Halewyck, loc. cit., p
mation est devenue beaucoup plus fréquente qu'avant 1900 (1) ». On explique de la manière suivante cet effet de la loi. L'auteur de l’enfant a plus d’intérèt à épouser la mère et à légitimer l’enfant qu’à rester séparé d'eux en payant la pension à laquelle il a été condamné. Et, dans les classes inférieures du moins, il ne peut songer à épouser une autre femme, ses ressources consistant d'ordinaire uniquement dans son salaire, ne pouvant lui permettre de supporter cette double charge. Cependant, nous nous trouvons ici en face de faits non contrôlés ni susceptibles de l’être, car « les statistiques allemandes ne donnent pas les chiffres des légitimations ». L’assertion est cependant vraisemblable. Affirmations gratuites encore que celles qui prétendent que la nouvelle législation a pu avoir effet sur la criminalité des enfants illégitimes. « En attendant, dit encore notre auteur (2), que la nouvelle génération soit arrivée à l’âge adulte, les auteurs se contentent d'insister sur le rôle nuisible que l’enfance naturelle a exercé jusqu’à présent. »
D’après les statistiques citées (3) les crimes contre l'enfance auraient diminué. Mais, par contre non seu-
lement les avortements auraient augmenté « mais les statistiques en révèlent dans les deux provinces une augmentation hors de pair avec la population (4) ».