‹ La Recherche du Bacille Tuberculeux dans les Différents MilieuxChapitre 17 sur 22 · PEAU · texte numérisé non relu

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eulot de centrifugation. Ceci nous suffit et nous servira d'argument en faveur de notre procédé que nous exposerons plus loin. |

En résumé, du travail cilé, nous ne pouvons retenir que deux faits contrôlés par nous-même :

Pour collectionner les bacilles au fond du tube de centrifugalion dans un crachat fluidifié, homogénéisé, il faut nécessai-

rement deux conditions :

1° Que la densité ne soit pas trop considérable (D <1.030-1.050);

2° Que la viscosité n’intervienne pas!!

On ne saurait contester à Bezançon et Philibert d’avoir singulièrement éclairé la question de la densité. Par des expériences bien conduites, ils ont démontré la nécessité absolue de déterminer la densité du crachat rendu fluide, et de l’abaisser lorsqu'elle est supérieure à 1.080 si toutefois on veut collectionner les bacilles en culot. Ce n’est donc pas sans raison que pour ce faire ils conseillent d'ajouter de l'alcool faible pour diminuer la densité. Évidemment cette addition dilue les bacilles, mais on a la certitude d’en trouver dans la prise d'essai au moins autant que si l’on avait recherché sans mettre de l'alcool, les germes élant disséminés dans le mélange. -

Dés études d'Auclair, il ressort en effet très manifestement que des bacilles mis dans de l'eau salée de densité voisine du bacille de Koch tombent au fond, restent au milieu ou gagvent la surface. probablement suivant les ‘partieularilés du poids spécifique du bacille lui-même. Dans la pratique, des débris

cellulaires incomplètement histolysés entraînent les microorga-

nismes. Cela confirme les essais de Dilg qui, dans une solution de NaCI à 25 p. 100, D — 1.192, trouve les bacilles épars après centrifugation.

Nous avons tenu à répéter nous-même les expériences des différents auteurs qui se sont occupés de cette question spéciale et nous avons tenu compte particulièrement de certaines affirmalions de Corone. 5

ee

: Nous avons collectionné par quelque procédé que ce soit des bacilles de Koch et nous sommes assuré par examen microscopique que l’histolyse était parfaite.

- Nous avons ajouté une anse de cette concentration des microbes à des liquides de densités et dé nature différentes et avons cherché où se trouvaient après centrifugation de temps égaux les germes cherchés. | |

Le tableau suivant résume nos résultats ?

En culot En surface 19BenroL De 104 6e ane totalité 0 29-Bau dislillée,: D —1.000. 2... totalité 0 30 Eau distillée NaQI 2 p. 100 : D — 1.014. totalité très rares. À Eau salée NaCI 11 p. 400 : D— 1.081. disséminés. 5° Eau salée NaOI 25 p.,100 : D — 1.192. majorilé très rares. 60 Sous-acélale Ph. : D —1.320........ 0 tolalité.

(liqueur officinale).

Les résultats sont tout autres si l'histolyse est incomplète, la densité réelle étant ‘égale à celle du bacille ajoutée à celle des débris cellulaires ou autres qui y adhèrent. Dans ces cas, la majorité des bacilles se trouvent en culot et sur la préparation colorée on peut voir nettement des bacilles sur des cellules inaltaquées. C'est, en plus d’autres, une raison principale des échecs dans les différentes méthodes de recherche.

Influence de la viscosité.

Nous avons préparé des solulions aqueuses de glycérine :

Glycérine à 10 p.100...... D = 1.0245 Glycérine à 30 p. 100 ...... D — 1.0907 Giycérine à 70 p. 100...,... D —1.201

On ajoute à chaque solution une anse de bacilles. On agite et on centrifuge pendant des temps égaux.

Dans la solution de densité la plus faible D — 1.02, on trouve quelques bacilles en culot. On n'arrive plus à en trouver

dans la D — 1.090. On n'en trouve jamais dans la solution de densité supérieure.

Avec Corone, nous notons donc l’action antagonisle de la viscosité s'opposant à la centrifugation et à l’action du poids spécifique du bacille. Cr \

Nous:devons dire ici que le crachat lui-même a une viscosité propre en plus de celle du liquide collecteur ou histolysant; c'esi ce qui nous à fait abandonner nos essais de détermination de la viscosité (Voir CI. Martin, « Tension superficielle », thèse de Bordeaux). La viscosité comme la tension superficielle croit avec la densité des liquides. Mais ceci (Ramsay) n’est exact que pour les liquides simples; pour les solutions ou mélanges, on n’observe pas de proportionnalité vraie entre les coefficients de viscosité el de tension superficielle de deux liquides et ceux de leurs mélanges.

Si, d'autre part, nous agitons avec de l’éther ces différentes solutions glycériques ci-dessus mentionnées et que nous centrifugions, nous trouvons, d'une manière constante, les bacilles captés par le liquide léger, en surface; disons que presque . jamais il n'en reste dans le culot. es

L'éther est émulsionné et l’on sait que d’après Duclaux une émulsion est d'autant plus stable que le liquide émulsionnant a une plus grande viscosité, que le liquide émulsionnant donne, par agitation, une mousse plus persistante. |

Des critiques que l’on vient de lire, il ressort manifestement qu'il convient de donner la préférence à une méthode utilisant un liquide dense, dont l'extrême densité ne sera que peu influencée par celle du crachat. On doit donc trouver plus judicieux l'emploi des collections lourdes où l’on collectionne, grâce à l'entrainement d’un liquide de très faible densité, les bacilles en surface. La viscosité de plus du liquide émulsionnant et celle possible, surajoutable du crachat, accroissant les garanties.

Telles sont les constalations expérimentales qui nous ont amené au choix de notre méthode personnelle que nous allons

exposer.

Nouveau procédé d’homogénéisation et de « collection ».

La densité du bacille de Koch nous étant connue, nous n'avons pu, pour le choix d’une méthode, tomber dans Îles mêmes errements que beaucoup d’auleurs qui négligeaient ou ignoraient cette notion fondamentale. Nous avons déjà dit que cette densité est comprise entre 1.010 et 1.080; les crachats étant généralement hétérogènes ont des densités très variables, mais en majorilé supérieures à celle de l'eau.

Nous avons donc donné notre préférence à une méthode augmentant d'une manière considérable la densité, jointe à la viscosité du mélange : crachat agent fluiditiant. © :

De cette façon, nous avons la certitude, en collectionnant en surface et a fortiori avec l’aide de l'ascension d’un liquidè léger, de ne plus trouver aucun bacille dans le culot de centrifugation, mais la totalité à la partie supérieure du tube.

Comme dans les méthodes précédemment données, il nous fallait un liquide susceptible de dissocier le crachat, de le fluidifier et répondant aussi aux notions de densités désirées. Jadis nous avions fait de nombreux examens, privé de centrifugeuse, par la méthode peu théorique et si inconstante de Straus par sédimentalion. Nous avions trouvé que l'histolyse élait suffisante pour permeltre des frollis facilement lisibles; le borate de soude et l’acide borique donnent en effet, à tous points de vue, des résultats assez satisfaisants.

Notre choix fut done arrêté sur la solution aqueuse saturée de borate de soude et d'acide borique, d'après Stroscheim, cité par Straus et par Pertig :

Faire dissoudre 8 grammes de borax et 12 grammes d'acide

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