‹ La recherche de l'inconnueChapitre 8 sur 14 · LE MENDIANT HOIR · texte numérisé non relu

LE MENDIANT HOIR

naîtra, mais qui témoignait hautement de Tintelligence distinguée de madame la marquise.

Carrai écouta d'abord sa bonne maîtresse avec mie respectueuse attention.

A mesure qu'elle parlait, le mulâtre, sa nature d'aigrefin aidant, se prenait de sympathie pour un plan si bien combiné .

Il poussait de temps en temps des exclamations admiraiives.

Mais quand madame de Rumbrye se tut, Carrai fit un rapide retour sur lui-même, songea au résultat, et recula devant l'exécution.

Il y avait encore en cet homme quelques bons sentiments. Le premier mouvement» chezlui^ valait tonjours mieux que la réflexion.

— Que penses-tu de cela? demanda la marquise en achevant son explication.

Carrai hésita.

Maîtresse, dit-il avec timidité, vous ne pouvez exiger que je vous aide dans une aussi noire trahison ?

— Qui t'a parlé de m'aider? s'écria madame de Rumbrye, dont la lèvre se releva légèrement.

— Je croyais...

— Tu te trompais... Je ne me mêle de rien; tu agiras tout seul.

A cette conclusion inattendue, le mulâtre ne pujl se contenir.

— Mon rôle n'était pas assez cruel! dit-îl amèrement; — vous jugez à propos de l'aggraver par une raillerie... Eh bien! Madame, dussiez-vous me faire

CE MBNDUIfT NOIR i}

tout le mal dont tous êtes capable, je vous refuse mon concours!

— Cet homme devient singulièrement incommode! murmura la marquise en se levant d*un air parfaitement naturel ; — adieu donc, mon pauvre ami, poursuivit-elle; — je me précautionnerai d'un autre agent.

Elle s'approcha de la glace et disposa gracieusement sur ses épaules les plis de son cachemire de Tlnde.

— Ne viendrez-vous point à Thôtel ce soîr, monsieur de Carrai? dit-elle; — nous avons réunion d'amis.

Carrai baissa la tète d'un air sombre et ne répondit point.

— Si vous venez, ajouta la marquise, vous ne vous en repentirez point. Je compte régaler mes hôtes de l'histoire du mulâtre Jonquille.

— Vous ne le ferez pas ! s'écria Carrai.

— Si fait!

— Grâce, Madame!..

Le mulâtre s'était jeté à genoux ; mais madame de Rumbrye, donnant un dernier tour à son beau châle, traversa la chambre de son pas lent et balancé, ouvrit la porte et disparut.

Le mulâtre se redressa lentement.

Sa face était livide, son regard était fixe et sanglant.

— N'aurai-je donc jamais mon tour l dit-il d'une voix creuse. Oh! si quelque jour l'occasion se présente, comme je me vengerai I

Au moment où madame la marquise de Rumbrye s 'ait de l'allée, le mendiant, qui l'avait patiemment

30 LE HBlfDIlNT IfOIR.

attendue, se présenta de nouveau devant elle et tendit la main.

— Encore ce noir! dit-elle avec dégoût.

Elle détourna la tète et monta dans sa voiture.

Le nègre ne se tint point pour battu ; il s'approcha et plongea un long regard à Tintérieur!

La figure de la marquise, sur laquelle tombait d'aplomb un rayon du voisin réverbère, se distinguait parfaitement.

A la vue de cette audacieuse persistance, elle fronça le sourcil et ferma brusquement le store.

Le mendiant fit le tour de la voiture, et vint se placer à l'autre portière.

— Va-l'en ! s'écria madame de Rumbryo avec co- 1ère, — je ne donne jamais aux noirs !

— Créole ! dit le mendiant avec amertume.

Le laquais s'approcha et demanda les ordres de madame la marquise.

Le nègre tendit avidement l'oreille.

— A l'hôtel! dit seulement la marquise. Le second store se ferma.

L'équipage partit comme un trait, au grand trot dé ses rapides chevaux.

— A rhôtel ! pensa le "mendiant , resté seul ; — quel hôtel?., et, pourtant, il faut que je la revoie... Elle lui ressemble !.. ce sont les mêmes traits, avec des cheveux de couleur différente. Et puis, elle est créole, car elle ne donne jamais aux noirs !.. Si c'était elle, mon Bleui

Comme il prenait lentement la route de sa retraite

LE UBADlANT MOIB. 31

noctarne, il aperçât un objet blanc sous le balcon.

Il revint sur ses pas et le ramassa.

C'était un mouchoir de batiste brodée et garnie de dentelle, un mouchoir si fin, qu*on Teût fait entrer dans une noix vide.

Le mendiant le ramassa et s'approcha du réverbère pour regarder la marque.

— C'est son mouchoir, disait-il en cherchant le chiffre. — Voyous!.. F. A. I. Mon Dieu I mon Dieu ! . Tant de circonstances ne peuvent coïncider par hasarda.. C'est eliel Oh I il y a plus de vingt ans écoulés; mais il faudra bien qu'elle se souvienne !.. Je la retrouverai !

Il descendit la rue Saint-Germain- des-Prés, tourna celle de l'Abbaye et s'arrêta au seuil d'une maison de pauvre apparence, située à l'augle de la petite rue Bourbon-le-Chftteau.

Au cinquième étage de cette maison, sous le toit, il y avait une mansarde nue, étroite et basse, dont le plafond formé de solives vermoulues, soutenait immédiatement les ardoises de la couverture.

C'était la demeure du mendiant.

Les meubles se composaient d'un grabat et d'un petit coffre ; mais, près de la lucarne qui servait de fenêtre, une sorte de trophée contrastait avec le misérable aspect de la pièce.

C'étaient d'abord deux épaulettes de capitaine^ en or, surmontées d'un chapeau d'uniforme à cocarde tricolore, comme en portaient les officiers d'infîinterie sous la république.

32 LS UINDUAT IfOIB.

Au-dessous, une épée à coquille de nacre était suspendue entre deux riches pistolets.

En entrant dans sa retraite, le mendianl; alla tout droit au cofifre dont il fit jouer la forte serrure.

Le coffre contenait une somme assez considérable en diverses monnaies, et un portefeuille, sur la plaque d'acier duquel était gravé un nom.

Le nègre ajouta d*abord à son pécule la récolte de la journée, qui était bonne, puis il ouvrit vivement le portefeuille.

— C'est bien celai dit-il après avoir parcouru quelques papiers, — F. AI... ce sont les deux premières lettres de son nom !

Son émotion était si vive, que ses jambes fléchissaient sous le poids de son corps.

Il se laissa tomber sur le grabat.

— Après avoir cherché patiemment... sans cesse.., pendant vingt ausL. murmura-t-ii , aurais-je enfin trouvé !.. Hélas! je me suis cru tant de fois sur le point de réussir !.. si j'allais me tromper encore I

Sa tête s'affaissa sur sa poitrine; il demeura un instant immobile et comme accablé par le découragement ; mais bientôt sa haute taille se redressa, son regard briMade confianee et d'espoir.

— NonI non! dit-il, cette fois je ne me trompe pasi Tout me dit que c'est elle, et mon labeur touche à son lermo.

li se leva debout!

Son noir visage, dont Jes traits fortement caractérisés respiraient la vigueur moral et la bonté, prirent une expression de soleunelio douleur.

LB loimfÀirr nom.

Il se mit à genoux devant le trophée, et portât épaalettes d*or à ses lèvres...

li resta longtemps ainsi, perdu dans de lointains souvenirs; puis deux larmes s'écbappërent lentement sur sa poitrine d*ébëne.

— Hattre à moi ! dit-il d*une voix douce en prenant involontairement le patois nègre depuis longtemps oublié, — bon mattre à moi !

Ces paroles semblèrent éveiller en lui tout un passé d'amour ; il baisa les épaulettes avec une sorte de transport.

— Tu es là-haut I tu me voisi s'écria-t-il- d'une Yoix pleine de passion; <— réjouis-toi! réjouis- toi I car ta dernière volonté va être accomplie I

Le tel.

L'hôtel de Rambrye était un yaste et bel édifice, situé entre coar et jardin, et dont la porte-cochère s'oayrait sur la rue de Grenelle.

Les écussons martelés durant Tère républicaine, n'avaient point été rétablis, maison voyait eiKore aux grands balcons de fer contournés le dragon de Rumbrye et le bâton de maréchal de France.

C'était dans toute la force du terme, un hôtel de grand seigneur avec pavillon pour le suisse, décharges latérales et façade de palais. '

Pour aiTiver à la porte principale, il fallait gravir un haut perron circulaire, dont les degrés de marbre supportaient des caisses de fleurs.

Ce soir, c'était fête à l'hôtel.

Le vestibule était illuminé.

Les laquais en livrée montaient et 4escendaient sans bruit, comme font les laquais de bonne maison, les marches tapissées du graud escalier.

H u nnuiiT son.

Da ddiors, les sajks et galeries paraissaient vivement éclairées.

Çà et là OD «perceTait, derri^ qnelqae rideau entr^oavert, les corniches sculptées des lambris, on le radre doré d'an sécnlaire portrait de famille.

Les lostres éUncelaient à travers la gaze et*la soie, et leurs prismes de cristal jetaient aox mors des mai- Mms voisines de fugitifs reflets.

On Yoyait tout cela, mais seulement lorsque la I orte-eochère ouvrait ses deux battants pour donner passage à quelque calèche armoriée.

L'équipage passé, la porte se refermait ; on ne voyait plus rien.

Car le beau monde se montpe jakax de ses joies.

Cest seuloBent à la dérebéo que le proisuM peut iiercer d'un furtif et curieus coup d'œfl le mystère de ces nobles magniieenoes.

Il f avait foule aux abords de TbAtel : des gueux et Jes badauds ; les premiers étaient fort nombreux en 1816; les autres sont innombrables en tout temps.

Chaque fois que la porte-eochère s'ouvrait, cîn- «^uanle regards aigus, avides, s'âançaient, traver- .^aient la cour, et plongeaient comme autant de flèches 'lans les profondeurs du vestibule.

— De beaux diamants I disait Ton en voyant une ?olie femme descendre de voiture.

— C'est du faux I rendait un autre en haussant les épaulés.

— Quel teint frai3 ! répétait l'optimiste.

— C'est du fard, répliquait le jaloux..

u imtouiiT nom. 37

Et lèB meùdlantft criaient à fendre Fâme :

— La charité pour Tamoar du bon Dienl

Plus les lourds battants se rejoignaient brnyamment, et tout le monde se taisait.

Parfois quelques dandys d*estaminet passaient par hasard, s^arrëtaient et lorgnaient. Mais prenant bientôt en pitié tout cet apparat et toutes ces fêtes, ils * poursuivaient leur route vers le Prado, car le Prado existait sons ce nom ou sous un autre.

Vers dix heures, la scène s*anima. Les voitures se succédaient avec une telle rapidité, que le suisse dut tenir la porte grande ouverte.

Les badauds regardèrent alors tout à leur aise, et, contents de leur soirée, regagnèrent leur gtte en gourmandant le ciel de ne leur avoir point donné un demimillion de rente.

Mais les mendiants demeurèrent de pied ferme, e^ leur phalange se recruta d'une notable quantité de ces nomades industriels qui ouvrent les portières des fiacres et baissent le marche-pied.

Malheureusement, les voitures de place étaient eh minorité. C'est à peine si quelque fiacre honteux prenait Taudace de se glisser parfois entre deux resplendissantes calèches.

A rintérieur, les salons commençaient à s'emplir.

Ce n'était point un grand bal que donnait madame de Rumbrye ; c'était une simple soirée. Elle Tentendait ainsi du moins.

Pour notre compte, nous n'avons jamais bien saisi la différence qui existe entre un grand bal et une simple soirée.

38 LB UBIfMAHT HOIR.

Poar nue soirée, on n'invite, il est vrai, que ses amis, tandis que, pour un bal, on rassemble toutes ses connaissances ; mais la liste est la même. Et, de fait, il faudrait avoir t^e bien tristes connaissances pour ne les point admettre au nombre de ses amis, quand il s'agit simplement d'emplir de vastes salons ayant borreur du vide, et ne faisant leur eflfet complet qu'avec un public suffisant. Cela, d'ailleurs, ne tire point à conséquence.

Quoi qu'il en soit, la soirée de madame de Rumbrye n'était point un bal, ce qui n'empêchait pas qu'il y eût des toilettes princiëres et une étiquette irréprochable.

Mais on pouvait se dire à la rigueur : Que serait-ce donc si madame la marquise donnait un bal?

Cette possibilité flatteuse renferme le but et le motif de la subtile distinction que nous venons d'indiquer. -i^^^Il était dix heures et demie. L'orchestre avait préludé ; la maîtresse de la maison n'était point à son poste.

Hélène, avec une grâce parfaite et cette science du monde qui semble naturelle aux filles de race, faisait les honneurs en l'absence de sa belle-mère, et les faisait bien ; mais chacun se demandait néanmoins où était le marquise ; M. de Rumbrye avait jeté deux ou trois fois des regards inquiets et impatients vers la porte de l'appartement de sa femme.

Elle parut enfin.

Tous les yeux se fixèrent sur elle : ceux des femmes avec envie ; ceux des hommes avec admiration.

Un murmure parcourut la salle entière.

Ll MIHDIlirr NOIR. 39

Madame de Rumbrye s'était encore ane fois transformée.

Elle ne s'était point dépouillée de sa grftce native, mais elle l'avait modifiée.

Son laisser-aller se corrigeait maintenant par une réserve aisée; son nonchalant maintien s'était fait digne : la créole jouait son rôle de grande dame.

Elle traversa lentement les salons, variant à l'infini ses compliments et ses sourires, et alla s'asseoir «nprës de mademoiselle de Rumbrye, ^ui, seule dans cette brillante assemblée, pouvait Ihrdisputer le prix de la beauté.

Lorsque madame la marquise avait quitté Juan de Carrai, il était plus de neuf heures*.

Or, à son âge, si charmante qu'on puisse être, la toilette ne s'improvise plus.

De là son retard.

Eu arrivant, elle fit à Hélène un signe de tète pleirr^ d'affection, auquel celle-ci répondit par un signe de tête respectueux.

Il y avait dans ce salut un peu de contf^inte.et beaucoup de froideur.

Le bal reprit son cours.

Pendant cela nous ferons connaissance avec les personnages secondaires de notre drame.

M. le marquis de Rumbrye était un vieux gentilhomme plein d'honneur et de loyauté.

Il avait autrefois éperdument aimé sa femme.

Cet amour s'était refroidi, et les méchantes langues prétendaient que ce n'était pas sans raison. > M. de Rumbrye avait, dit-on, pardonné bien* des

é/0 Li mbhmaut «eu.

fois ; fMiateBint esoore il ne faisait point de bmit, parce qu'un galant homme doit se taire en certaines drcoistaaoes; mais le monde, auquel il foisait le sacrifice de ses colères conjugales, ne s'en montrait point reconnaissant, et c'était tout an plus si M. le marquis, en y mettant une extrême bonne volonté, pouvait espérer que le noble nom de Rumbrye restât auHlessus de cette fftcbeuse atteinte.

Gette situation, que la morale et la courtoisie nous engagent à nq^amer exceptionnelle, rendait M. de Rumbrye froid et pan désireux de se produire.

Ancien émigré, comblé de dignités et d'honneurs par la branche ahiée de Bourbon, il subissait les nécessités de sa haute position et représentait comme il Aut ; «lais ces fêtes le fatiguaient.

Il devinait la pensée secrète de toute cette foule à ^^on égard ; il croyait lire dans tous les regards un mot insultant et fatal , il eût voulu fuir la société de ses pairs.

Pourtant, ^ madame la marquise avait jadis — à une ou plusieurs) reprises — transgressé la foi conjugale (et ce fait passait pour notoire), depuis longtemps sa conduite n'avait rien de répréhensible.

L'amour avait été pour son cœur une occupation ; elle avait maintenant d'autres passe-temps et ne se donnait pas le loisir de nouer des intrigues galantes.

Elle aimait son fils d'une tendresse passionnée et sans bornes ; c'était peut-être le seul sentiment louable qui fût au fond du cœur de cette femme que le hasard semblait avoir parée loutes les séductions pour

El ■nmâiT nom. M

mieiUL masquer te noir et repoussant ibtae ds «on âme.

Toate raffection de M. de Rumbrye était conolotrée sur sa fille, qa'il avait eue d*un premier mariage, et il s'applaudissait tous les jours de u*ayoir point d'aifiuit de son union actuelle.

 part Hélène, il n'aimait personne, si ce n'est le roi et Xavier, qu'une circonstance fortuite avait fait son protecteur deux ans auparavant, pendant la réaction des Cent-Jours. C'était là, du reste, un de ces services que tout homme de cœur peut rendre.

Xavier, jeune et chérissant d'instinct la gloire imr pénale, avait salué avec enthousiasme le retour de I^apoléon.

Ses opinions connues l'avaient mis à mèm^de défendre efficacement le vieil émigré contre les insultft de cette partie du peuple qui conspue sans cesse le vaincu et glorifie le vainqueur.

Ce bon office rapprocha H. de Rumbrye de Xavier. Malgré la différence d'ftge et d'opinions, malgré l'extrême distance qui les séparait sous le rapport de la position sociale, une sorte de liaison se forma entre eux.

Le marquis était fait pour apprécier l'âme noble et pure du jeune homme.

Il l'auna.

Quant à Xavier, il aima mad^oiselle de Rumbrye, qui le paya de retour. ^ '

Le lecteur, nous en sommes certain, ne nous demandera point l'explication de ce fait.

Xavier était beau ; il parlait bien etcbtdeurç^penant.

ii ' LE UBIDUlfT NOia.

HélèDe lui donna soacœar à son insu.

Quand elle découvrit son amour, il était trop taçd ; elle si sentit faible et n'essaya pas de combattre.

Hélène était une charmante fille de dix-sept ans. Le type^e sa physionomie était tout français. Sa beauté consistait plus dans Texpression que dans la parfaite régularité de ses traits. Ses grands yeux bleus avaient des regards doux et fins ; son front sérieux pensait ; sa bouche mobile avait à peine besoin de parler pour, se faire comprendre.

Parfois une, éducation trop sévère comprime Tâme, IMnlelligence des filles de grande maison. Pour avoir tout appris, elles ont perdu leur nature et ne savent point sourire, parler ou se taire autrement que par le-

n etéuivant une rède.

Hélène avait échappé à ce travers.

Son père ne Tavait point exclusivement confiée aux soins de madame de Rumbrye, il Tavait laissée libre.

Madame de Bximbrye; de son côté, curieuse de cap^ ter la confianoc de sa belle-fille, s'était montrée marâtre complaisante et ne lui avait jamais dit que de douces paroles.

Mais les femmes ne savent bien tromper que les hQmmes ; Hélène se défiait de madame de Rumbrye.

Elle se défiait d^elle en ce sens qu*elle ne croyait point à son affection ; elle se défiait d'elle surtout pour cei|uL regardait Xavier et son amour.

Maintes fois, la marquise, avec ses insinuantes et irrésistibles façons qui sont l'éloquence des femmes, (tvait essayé de provoquer une conSdeuce,

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