SATAN
Je m'y perds. Ce n'étaient pas des songes ordinaires que ceux qu'ils ont eus tous les deux. Je croirai^ de celui-ci qu'il était en extase, si le voyage qu'il a fait ne l'eût laissé si triste. Le chagrin de revenir sur la terre irait-il jusque-là? J'en doute. Quant à l'autre, dont l'orgueil stupide donne tête baissée dans tous les pièges que je lui tends, et dont l'envie ronge le cœur si dur, l'extase n'est pas son fait. Mais gardonsnous de m'attarder dans ces inutiles réflexions ! Travaillons, et peut-être que l'un et l'autre me récompenseront de mes peines.