PROBUS ou LE PRINCIPE 1)E lA SCIENCE
Ugnes que l'on a tirées du centreà la circonférence ; et cex^0iitré,'én tant qu'il regarde une ligne» peut être Appelé d'un nom, et, en tant qu'il regarde la même Kgnef après un mouvement du cercle, dans d*autres rapports de situation, peut être appelé d'un autre nom ; et pourtant il n'est en lui ni variation ni suc^ cession.
Vouloir et ne pas vouloir, qui sont en Dieu la même chose, sont donc des noms qui disent des rela* tions du vouloir divin à divers effets ; en sorte que cette relation est réelle dans la créature, mais cette relation n'est en Dieu que selon la raison et notre mode de concevoir.
Passons maintenant au savoir de Dieu, qui est la même chose que son vouloir.
Un certain événement qui dépendra de la liberté de l'homme est aux yeux de Dieu un futur indéterminé : voici le libre arbitre contemplé et affermi par le regard de Dieu qui le voit. Toutefois, pendant que cet événement est un futur indéterminé aux yeux de Dieu, ce même événement n'est pas un futur indéterminé aux yeux de Dieu. Y a-t-il ici quelque contradiction ? Il semble. Mais rejetant l'imagination qui nous ferait transporter jusqu'en Dieu ce qui ne convient qu'à l'homme, nous apercevons que la contradiction ne se rencontre pas dans le cas présent : car il s'agit de Dieu. En l'homme il y aurait contradiction. Gela est évident.
. Or, de ce que Dieu ne voit pas cet événement
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comme un futur indéterminé, nous concevons trèsclairement, qu'il puisse le voir comme un futur déterminé : ici, pas l'ombre de contradiction.
Dieu voit donc cet événement comme un futur déterminé, et voilà la prescience de Dieu sauvée. D'ailleurs, précédemment le libre arbitre était sauvé; donc voilà la prescience sauvée avec le libre ar* bitre.