‹ La récension égyptienne des Mille et une nuitsChapitre 6 sur 14 · Taimtt(Z, traduction Schwab · texte numérisé non relu

Taimtt(Z, traduction Schwab

. Malgré le nom de Basra et le trait arabe du secret de

l'alliance avec Dieu, qu'on préfère à la vie (cfr., p. ex. Revue des traditions populaires^ 12, 671), l'histoire est foncièrement juive; sa forme actuelle montre comment ces contes peuvent être arabisés. ,

La vertu récompensée.

9. — Un, pieux couple Israélite vit du travail de ses mains. Une grande dame s'éprend un jour du mari et le fait venir sous prétexte de lui acheter sa marchandisci Elle essaie, mais en vain, de le séduire : disant qu'il a dèâ ablutions à faire, il demande à monter sur la terrasse dé

la maison, et, bien qu'il sache qu'il va se tuer, il se précipite dans la rue ; mais un ange le soutient.

De retour chez lui sans argent, il allume le feu, sur le conseil de sa femme, pour cacher sa misère aux voisins. Mais une voisine, qui vient demander du feu, voit que le four est rempli de pains.

La femme dit alors à son mari de prier Dieu de leur accorder de quoi alléger leur misères le toit s'ouvre et arrive un rubis qui illumine la maison.

La femme rêve qu'elle est au ciel et qu'elle y voit que le trône destiné à son mari à une brèche : c'est celle du rubis. Elle lui dit alors de prier et le rubis disparaît, comme il était venu, pour reprendre sa place.

Les époux continuent à vivre dans la pauvreté.

N^ 9, p. 31 8-320. — Hammee, 430-433. — Lane, 2, 573-574.

Le Nafhat al Taman^ 19, ne donne que le premier paragraphe de l'histoire. —Basset, Rev. d, trad.pop., 14, 169-170 et 166-167.

Perles. 17-28.

Haggag (Hégiage) et son prisonnier.

10. — Un geôlier ne trouve plus que les fers d'un homme que Haggâg avait fait emprisonner et qui mettait sa confiance en Dieu; Le geôlier annonce au tyran cette délivrance miraculeuse, après s'être muni d'un linceul et d'une essence pour frotter les morts, sûr d'être tué.

N no, p. 320-321. - Hammer, 434-435.

VaJgré ie hvœl de HagEÂc. ît £?ain«e peut être d^origine juive et proTenir oe VmTî.. C5fr. n* ^ «t un autre conte, très probablemeni inif . x' ftft. oi Haggig jtnifi aussi un

rôle.

Ces délivranees mrracTiieiBW sont d'iiiUenrs connaes dans la mTstiqne arabe- Toir Taiifim- al amvâq^ 47.)

Utilité dis bc»kî:i:^ Acnoxs.

11- — Un homme pieux apprend qu'un forgeron a le pouvoir de prendre le feu en main sans se brûler; témoin du miracle et ne voyant pas chez le forgeron une piété de nature à expliquer cette faveur du ciel, il lui en demande la raison.

C*e8t que, amoureux d'une jeune fille qui ne veut pas lui céder, il a essayé d'en venir à bout en lui refusant pluHÎeurs fois la nourriture qu'elle voulait obtenir de Kii (îhcrité pendant une année de famine. A la fin, pourtant, touché de sa misère, il lui donne à manger sans (îondition. La jeune fille demande à Dieu que le feu ne imÎHHo rien faire au forgeron ici-bas ni dans l'autre monde. Dieu l'exauce, de même que quand elle le prie di» la In ire mourir.

NM I, 1). a2l-;322. - Hammkr, 435-437.

Vt)ir n- aa ot Pkules, 81-85 et 116-117.

Uni» HowUy l)onno action peut valoir à quelqu'un une o {Tohmul^ trad. Schwab, 6, 278) et même lui pouvoir do taire des miracles {Ibidem^ 147-148.)

L'homme a la nuée.

12. — Un pieux Israélite a le privilège d'être accompagné d'une nuée qui l'abreuve, etc., mais qui, un jour, disparaît à cause d'une négligence de sa part dans le service de Dieu. Un rêve l'avertit que, seule, la prière d'un certain roi lui rendra sa nuée.

Il va le trouver et n'est reçu qu'au jour d'audience ; dès son entrée, le roi le salue du nom d' " homme à la nuée. „ Après l'audience, il le mène dans une chambre délabrée et pauvrement meublée, et se revêt d'habits modestes. C'est que, depuis quarante ans, quand il a expédié les ajffaires du royaume, longtemps gouverné par sa famille mais dont il n'a accepté la direction que pour empêcher des troubles, il se retire ici, gagne sa vie par un travail manuel, jeûne toute la journée, se nourrit de fèves, etc. La reine, qui a aussi salué l'homme à la nuée comme le roi l'avait fait, partage sa vie. La prière du roi, à laquelle la reine dit amen, lui rend sa nuée.

N- 12, p. 322-324. — Hammer, 437-440.

N** 74. — Moustatraf, 1, 135-136. (Sans indication d'auteur.) — Manuscrits de Berlin, 20, 51.

Voir Peeles, 123.- Gasteb, Monaisschrift^ 29, 215-225.

Les Arabes ne connaissent pas seulement des juifs ayant une nuée à leur disposition, comme, par exemple, Abraham (Tababi, édit. de Leide, 1, 276, 1 ; cfr. 274, 15 ; 27c, 8; 276, 17 et 277, 6) mais aussi des Arabes jouissant du même privilège. (Damîei, 2, 11, 7 à f.)

La chrétienne convertie.

13. — De deux héros musulmans qui, au temps d'Omar, excitent Tadmiration des chrétiens, dont, avec d'autres, ils assiègent une forteresse en Syrie, Tun est tué et l'autre, fait prisonnier. Pour le gagner, on veut le convertir et on lui fait voir la fille d'un des grands. Mais il résiste à la tentation en récitant le Coran et la jeune fille, qui s'éprend de lui, se convertit.

Il ne peut l'épouser faute de deux témoins musulmans, de dot, etc. ; mais elle obtient la permission de s'en aller avec lui sous prétexte qu'il ne veut pas habiter l'endroit où son frère a péri. Ils rencontrent une armée, qui ejffraie moins la jeune fille, confiante en Dieu, que le guerrier ; mais c'est une armée d'anges, avec le frère martyr, qui vient féliciter à l'occasion du mariage. Le martyr annonce que Dieu a replié la terre et qu'ils seront, au lever de l'aurore, à Médine. Les anges leur disent, de leur côté, que leur mariage était décidé au ciel, deux mille ans avant Adam.

Arrivés à Médine, ils rencontrent Omar, qui, ce jour-là, avait mis moins de temps à la prière afin d'aller à la rencontre des fiancés, comme il l'annonce au grand étonnement de ses amis. On fait un festin de noces.

N° 13, p. 324-326. - Hammer, 441-455. — Lane, 2, 574-577.

Ce conte est-il de Wahb ou a-t-il été ajouté par le pseudo-Maïmonide ?

Conversion d'une princesse cnafeTiENNE.

14. — Ibrâhîm al-Hawwâs est mené à une princesse chrétienne malade, au sujet de laquelle on a fait mourir plusieurs médecins qui ne Pont pas guérie. Il ne la salue pas le premier, mais elle l'interpelle par son nom, ayant été miraculeusement avertie de son arrivée. Sa maladie est d'aspirer à Tislamisme. Ibrâhîm Tinstruit et favorise sa fuite en pays musulman, où elle vit encore pieusement sept ans à la Mecque.

N* 14. p. 326-328. — Hammer, 445-449.

Même observation qu'au n" 13.

La justice de Dieu.

15. — Un prophète voit de sa montagne, que baigne un ruisseau, un cavalier s'y abreuver et oublier sa bourse. Survient un homme qui l'enlève, puis un bûcheron, auquel le cavalier, revenu sur ses pas, la réclame et qu'il tue.

Il doute de la justice divine; mais Dieu lui révèle que le père du cavalier avait volé la même somme au père du voleur; le bûcheron avait tué le père du cavalier.

N^ 15, p. 328. — Hammer, 449-451. - Lane, 2, 577-578.

Voir BibL arabe, 2, n" 148, 78. — Qazwîni, 1, 4-5. — de Sacy, Clirest.arabe, 3,427-428. — Spedator d'AoDisoN, n» 237. — Perles, 123.

Le saint qui désigne son successeur.

16. - Un passeur d'eau reçoit en dépôt d'un vieillard qu'il accueille pour l'amour de Dieu, différents objets, notamment son bâton, qu'il remettra à celui qui les réclamera, après qile, le lendemain, averti par révélation, il aura rendu les derniers devoirs à un vieillard qu'il trouvera mort. Un voleur, informé en rêve, vient

réclamer le dépôt. Le passeur affligé est consolé par une vision.

N** IC), p. 328-329.

Moitstatraf^ 1, 132.

Le serment.

17. — Un israélite à son lit de mort exige de son fils la promesse de ne jamais faire de serment. Pour tenir sa parole, il se ruine à payer des gens de mauvaise foi, qui se disent créanciers et auxquels il ne peut opposer le serment. Il quitte alors sa patrie et une tempête sépare cet homme, sa femme et ses deux fils.

Abordant dans une île, il prie Dieu trois jours : chaque fois des formes sorties de la mer viennent prier avec lui. Une voix lui révèle alors que l'île est pleine de trésors. Il on dispose au profit des matelots qui visitent l'île et rassemble une grande population, dont il devient le roi.

Attirés par sa réputation, ses fils, recueillis jadis chacun par des gens bienfaisants et sa femme, sauvée par un marchand, arrivent dans l'île. Il nomme l'un des jeunes gens

secrétaire et confie à Tautre, qui était commerçant, la surveillance de ses affaires. Le marchand qui avait recueilli la femme apporte des cadeaux au roi, qui, pour pouvoir le garder la nuit auprès de lui, charge son secrétaire et son administrateur d'aller veiller sur la femme. Causant entre eux de leurs aventures, ils se reconnaissent. La mère, qui les a entendus, feint de les accuser et, quand ils comparaissent tous devant le roi, ils se reconnaissent tous.

N^ 17, p. 329-33L - Hammeb, 451-454.

Perles. 28-34.

Le lépeeux.

18. — Abou'l Hassan aldourrâg, se rendant à la Mecque, refuse la société d'un lépreux. Le retrouvant partout avant lui, il reconnaît sa sainteté et demande à son tour à raccompagner, mais en vain. Un jour le lépreux vient le tirer par derrière ; mais quand Abou'l- Hassan, qui s'était évanoui, revient à lui, il a disparu. Une autrefois il le revoit encore et obtient qu'il demande pour lui trois faveurs à Dieu : d'aimer la pauvreté, de n'avoir jamais de ressources assurées, d'être sauvé. Exaucé pour ses deux premières demandes, il espère pour la troisième.

N^ 18, p. 331-333. — Hammeb, 455-457.

Ce conte porte plutôt l'empreinte du mysticisme arabe.

Utilité de l'aumône.

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