‹ La recherche du salutChapitre 16 sur 19 · PRÉCAUTIONS A OBSERVER · texte numérisé non relu

PRÉCAUTIONS A OBSERVER

\ [, 3.) Mais ce désir de coDDaissanco es à-fait dllTérent de l'esprit de curiosité, esprit se manifeste de plusieurs manières quefois par la fréquentation inconstant différents lieux de culte public. Cela pi souvent d'une inquiétude et d'une ag d^esprit communes aux personnes qui € dans la vie religieuse. Gomme la colon Noé, elles vont de lieu en lieu cherchani pos, mais elles ne le trouvent point ; ou comme un malade tourmenté de la fièv bliant que la cause de leur agitation est ei mêmes, elles changent continuellemc place, dans Fespoir de trouver ce repos q ne peuvent obtenir. Ne recevant point c solation de la part d'un prédicateur, ell prennent à ses sermons, et courent à ui dont le ministère les tranquillise pendan que temps. Le plaisir de la nouveauté avait charmés s'évanouit bientôt; elle à un autre pasteur qu'elles quittent < pour un autre encore, sans avoir obtcn paix qu'elles ne peuvent rencontrer null Préservez-vous de cette illusion, et sou' vous que c'est en Christ seul , et non d ou tel lieu de culte public , ou sous tel ministre, que vous trouverez le repos et 1

C'est la doctrîDe du salut gratuit en Christ qui doit calmer et guérir votre inquiétude, et non telle ou telle méthode particulière de présenter cette doctrine.

Cette inconstance et cet amour du changement proviennent quelquefois d'une excessive eu' riosité. Quelques nouveaux convertis se rendent avec empressement partout où il y a quelque chose d'extraordinaire ; ils courent après ces prédicateurs populaires , et après tous les orateurs qui parlent dans les nombreuses réunions des institutions religieuses de nos jours. Cette habitude n'est nullement favorable au développement des sentiments religieux ou au progrès de la grâce dans l'âme. Ces grandes assemblées mêmes ne sont point l'atmosphère la plus favorable à la piété tendre d'un néophyte. H 7 a dans les sentiments d'une âme nouvellement entrée dans vie religieuse une délicatesse, un recueillement qui s'accommode mal de l'apparence un peu séculière de ces assemblées , d'ailleurs très utiles. Le genre d'éloquence qui y domine est plus propre à affaiblir les convictions qu'à les fortifier , et à distraire l'inquiétude qu'à la calmer. Si nos anniversaires religieux pouvaient s'entourer de cette solennité que la religion exige, ils seraient peut-être

iiS PRÉCAUTIOI^S A OfiSÈKtER

pour ceux qiii cherchent le salut un idoyen de grâce ; niais cela peut à peihei être espéré, et nous conseillerons aux chi^iiens qui travaillent à se convertir de ne pas fir6(|ûèhtet' trop assiduement nos réunions publiques i ils doivent plutôt chercher la solitude , Èê Mitét à la Méditation et au recueillemeijf , obéir à là voii de leur conscience et àùi éùébi^nemetitè du Saint- Esprit. Leur intérêt linmédiat, c'ëètleMut; et quand ils Auront la confiance dé Fàf 6ir obtenu , ils s'inquiéteront alors iiécëàttaifètfient du salut des autres , et s'unir otit dveê leurs frères en Jésus-Christ dans toutes lëé associations ayant tin but d'utilité chtétieiitiê.

Là curiosité se manifeste encdte â'iitaèi aiitré fnaùiéré. Je teux parler de cette diilposiiiioti à pénélrè¥ les mystères profonds^ les choèeé éàèlUés, les secrets que Dieu ne Ho'i» û poinf rétjélKà: Lés chrétien^ les mieux affermis , les théologiens les plus sages et les plus profonds poussent quelquefois leurs recherches trop loin, et cherchent souvent d'une main audacieuse à écarter le voile du sanctuaire. Abstenez-tods-en soigneusement ; il y a des questions qui ne conviennent nullement à l'état de votre ëspHt , telles que l'origine du monde moral, la manière de concilier la prescience de Dieu avec la li-

ibétif^ ^ynabolique^ et pop e^por^ aicpo^pjii^. yem p'ay ez affa j|rç qj^^u^ vérité* lf?§ piq? çîwple^ !^ te^ pluf ç);^ire9 de DSyanplp. totr^ intérêt est 4'pbtepfjr |,e prdpa, la ip^vf. et l'espérance, et poi^r ceif il j^ fa^J; ppjflt çqtQur^r li( croi^ des u^^fes ^t de^ obscurités dç la métaphysique, ^ajs ypijfs 4p^^^ 1.9 voir telle q^e npM^ U préseptp ^i p^^c^p de pieu. Op a d|f; qu'il y a flans TËcr^t^r^ ç^ f|p^ profondeurs dapf l^iqpeUes un élépfi^ut peut ni^er et 4&^ )^9sfi^S qu'un agpe^ii ppi|t tr^yer^p^ ; P ^n^?- YQ^Sr^ prudeippient ^ çeu^-ci et ne vpus h^*s^rdez poipt 44P$ )es ç^?: p|rpfoQ4ps.

f)lf celfe de Iq parole tf« JDietf , <?l t^ prêtai poin^ fpqi]^rimpe vfiligiçme ^ <^}^e9 çhrélfis^s pqy,r miê épreuve de ff^ vérifé §^ 4ç f<f féf^lUé ^ fa pqife. JU RiWe , et la ^i}Ae se]ii)p , est la règle de 1^ piété ; pt , ppmru qffe vois idées , vos septi-^ ments et votre condqi^ y ^Qiept cqnforpie? , il importe peu qu'ils spiept d'accord jQivec ce qu'f^propvept le^ autres. Ce n'e^ pas que l^ pî^é lies chrétiens véplt^e^ soit su^ept^ble f de différepces impprti^pjtes et ftin4aipentf^e9 ; t mais tout en s'aqcK^n^p^ ispr le fopd^ , il pep|; y %voïf qpelqiu^ 4IPr^9^ acçideptelleg ; il peut

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y aYoir unité de genre, mais variété d'esj^èces Tous les vrais chrétiens aiment Dieu, haïssent le péché, sentent le prix du sacrifice de Christ, se livrent à la prière et vivent saintement; mais ils peuvent n*étre pas arrivés à cet état par les mêmes moyens , et ne pas être également accomplis. En lisant des biographies religieuses , vous observerez de grandes dissemblances dans Texpérience chrétienne des enfants de Dieu , et vous serez exposés à tomber dans de vives inquiétudes parce que vous n'aurez point éprouvé les mêmes sentiments que les saints personnages dont vous étudiez la vie. Si vous voyez des exemples d'une piété extraordinaire , n'en concluez pas que vous n'avez point de piété parce que vous ne les égalez pas, mais plutôt voyez ce que vous pouvez devenir ; soyez humilié de ne pas leur ressembler davantage, et que leur exemple encourage votre zèle au lieu d'affaiblir vos espérances et de paralyser vos efforts.

5<> Que vos convictions ne soient point affaiblies^ ni votre esprit ébranlé par les exemples de rechute ou d'apostasie qui se rencontrent quelque fois par* mi les chrétiens, même parmi ceux qui étaient regardés comme les plus éminentf.

Les sentiments et la conslaïkc^ dâ <::eux qui

cherchent le salut reçoivent sans doute un choc terrible quand ils voient tomber ceux qui étaient le plus haut placés dans Faffection des croyants et dans Testime du monde. Plusieurs en ont reculé et se sont détournés des voies de Dieu. Mais que cette conduite est insensée et coupable ! Jésus-Christ ne nous a-t-il point prémunis contre ces exemples quand il a dit : a Malheur au monde à cause des » scandales; il est impossible que des scan- » dales n'arrivent point ; mais malheur à » rhomme par qui le scandale arrive ! )> (Mat., XYIII, 7.) De tels exemples sont Faccomplisaement d'une prophétie , et prouvent , comme toutes les autres prédictions accomplies, l'inspiration de celui qui les prononça.

Ils prouvent aussi l'origine divine de la rehgion chrétienne, car si elle ne venait point de Dieu, il y a longtemps qu'elle aurait été anéantie par l'inconduite de ses amis avoués, qui Font mise en plus grand danger que ses ennemis déclarés.

^ Que la conduite des faux chrétiens ne voud affecte donc point d'un autre sentiment que celui d'un profond chagrin , et d'une autre sollicitude que celle de vous préserver de leurs exem{des« .

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