‹ La recherche du salutChapitre 6 sur 19 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

HÉCESSITÊ d'acquérir LA COimAISSANCE DE

L'ÉCRmjRE-SAii<rrE, et des notions claires

DE LA TÉRITÉ DIYINE.

Il D'y a rieo de plus important pour la recherche de la vie éternelle , que la nécessité de comprendre parfaitement le pian du salut et les doctrines de TÉcriture-Saiote. Efforcezvous d*en acquérir des idées claires, des vues nettes, des notions justes et précises. Le souci de beaucoup de gens n*est guère autre chose qu'une ignorante sollicitude à Tégard de la religion : ils ont à peine une idée nette de ce qu'elle est véritablement. D'autres, un peu plus éclairés, ne considèrent la piété que comme un état d'excitation intérieure, ou comme un ensemble de pratiques extérieures. Il est donc essentiel que vous compreniez bien que tout l'édifice de la sanctification doit avoir la connaissance pour base. La vraie conversion est appelée dans les Ecritures a l'acquisition de la connaissance do la vérilé. n Vos impressions reli-

44 DE LA CONNAISSANCB

gieuses g'efracer£)nt aisément, et votre sollicitude s'apaisera bientôt , si vous ne prenez pas le temps et les moyens nécessaires pour vous instruire de la vérité. 11 y a beaucoup à apprendre et à savoir , aussi bien qu'à sentir et à pratiquer, et ni vos sentiments ni V09 actions ne peuvent être justes sans l'instruction. — Bien des gens reculent ou n'avancent que lentement , parce qu'ils ne s'étudient pas à acquérir la connaissance de la vérité divine. Un voyageur ne pourrait parcourir une contrée étrangère sans en consulter la carte. Pourraitil voyager avec rapidité et avec succès s'il ignorait la véritable route? Comment donc pourriez-vous avancer dans la voie du ciel, sans étudier la Bible, qui en est pour ainsi dire la carte ? Ou , pour employer une autre comparaison , supposez que vous vous trouviez dans des embarras financiers, et qu'un de vos amis vous indiquât par écrit les moyens non-seulement de sortir de vos embarras, mais même d'acquérir une grande fortune, que feriez-vous ? Vous metlriez-vous promptement et étourdiment à l'œuvre pour arriver au but de vos désirs ? Non. Vous vous diriez que votre succès dépend de l'exactitude avec laquelle vous suivrez les directvous Ac noVc^ wxvv ^ et

DE l'écritore-sainte, etc. 45

par conséquent tous les liriez, vous les étudieriez avec soin jusqu'à ce que vous les connussiez parfaitement, persuadé que tous vos efforts seraient inutiles si vous ne saviez comment les diriger. Cette marche serait tout-àfait rationnelle, et vous devez comprendre que pour devenir vraiment pieux, il est également nécessaire que vous connaissiez à fond la nature et l'objet de la religion. La connaissance est une base indispensable.

La religion est la repentance envers Dieu ; et pouvez-vous vous repentir, si vous ne connaissez ni le Dieu que vous avez offensé , ni la loi que vous avez enfreinte, ni le péché que vous avez commis ? La religion est la foi en notre Seigneur Jésus-Christ ; et pouvez-vous croire véritablement , si vous ne savez en qui et à quoi vous devez croire? La religion est Tamour de Dieu ; mais pouvez-vous aimer celui que TOUS ne connaissez point? Vous devez donc prendre du temps pour la réflexion; vous devez mettre votre esprit à la tâche ; vous devez étudier la religion comme une science à connaître, comme un sentiment à éprouver , comme une règle à suivre. C'est une loi de Tesprit humain, que la foi et le sentiment ne peuvent venir que de la connaissance. Si vous vouW^i v^wc ^^\

4(i DE LA COXXAISSANCE

â une personne, Taimer , vous réjouir en ello, pourriez-vous faire naître en vous ces sentiments directement et sans intermédiaire ? Ne devriez-vous pas avoir quelques motifs particuliers de confiance, d'affection, de joie? Aucune passion ni aucune affection ne peuvent être excitées sans causes particulières et connues. Sans cela tous vos efforts seraient inutiles. De là, résulte la nécessité d'avancer dans la connaissance des choses divines. Le moyen d'augmenter votre foi est d'accroître la connaissance de ce qui en^ doit être l'objet : le moyen devons affermir dans Tamour de Dieu, c'est de vous affermir dans la connaissance de ce que vous devez aimer. Tel est Tordre de la nature: savoir, sentir, pratiquer; c'est aussi Tordre de la grâce. Donc , pour marcher sûrement dans la vie religieuse, vous devez fixer les yeux sur des objets situés hors de vous, sur ceux que vous offre la parole de Dieu. Si vous demandez quels sont ces objets que vous devez vous attacher à connaître , les voici :

1°. Les perfecliom morales de Dieu, La connaissance de Dieu est la base de la religion. Dieu, quant à sa natdre, est un esprit toutpuissant, sachant tout, présent partout; sonàant les cœurs et le» rew^ ^e^^ ^wt-wvU des

DE l'£CAitujœ-s»aintk, ctc. 47

hommes. Quant à ses attributs moraux , il est dit: a Dieu est amour, Dieu est lumière; » on doit entendre par là qu'il est bon et saint; si saint, que les cieux mêmes sont impurs deyaot lui ; si juste, qu'il est forcé par la perfection infinie de sa nature de déployer sa colère contre toute impiété et contre toute injustice humaine; en même temps, c'est un Dieu qui ne peut mentir, mais qui tiendra rigoureusement chacune de ses promesses ou de ses menaces. mon cher lecteur ! arrêtez-vous sur cette considération du caractère divin , une haine infinie du péché, une pureté infinie, une justice immuable , une vérité inviolable. Arréte^vous et méditez : mais pouvez-vous lever les yeux et soutenir cette vue ? tandis que les Chérubins se couvrent la face de leurs ailes, et que placés devant le trône éclatant, ils répètent sans cesse : Saint, saint, saint est le Seigneur des armées ! tandis que le prophète , saisi de terreur, se prosterne en s'ècriant : « Malheur à » moi ! je suis perdu , parce que mes lèvres )» sont souillées. » (Ësaïe , YJ , 5. ] Oh ! quelle dépravation, quelle profonde corruption de l'homme pécheur devant le Dieu saint !

2<^. Vous devez comprendre la Loi, la loi des dix comuMuideineiits, laloimoraie.Nou^^^N^x

48 DE tA CONNAISSANCE

connaître la spiritualité de cette loi qui vous demande l'obéissance de Tesprit et du cœur, qui régit les pensées les plus secrètes de votre âme, aussi bien que les actions de votre vie. Dieu voit et sonde le cœur, il en exige une obéissance parfaite et lui interdit tout mauvais penchant. La loi de Dieu , expliquée par Jésus- Christ, condamne la colère à l'égal du meurtre, et les pensées impures à l'égal de l'adultère. Elle exige de toute créature humaine une soumission complète et sans réserve, depuis le commencement de la vie jusqu'à la fin, en pensées , en paroles, en actions ; elle ne rabat rien de ses exigences et ne fait aucune concession à la faiblesse humaine . (Mat. , Y, 17-48. Jacques, H, 10-11. ) Cette perfection de la loi est une idée redoutable, un miroir terrible présenté à une créature pécheresse.

Vous devez comprendre le but de la loi : elle ne nous est pas donnée pour nous sauver, mais pour nous gouverner et nous condamner ; pour nous montrer ce que c'est que le péché, et pour nous condamner si nous le commettons.

( Rom., m, 20. Galat., lll, 10. ) Vous ne savez rien si vous ne connaissez pas la loi. « Le pé- » ché est une transgression de la loi. » (1 Jean, Ui, 4,^ Jfa/s comment pouTtex-Noxsa connaître

DE L'éCRlTURE-SAINTE, etc. 49

le péché, si tous ignorez la loi? pécheur !

combien vos transgressions sont graves et nombreuses, si chaque déviation de la loi, en pensée aussi bien qu'en action, est un péché ! Lisez ce que dît notre Seigneur ( Mat., XXII, 37- 39 ) : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout n ton ccéur, de toute ton âme, de toute ta pen- » sée, et tu aimeras ton prochain comme toi- » même. » Injonction redoutable ! Avez-vous ainsi aimé Dieu et votre prochain ? Question terrible et accablante ! Dans quel état de péché avez-Tous vécu ! Votre vie n*a été qu'un péché continuel» car vous n'avez pas aimé Dieu ; et ne pas aimer Dieu , c'est la réunion de tous les péchés en un seul. Peut-il y avoir un plus grand péché que de ne pas aimer Dieu ? Aimer le monde, aimer des choses futiles, aimer le péché et ne pas aimer Dieu !

3<*. Cela me conduit à remarquer qu'il faut aussi comprendre le mcU du péché. Les hommes n'attachent pas au péché la même importance que Dieu. Qui a chassé Adam et Eve du paradis? Lepéché.Quiafaitpunirl'ancien monde par le déluge? Le péché. Qui a détruit la cité de Dieu et dispersé son peuple élu sur la fisice de la terre? Le péché. Qui a produit les maladies, les accidents, le travail, les soucis, la

guerre, la peste, la famine? Le péché. Qui a fait du monde un vaste cimetière pour ses habitants? Le péché. Qui a allumé les flammes de Tenfer? Le péché. Qui a crucifié le Seigneur de la vie et de la gloire? Le péché. Qu'est-ce donc que le péché? quel autre que Dieu peut en concevoir toute Thorreur? Avez-vous jamais réfléchi que ce fut un seul péché qui introduisit la mort et le malheur dans le monde ? et ne frémissez-vous pas en peni^ant qu'il habite en vous? Quelques-uns voudront vous persuader que le péché est une bagatelle ; que Dieu n'y attache pas tant d'importance, et que vous n'avez pas besoin de vous en inquiéter si fort. Mais que vous dit Dieu lui-même dans sa parole, dans sa providence , dans les tourments des damnés, dans la crucifixion de son fils ? Vous avez non-seulement assez de péchés en vous pour mériter les supplices de l'enfer et pour vous y plonger, si Dieu ne vous pardonne , mais aussi pour entraîner avec vous des multitudes à la perdition.

4<^. Ce n'est pas assez de connaître vos propres

péchés , vous devez aussi connaître la corrup-

^ tion originelle et inhérente à votre cœur. Il y a le

péché de votre nature , comme le péché de vo-

tre conduite. Notre Seisueut ikQv>& ^\\. ^nva ^

DE l'écriture-sainte, ctc. 'A

qui sort de la boucbe vient du cœur et souille rhomme ; car c'est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les fornications, les larcins, les faux témoignages, les blasphèmes (Mat., XV, 18 , 19). Le cœur est la source impure d'où découle le cours fangeux d'une conduite vicieuse. Le cœur est un grand réservoir d'iniquité. Les hommes excusent parfois leurs mauvaises actions en disant qu'au fond ils ont bon cœur ; c'est une funeste méprise, car le cœur de tout homme, même du plus méchant, est encore pire que sa conduite. Pourquoi les hommes ne cherchent-ils pas, ne servent-ils pas, n'aiment-ils pas Dieu ? Parce que l'esprit charnel est inimitié contre Dieu. Pourquoi commets" tent-ils le péché? Parce qu'ils l'aiment au fond du cœur. Ce n'est pas la condition originelle de l'homme ; car Dieu créa Adam à son image, c'est-à-dire juste et saint, mais il désobéit à Dieu en mangeant le fruit défendu, tomba dans un état de péché, et nous légua sa corruption (Rom., V. 12—21)^ Persuadez-vous que vous êtes entièrement corrompu dans votre nature et dans toutes vos facultés ; car sans cette pensée vous vous attacherez à une réforme purement extérieure, et vous né^W^Ç^t^xV^NfeûVa.-

ble conversion, le renouvellement de l'homme intérieur. Si vous voyiez un bomme affligé d'une dégoûtante maladie de la peau se contenter d'appliquer des topiques extérieurs, vous Tavertiriez que le siège de sa maladie est dans le sang, et qu'il doit le purifier par des médicaments. Vous devez d'abord Irendre Tarbre bon, dit le Seigneur, car un arbre qui est mauvais ne peut porter de bons fruits (Luc, VI, 43). De même votre cœur doit être changé avant que vous puissiez produire de bonnes œuvres.

Vous avez besoin, non-seulement que Dieu vous pardonne votre pécbé actuel , mais aussi qu'il vous purifie du péché originel. Pour être sauvé, il faut un esprit droit et un cœur nouveau. Lisez Psaumes LI et LUI; Jean, 111, 1-8; Galat.. V, 19-25 ; Éphès., IV, 17-24.

5<»EflForcez-vous de vous faire une idée claire et exacte de l'office et de l'œuvre de médilaion de Jésw-Christ. Si vous ne comprenez pas ce point, tout sera confusion dans votre esprit, et désespoir irrémédiable dans votre âme. II ne suffit pas de savoir en général que Christ est mort pour sauver les pécheurs; il faut aussi savoir pourquoi Dieu a voulu les sauver ainsi, pourquoi le repentir et l'amendement ne suffisent pas seuls pour leur obtenir lepardou, quel est

DE L'ÉCRirURB-SAINTE, etC. 53

le dessein précis de la mort du Christ. C'est ce que je vais vous expliquer : Dieu est saint, il a le péché en horreur, il gouverne le monde avec une justice rigoureuse, il a donné une loi qui eiige une obéissance parfaite, et il a menacé de la mort tous ceux qui enfreindraient cette loi. Or, tous les hommes ont enfreint la loi et ont encouru la peine. Si donc, parce qu'un pécheur se repent et s'amende, Dieu le recevait en grâce, où serait sa véracité , lorsqu'il menace de punir le péché ? Comment pourraient se manifester sa sainteté, sa haine du péché, sa justice? Que deviendraient l'importance et la gravité du péché? Que deviendraient la loi de Dieu et son gouvernement moral? Quel gouvemementfaumain ou divin pourrait subsister, si l'on pardonnait indistinctement à tous les coupables, pourvu qu'ils se repentissent? Mais que fout-il donc faire? La repentance n'est-elle pas tout ce que le pécheur peut offrir? Je réponds à cela : La repentance esl>-elle tout ce que Dieu a le droit d'exiger? Et , de plus, elle n'est pas tout ce que le pécheur peut offrir, puisqu'il peut , en outre , souffrir la peine de son péché. Ne commencez-vous pas maintenant i comprendre la sainteté de Dieu et toute l'bor- TeoT du péché? Croyez-vous que vous puisse

sicz jamais être en repos, si vous n'aviez que la repentanceàoflFrir?Non; vousTavez éprouvé ; vous avez renoncé à beaucoup de péchés, vous êtes revenu à l'accomplissement de beaucoup de devoirs, vous avez lu, prié, pleuré, veillé, et cependant vous n'êtes point en repos. Pourquoi ? parce que vous connaissez la sainteté, la véracité, la justice de Dieu, et parce que vous comprenez que ces perfections divines ne lui permettent de vous pardonner vos péchés qu'à la seule condition de votre repentance. Et votre conscience, comme le glaive flamboyant du chérubin, vous effraiera toujours, et vous éloignera de Dieu tant que vous n'aurez à lui offrir que vos larmes, vos prières et vos œuvres. Votre conscience rend témoignage à la sainteté et à la justice de Dieu. Et, maintenant : « Voici l'Agneau de Dieu qui ôte » les péchés du monde.» (Jean 1, 29) — «Celui » que Dieu avait destiné pour être une victime » propitiatoire par la foi en son sang, aOn de » faire paraître sa justice par le pardon despéù chés commis auparavant, pendant le temps » de la patience de Dieu ; afin, dis-je, de faire » paraître sa justice dans le temps présent ; en » sorte qu'on reconnaisse qu'il est juste et qu'il » justifie celui qui a fol en Jèsus.^> IRora.y m,

DE l'écriturehsaikte , ctc. .75

24, 25.) Lisez aussi ces paroles du même apôtre : « Car celui qui n'avait point connu le pé- « ché, il Ta traité, à cause de nous, comme un a pécheur, afin que nous devinssions justes de- « vaut Dieu par lui.v> (2 Cor. V, 21). Ésaie nous dit : Cl Dieu a fait venir sur lui l'iniquité de a nous tous » (LIU, 6) ; et Tapôtre Pierre dit : a 11 a souffert, lui juste, pour nous injustes, a afin qu'il nous amenât à Dieu. » (1 Pier., III, 18.)

Relativement à Dieu, la mort du Christ n'a pas pour ohjet de rendre Dieu miséricordieux, car cette mort est le fruit de l'amour divin , mais elle a pour but de montrer ce que Dieu est véritablement : un Dieu saint en haïssant le péché, un Dieu juste en le punissant, un Dieu miséricordieux en le pardonnant. La mort de Christ est une manifestation de l'amour de Dieu ; c'est la réunion de la haine pour le péché, et de la compassion pour le pécheur ; l'accord du respect dû au caractère de Dieu, à sa loi , à son gouvernement , et de la miséricorde faite aux enfants des hommes pécheurs et misérables. Yoici un exemple qui peutéclaircir ce sujet. — Zaleucus, roi dès Locriens, avait rendu une loi qui condamnait 1 homme adultère à avoir les yeux arrachés. Son propre fils se ren-

dit coupable. Ici , le caractère de roi et celui c père étaient en lutte; s'il pardonne à son fih que devient le respect dû à la loi ? S'il le puni quelle affliction pour le cœur d'un père ! Que f ra-t-il ? Il décide que lui et son fils perdront chi cun un œil, et cela fut exécuté . 11 y eut donc, à fois, punition et pardon. La loi fut obéie comn si le fils avait été entièrement privé de la vu La lettre de la loi ne fut pas observée , ma l'esprit le fut. Nous ne prétendons pas con parer ce fait de point en point avec la mo de Jésus-Christ, mais seulement prouver par qu'une expiation peut être facile en substituai une victime expiatoire au véritable coupable Pécheur inquiet et troublé, médite bien l'e piation de Christ ; là est ton espoir, ta joie , vie. Vois l'Agneau de Dieu portant tes pécht et les péchés du monde. Réfléchis à l'excelleni de la victime, à l'horreur de ses souffrance aux conséquences de sa médiation. La loi poi vaii-elle être plus honorée que par la soumii sion du Fils de Dieu? La justice de Dieu se si raitrclle plus amplement manifestée , même pj le châtiment éternel de la race humaine ? T crains pas d'approcher Dieu par Jésus-Chri£ Il a pourvu à la manifestation de sa gloire aus bien qn'au salut de ton àme. l^Âew ^st a«&is si

DE L'ÉCtmJlEHSAINTB, etC. 57

le trtoe de grâce ; le sang expiatoire a été yersé, sa main miséricordieuse offre le salut ; fixe tes regards sur Jésus le Médiateur; mets ton espoir dans son sacrifice ; invoque son expiation, et la vie étemelle est à toi.

G", n fout aussi que vous connaissiez le but de la mort de Christ par rapport à votu-méme , cda importe beaucoup, et c'est ce que le pécheur ne comprend souvent qu'imparfaitement, au milieu des alai'mes et des angoisses de sa conscience. Il ne songe guère qu'à se préserva de la vengeance divine ; mais , outre Feofer, il a encore un ennemi à craindre, c'est le péché; et quand il pourrait se délivrer de l'enfer, s'il ne se délivre pas du péché, il ne peut pas trouver le ciel. L'homme fut originellement créé saint et par conséquent heureux. H fak noDHseulement mis 'dans un paradis où le pédié était inconnu , mais il avait un paradis dans son propre cœur. Cette sainteté parfaite était aussi douce à son âme que le jardin d'Eden l'était à ses sens. C'était dans ce paradis intérieur de l'âme qu'il communiquait avec Dieu, Se\ ^ûi sa chute le bannit du paradis terrestre ; sil son entendement fut obscurci , son cœur cor- 3sil fompu, sa volonté pervertie, ses penchants denirl tinrent terrestres, sensuels, diaboliques. Non-

seulement sa conscience fut accablée du poids de sa i'aute, mais son imagination fut remplie de la terreur et de la crainte de ce Dieu dont la voix et la présence étaient naguère pour lai un sujet de ravissement ; il eut peur de Dieu et s'aliéna de lui ; son âme devint le siège d'appétits charnels et de passions désordonnées.

Dans son état d'innocence, il aimait Dieu pardessus tout et son prochain comme lui-même; il était uni à Dieu par un sentiment de dépendance et de dévotion, et à la créature par une sympathie pure et sainte; mais maintenant, dépourvu de ces deux amours, il est placé sous Fempire d'un égoïsme effréné et irrésistible. Tel est le caractère qu'il a légué à sa postérité; ses descendants sont non-seulement coupables, mais dépravés; non-seulement sous le fardeau de la colère de Dieu, mais privés de son image; non-seulement condamnés devant Dieu , mais aliénés de lui.

De là , la mort de Christ a pour but de nous délivrer non-seulement des suites pénales du péché, mais aussi de sa corruption. Il est vrai qu'il y aura un enfer réservé aux méchants, où la justice de Dieu les condamnera aux tourments que leurs péchés ont mérités; mais quels seront ces towTvweute? Us se-

DE L'£CR1TLKE-SAL>T£, Ctc. 59

roQk éterneliement abandonnés à eux-mêmes, avec tous leurs crimes, en sorte qu'ils porteront non-seulement le poids de la colère de Dieu, mais aussi le poids accablant et éternel de la tyrannie du péché. Or, la mort de Christ a poar objet de nous délivrer de la puissance dn péché. Son nom est Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés, et non dans ses pédiés. « 11 s'est donné pour nous , afin do nous )» racheter de toute iniquité, et do nous puriOer »pour lui être un peuple particulier et zélé

^f «pour les bonnes œuvres. » (Tite , II, 14.) — » Christ a aimé l'Église, et c'est livré lui-même V pour elle, atln qu'il la sanctifiât après l'avoir

fe4 * nettoyée en la lavant d'eau, et par sa parole, » pour la Daiire paraître devant lui une Église » glorieuse , n'ayant ni tâche ni ride, ni rien

]rf »de semblable, mais étant sainte et irrépré-

Tt »hensiblc. » (Ephès., V, 25-27.) — De là résulte Tobligation des chrétiens, par le baptême,

loa te se conformer au dessein et au but de la mort

jd te Christ. (Rom., VI, 1-7).

m Faites-vous donc, mes chers amisy de justes

nls idées de l'œuvre de Christ; c'est de lui que

se Vous vient le uUut; mais qu'est-ce que le salut?

té] llon-seulement le pardon, non-seulement • la t^nUssion de la peine, non-seulement la déli-

60 Dli LA CONNAISSANCE

vrance de l'enfer : ces bénédictions sont, il es/ vrai, une partie du salut , mais elles n'en sont qu'une partie; le salut, c'est la crucifixion de votre chair, avec ses désirs et ses convoitises; c'est la mortification de votre nature corrompue. Le salut que l'Ëvangile vous offre est nonseulement une délivrance future de l'enfer, mais une délivrance présente du péché , nonseulement une rémission de peine, mais une rentrée en grâce , une restauration de l'image de Dieu en vous. Christ est mort pour vous rétablir dans l'état où était Adam avant sa chute, c'est-à-dire danâ un état de sainteté. Le but de la miséricorde de Dieu envers le pécheur est de rétablir l'empire de la sainteté dans sa nature ; le but de la manifestation de son amour dans FEvangile est de changer le cœur opiniâtre, égoïste et mondain de la créature déchue, et d'y faire revivre sa propre image; et, en la faisant participer à la nature divine , Dieu veut la préparer à la communion divine.

Et maintenant , que le pécheur inquiet et

troublé se demande quels sont ses besoins'

comme créature dégénérée et 'pécheresse?

N'est-ce pas la délivrance de son âme de la

puissance aum bien que d& \a ^evue du péché?

DE l'èguturb-sainte, etc. 61

Ne fleDt-41 pas non-seulement qu'il est, à cause de ses péchés, sous le poids de la colère de Dîeo, mais que ces mêmes péchés sont pour lui une source de misère intérieure? Et d'est- 60 pas précisément pour cela qu*il doit aller à Christ? Pourrait-il être sauvé, s'il n'était d'ahord dâivré de son corps charnel et de sa oatnre corrompue? Et qui peut le sauver si ce n'est Christ? Pauvre pécheur inquiet et tourmenté, regarde à Christ, tu trouveras tout en loi : le fils de Dieu sera fait pour toi sagesse , JQStice, sanctification et rédemption (1 Cor.« i 1, 30).

r 7«. A cela se rattache le sujet important de i lajuUifiealUm dupécheur devant Dieu. Vous pa- X rattrez hientôt au tribunal de Dieu pour être i- jugé, et si vous n'êtes pas justifié, vous serez h- inévitablement condamné. Si vous n'êtes pas e: encore justifié, et il est à présumer que vous li- ne l'êtes pas, vous êtes maintenant dans un ofi état de condamnation : « Car celui qui ne croit » point est déjà condamné ; la colère de Dieu • demeure sur lui. » Quiconque n'a pas encore ÎBfl reçu Christ est sous la malédiction de la loi ; il «1 est mort dans la loi, condamné à mourir, con- U damné devant Dieu à la mort éternelle. Cette é'f ûtoation est affreuse, et, comme le condamné

^'2 DE LA CO>.\AliiSA>CE

qui attend son exécution, vous pouvez vou demander : « Gomment échapperai-je? » A e degré de votre expérience religieuse, il im porte que vous soyez bien instruit de la natur de la justiGcation ; c'est une question fort im portante pour le pécheur ; aussi est-elle traité avec étendue dans les épitres aux Romains e aux Gjalates.

Le mot de justification est opposé à celui di condamnation , comme cela est évident par le; passages suivants : « Celui qui déclare juste h » méchant et celui qui condamne le juste soni » tous les deux en abomination à TEternel. t (Prov. XVII, 15.)— « Qui intentera accusatior » contre les élus de Dieu? Dieu est celui qa » les justifie. Qui les condamnera?» (Rom.

YUL 33,34.) Pénétrez-vous bien de cette idée, que la justification est Topposé de la condamnation, car les choses s'éclaircissent souveol par leurs contraires. La justification d'une personne innocente consiste à déclarer qu'eUc est juste quant à sa conduite ; mais comment un pécbeur coupable de nombreuses transgressions peut-il être justifié ? Cette expression signifie, par rapport à lui, non pas que le pécheur est juste en lui-même, mais qu'il est traité comme tel» en vertu de Timputatioa de

m: L'ÉcmriRE-SAiXTE, otc. 63

la Justice de Christ, a La justification » , dit le CtOéchitme des Théologiens de Wesiminsier (1), « est un acte libre de la grâce de Dieu eoyers « les pécheurs, par lequel il leur pardonne » leuris péchés, les accepte et les tient pour » justes devant lui , non pour aucune œuvre » opérée en eux ou par eux , mais seulement » pour la parfaite obéissance et la pleine satis- Y foction du Christ, à eux imputée par Dieu, » et reçue par la foi seule, v Dans la justification , Dieu agit comme juge, en absolvant le pécheur de la peine , et en lui rendant tous les privilèges de citoyen de la communauté céleste.

La justification ne signifie pas seulement le pardon, mais quelque chose de plus. Le pardon remettrait seulement le pécheur dans Tétat d'Adam avant sa chute, quand il n'avait aucun droit à la récompense de Tobéissance.

La justification est le pardon joint à la vie étemelle. Elle n'a lieu qu'une fois ; le pardon aa contraire peut être fréquemment réitéré :

la justification est ce grand changement opéré dans le rapport du pécheur à Dieu, quand il eit délivré de la coadamnation, et qu'au lieu

(4) Citeehism by Ihe Westminster Assemblrof Divines.

6i DE LA CONNAISSANCE

d'être rennemi de Dieu il devient soo enfs Si un roi sauvait un criminel et l'adop comme son fils» ce serait un acte de justifi tion ; et si dans la suite il lui pardonnait p sieurs fois de nouvelles offenses , il agi comme Dieu qui pardonne les péchés de enfants. La justification est donc cet acte lequel Dieu absout un pécheur de la conda nation de la loi, le reçoit en grâce, et lui ci fère un titre à la vie éternelle.

Hais comment un Dieu juste , et qui respc sa loi sainte, peut-il justifier un péchei Je répondrai : par la justice du Christ. Ai; la loi est honorée , parce que la justifical procède d*une justice qui satisfait pleinem à la loi. C'est là ce que signifie l'imputation la justiqe de Christ au pécheur : le pécheur rétabli dans la faveur divine en considérât de ce que Christ a fait et souffert pour lui. acte du pouvoir judiciaire de Dieu , qui jui fie le pécheur, a lieu dès que le pécheur ci en Christ : par sa foi , il se met en commuh avec le Sauveur, il s'identifie avec lui, et je du bénéfice de sa médiation.

C'est ici le lieu d'exposer la nature de la sa tification , et de fair voir comment ces d( bénédictions se lient l'un i l'autre. La san<

Ml L'ÉGRITCIB-SAIIITI, etC <(5

fication implique notre renoncement au service et à l'amour du monde et du péehé , pour Tamour et le serrice de Dieu : nous sommes sanctifiés, c'est4-direque nous devenons saints, ta justification résulte de l'œuvre de Christ pour nous; la sanctification est rœuvredu Saint-Esprit en nous. Supposez un criminel condamné à mort et en même t^mps en proie i une maladie dangereuse : pour être sauvé , il fout qu'il obtienne à la fois pardon et guérison ; sinon il mourra ou de sa maladie , ou par la sentencede la loi. Telle est la position du pécheur : par le péché , il est condamné à mourir; par la dépravation de sanatnre, il est en proie à une maladie spirituelle; par la justification , il est pardonné ; par la sanctification, il est guéri; et ces deux bienfaits , quoique distincts , sont intimement liés , et sont tous deux nécessaires pour le salut. Ainsi la justification change notre rapport avec Dieu ; la sanctification change notre état spirituel , et la régénération , ou la nouvelle naissance , est notre admission dans cet état de sainteté.

Lecteur, faites attention à ces choses ; pénénétrez-vous-en bien ; tâchez de les comprendre; la connaissance de ces deux bénédictions, }a jastiâcation et la sancti^calvoik ^ q^\.\^^^^^

66 DE LA C0N1IAISSA2VCB

toute la Bible. condition infiniment heureuse ! Être délivré de la condamnation encourue par le péché , et de sa puissance corruptrice et tyrannique ! C'est là le salut.

S**. Il faut que vous connaissiez aussi la norture et la nécessité de Vœuvre du Saint-Esprit pour renouveler et sanctifier le cœur du pécheur. Persuadez-vous bien, dès l'entrée de votre carrière religieuse, que Toeuvre du Saint- Esprit dans le pécheur est aussi nécessaire à son salut que Tœuvre de Christ pour lui.

Comme nous sommes tous corrompus en conséquence de la chute d'Adam , nous croissons et nous demeurons sans religion véritable, jusqu'à ce qu'elle soit produite dans notre cœur par |a grâce divine. La vraie çainteté est quelque chose d'étranger à notre nature corrompra; e); toute l'œuvre de la religion dans notre cœvir est opérée par le Saint-Esprit. Il n'y a pa^ une pepsée , un sentiment, une intention , un^ parole , une action vraiment pieuse qui ne pfocèiie de l'influence divine sur l'esprit humain. — Notre régénération, ou notre nouvelle naissance, est attribuée au Saint-Esprit : « Si p UD homme ne naît de nouveau de Teau et » du Saint-Esprit, il ne peut entrer dans le » royaume de pieu. » (Jean, Ul, 5.]— Notre

DE L'KGKITUKE-SAINTE, Ctc. iu

coonaissaiice de Dieu est également i'œuvro du Saint-Esprit; aussi David lui adresse-t-il cette prière: «Ouvre mes yeux, afîn que je » regarde aux merveilles de ta loi. » ( Ps.

GXIX, 18.) Paul demande aussi les lumières du Saint-Ef4[)rit pour les Ephésiens. (I, 17, 18.)— La sanctification Bst entièrement Tœuvre du Saint-E8i>rit. (2 Thess., 11, 13; 1 Pier., I, 2.) il est déclaré que les croyants «vivent dans TEsprit 9 » tt marchent dans l'Esprit, » a ne V» marchent pas d'après la chair, mais d'après » TEsprit,» « sont conduits par TEsprit, » a mor- » Ufîent les œuvres de la chair par l'Esprit, » (1 sont scellés par l'Esprit, » a ont l'Esprit té- » moignant avec leur esprit qu'ils sont les en- » fants de Dieu ; » « ils possèdent le gage de » FEsprit ; » a ils portent les fruits de l'Esprit. » (Galat., V, 22, 25; Rom., Tlil, 1-16 ; Ephes., I, 13, H.) Ces passages, et beaucoup d'autres encore que nous pourrions citer, prouvent que rouvre de la véritable religion est opérée dans l'âme par le Saint-Esprit : telle est sa part dans Téconoraie de notre rédemption.

Dieu le Père est représenté comme concevant lo pian; le Fils, comme l'exécutant; le Saint- Esprit, comme en faisant l'application. Mais pour lever tous vos doutes et U>\\\.^s n^ \\\-

certitudes, je ferai une ou deux remarques sujet de Tinfluence divine.

Linfluence du SaitU-Efpril ne nous dhn p€U de nouvelles facultés intellectuelles , mais < nous fait exercer convenablement celles que n^ avons. Cette grande opération est destii â créer au pécheur un cœur nouveau, c'c à-dire une nouvelle et sainte dispositif L'homme est de sa nature tellement déprs qu'il ne peut aimer Dieu ; il est si désespéi ment méchant , qu'il n'est pas dans sa dis[ sition d'aimer Dieu , et qu'il ne l'aimera , mais , à moins que Dieu ne change cette d position.

L opération du Saint-Esprit dans le ccsur rhomme est un mystère profond , et nous ne d vons pas consumer notre temps à vouloir c(HnprendreetNla réduire en système. No Seigneur le déclare ouvertement lorsqu'il â Nicodème : a Le vent souffle où il veut , » tu en entends le bruit ; mais tu ne sais ] x> d'où il vient , ni où il va ; il en est de méi » de tout homme qui est néde l'Esprit, a (Jei m, 8. ) Nous apercevons les effets du ven mais nous ne pouvons rendre raison des var tions de l'atmosphère ; il en est ainsi de la oc version du pécheur. Ce serait retarder i

DE L'éGSrnJIIB-SAlNTE, ctc. 69

progrès dans la piété , que de vous livrer â de vaioes spéculations sur ce sujet , ou sur tout autre mystère de la vérité divine.

L'apéralûm du SaifU-Etpril n*esl pas déUinie à remplacer rusage de nos faetUtés, mais à le ré- 9<er. Le Saint-Esprit n'agit pas sans nous, mais par nous ; il n'opère pas notre changement, nofo'e conversion et notre sanctification, en nous laissant spectateurs oisifs de son œuvre , mais il nous fait coopérer avec lui. Paul dit aux Philippiens ( II , 12, 13. ) : <c Travaillez B à Yolre salut avec crainte et tremblement , > car c'est Dieu qui produit en vous et la vo- » lonté et l'exécution selon son bon plaisir. )» Cette exhortation , comme vous le voyez , ne se réduit pas à ceci : a Puisque Dieu opère en » vous , vous n'avez rien à faire qu'à demeu- ^ » rer tranquilles. » Au contraire, elle signifie: ^ « Travaillez , car Dieu opère en vous. » L'opé- ^ ntion de Dieu en nous est pour nous un motif ^ d'action. C'est le vent qui pousse le vaisseau , > mais le marin doit bisser et orienter ses voiles ; ^ c'est la pluie , c'est la chaleur du soleil qui ^' fidt mûrir et croître les semences , mais l'agriealteur doit labourer et ensemencer , car la semence a besoin pour croître de l'influence da ciel et du travail du laboureur.

70 DE LA COXXAISSANCt

Nous ne pouvons distinguer V influence de VEs

prit des opérations de nos propres facultés , ca

cela nest pas nécessaire. Nous ne pouvons dir

où finit Tœuvre de l'homme et où commenc

l'œuvre de Dieu, et nous ne devons pas nous e

inquiéter. Ainsi donc , au lieu d'attendre un

impulsion sensible et manifeste du Saint-Es

prit pour nous livrer à la pratique de la reli

giqn , nous devons y consacrer iminédiatemei

toutes nos facultés, mais toujours pénétrés d

sentiment de notre entière dépendance de Diei

Nous devons réfléchir , délibérer , résoudre

choisir , comme nous le faisons, dans les int

rets de la terre ; mais nous devons en mén

temps compter sur le secours de Dieu, et V\

voquer par la prière. Nous devons nous repe

tir et croire , et ne pas nous borner à désir

que Dieu produise en nous la repentance et

foi ; mais telle est en même temps la corruj

tion de notr^ nature que nous n'y parviendrc

jamais san3 Tinfluence divine. Nous devc

donc sans délai nous repentir et croire ,

adresser à Dieu cette fervente prière : « S

gneur , aide-moi dans mon incrédulité. » N<

devons obéir non-seulement avec la pen

que nous remplissons notre devoir, mais ai

avec /'espérance que wou^ sfctow^ «i^ç.o\w

DK l'écritlre-salxte, otc. 71

De là l'esprit de la religion semble être uu esprit d'efforts énergiques confondu avec un esprit de dépendance entière et de prière ardente.

La guérison de Thomme qui avait une main sèche (Mat. XII, 10-13) peut jeter quelque lumière sur ce sujet. Lorsque notre Seigneur lui commanda d'étendre sa main , il ne répondit point : « Seigneur, je ne puis, elle est morte ; » mais confiant dans le pouvoir de celui qui lui donnait cet ordre , et croyant que cet ordre imi^iquait une promesse de secours , il étendit sa main et put le faire. 11 en doit être ainsi du pécheur. Dieu lui commande de se repentir et de croire ; il ne doit pas dire : a Je ne le « puis , car je suis mort dans le péché ; » mais il doit se confier au secours de la grâce qui lui est promis, et obéir en se reposant sur Gdui qui produit en nous la volonté et Texécution.

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