NOUOHIBWANE ET LA SITUATION DE SON EMPIBE
5. — Nouchirwâne demande un jour, pour l'employer comme remède, une vieille brique d'un village en ruines.
On ne parvient pas à s'en procurer, preuve que .l'empire est prospère.
C'est que, conformément aux maximes des anciens rois, la religion est protégée par la royauté, qui s'appuie sur l'armée ; celle-ci reçoit de l'argent que lui fournissent ceux qui cultivent et qui, parce que la justice règîie, peuvent subsister : sinon, les sujets émigreraient et l'empire serait ruiné.
N» 5, p. 314. — Hammkr, 421-422.
Ne pas perdre de vue l'origine perse de Wahb.
La réunion.
6. — Un juge israélite se rendant à Jérusalem, confie sa femme à son frère. Ayant refusé de lui céder, elle est accusée par lui d'adultère, enfermée dans une fosse et lapidée. Un passant la délivre, l'emmène et lui confie son enfant. Un malfaiteur, ne pouvant la séduire et voulant, la nuit, la tuer, se trompe et sacrifie l'enfant. La mère accuse la femme et la maltraite, mais est retenue par son mari. La malheureuse s'en va et aperçoit sur une croix un homme qu'on y laissera mourir s'il n'expie par des aumônes ; elle paie pour lui et le délivre. Il lui bâtit un abri, où elle vit saintement.
Le bruit de ses vertus se répandant, le frère du juge, la mère de l'enfant occis et le malfaiteur, frappés de graves maladies, viennent la trouver pour qu'elle les guérisse. Elle exige une confession publique de leurs fautes, les guérit et se trouve justifiée aux yeux de son
mari, qui la reprend. Pardon général et conversion de tons.
N*» 6, p. 314-316. — Hammee, 422-424.
Cette histoire, dont la suivante sepible être une imitation arabe, est extrêmement répandue. Voir ma Bibliog. arabe.
Cfr. Perles, 123-124 note.
La béunion.
7. — Une femme fait vœu de se consacrer à Dieu à la Mecque parce que, dans une tempête, réfugiée sur une planche, elle a donné le jour à un enfant, qu'un matelot a jeté à la mer parce qu'elle ne voulait pas lui céder. Mais elle invoque Dieu et un monstre marin enlève le matelot. Puis, sur un navire qui la recueille, elle retrouve aussi son enfant, que le monstre marin y a apporté.
N" 7, p. 316-317. — Hammee, 425-427.
Voir n" 6.
Le nègee aimé de Dieu.
8. — Malgré des prières publiques, la pluie ne tombe pas à Basra. Un nègre la demande en secret, en invoquant l'amour que Dieu a pour lui : elle tombe aussitôt abondamment. Une personne qui Fa supris et blâmé
de la forme de sa prière, le voit entrer chez un marchand d'esclaves. Elle l'achète le lendemain non quoique, mais parce qu'il pleure toute la nuit. L'esclave voyant découverte son alliance avec Dieu, le prie de le faire mourir. Un jouvenceau apporte, pour l'ensevelir, deux vêtements comme on n'en a jamais vu sur terre.
On va à sa tombe demander à Dieu la pluie ou d'autres bienfaits.
N" 8, p. 317-310. - Hammeb, 427-430.
Moustatrafj 1, 131. (Attribué à Mâlik ibn Dinar, qui est parfois cité et qui doit avoir fait des emprunts à Wahb.) • , . ; .
^ Peelks, 122-123. — Gaster, Monatsschrift, etc., 29,