Op. cit., n
1 en
à propos des successions (art. 756 ancien, 757 nouveau) mais qui domine toute la théorie du Code Napoléon : c’est que, en dehors de ses père et mère, l'enfant naturel n'a pas de famille. La parenté naturelle n’a qu’un seul degré et ne va pas au delà. Cependant, si la loi a parfois respecté ce principe en refusant d'établir l'obligation alimentaire au delà du premier degré entre parents naturels et en décidant dans l’article 299 du Code pénal que le meurtre d’un ascendant naturel ne constituait pas un parricide, elle a été contrainte dans deux autres cas de le violer. Il en est ainsi dans l’article 158 qui déclare applicables aux enfants naturels légalement reconnus les dispositions des articles 151, 152,153, 154. Il en est de même des articles 161 et 162 qui prohibent le mariage en ligne directe entre tous les ascendants et descendants, légitimes ou naturels, et les alliés dans la même ligne et en ligne collatérale entre le frère et la sœur légitimes ou naturels et les alliés au même degré. Les articles 759 et 766 vont pareillement à l’encontre de cette règle en appelant notamment à la succession des enfants naturels des frères et sœurs légitimes.
Telle est dans ses faits les plus saillants et rapidement énumérés la situation de l’enfant naturel en France quand il est reconnu. Et encore une fois il n’y a à ces divers points de vue aucune distinction à faire entre les père et mère naturels. Nous allons voir combien est différente cette situation dans la
législation allemande.