'un pêcheur, par piété, rejette à l'eau les poissons que prend son père.

DAMÎEr, 2, 26, 15 à. f.

Même sujet. — Utilité de l'aumône.

43. — Une colombe, à laquelle un homme enlève toujours ses petits, s'adresse à Salomon, qui charge doux génies de le tuer. Mais comme il fait une aumône, deux anges repoussent les satans quand l'homme prend encore une fois les petits.

Tamarât al aivrâq, 2, 243. — Dans Damîri, 2, 181, 9, cette histoire est attribuée à Mahomet.

Utilité de l'aumône.

44. — Des gens passant devant Jésus, il dit que l'un d'eux mourra le jour même. Quand ils reviennent, il dit à celui qui aurait dû mourir de déposer son fagot : on y trouve un serpent. C'est qu'il avait donné un morceau de son pain à un mendiant, ce qui l'a sauvé.

Damîri, 1, 24; 13 à f. (Attribué à Mahomet.)

Cfr. Hibboiir, n" 1, plus bas. - Monatsschrift f, Oesch. it.

Wiss. d. Jiidenihiims, 29, 550-552. — MiaNE. Dictionnaire

des apocryphes, 2, 171-172, note 148.

Utilité de l'aumône.

45. — Les gens de Sâlih le prophète Pavaient prié de demander à Dieu de punir un homme qui leur avait nui. Sortant pour ramasser du bois, il emporte un jour deux pains, dont il mange Tun et dont il emploie Pautre en charités. Il revient sain et sauf et, quand on s'en étonne, Sâlih, apprenant ce qu'il a fait, lui enjoint de délier son

fagot, où Ton trouve un serpent, et lui dit que sa charité l'a sauvé.

Damîri, 1,24, 17 àf. '

Utilité de l'aumône.

46. — Un scorpion tue un serpent qui allait mordre un homme endormi. C'est la récompense de la charité d'un peu de pain qu'il avait faite à une vieille femme.

Basset, Eev, d. trad. pop., 12, 483-484.

1 Cfr. Bev, d, trad. pop., 12, 400-401.

Utilité des bonnes actions.

47. — Un homme propose à ses cohéritiers que celui qui soignera leur père à Tagonie n'aura point part à la succession et accepte lui-même de s'occuper de lui à cette condition. Après la mort, le père apparaît trois fois au fils; la première, il l'engage à aller dans tel endroit, où il trouvera cent dinars, mais sans lui dissimuler qu'il n'y aura pas là de bénédiction ; de même pour les dix dinars dont il lui parle la deuxième fois. A la troisième, il lui fait trouver un dinar béni, avec lequel le fils achète deux poissons contenant, chacun, une perle. Le roi les acquiert successivement, payant double la seconde, parce qu'il veut compléter la paire.

Damîri, 2,78. Basset, Bev, d, trad.pop.^ 13, 561. — Cfr. n" 20.

Utilité des bonnes actions.

48. — Un pieux berger résiste à la tentation à laquelle le soumet un ange qui a pris la forme d'une belle jeune fille. Pour le récompenser. Dieu avertit en rêve un solitaire voisin d'aller trouver le berger. En route, le solitaire s'écarte d'une source pour ne pas empêcher les animaux sauvages d'y venir. Il va vivre avec le berger.

Bibl. arabe, 2, n'' 154, 3. - Perles, 78-81.

Utilité des bonnes actions.

49. — Un homme, qui a été vertueux pendant septante ans *, pèche sept jours avec une femme. Se trouvant une fois, lui onzième, avec dix aveugles auxquels on distribue dix pains, il renonce à en prendre un pour ne pas en priver Tun des aveugles, malgré la faim qui le torture. Quand on pèse ses actions, les mauvaises l'emporteraient si sa renonciation, ajoutée aux bonnes, ne faisait pencher la balance en sa faveur.

Moitstatrafj 1, 9-10. — Basset, Rev. d, trad. pop.^ 13, 554-555.

Méfait puni.

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