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vernement bolchéviste acceptera intégralement ces principes que les Etats-Unis pourront entrer en pourparlers avec lui.
De même, la position de la France n’a pas changé. Nous avons essayé de montrer que, malgré l’absence de toutes relations officielles, un modus vivendi s’est établi en fait, qui permet entre la France et la Russie la conclusion d’affaires, dont l'importance est en rapport avec l’état économique de la Russie. Le Gouvernement soviétique a représenté le jugement rendu le 12 décembre 1923 par le tribunal de la Seine dans l’affaire Bounatian-Optorg comme rendant, désormais, impossibles toutes relations commerciales entre les deux pays et il a invoqué ce prétexte pour justifier la suppression, à laquelle il a procédé dans les premiers jours du mois de janvier 1924, de l'agence que la Société Arcos avait fondée à Paris, sous la direction de Skobelev. Dorénavant, les négociants et les entrepreneurs français qui voudront entrer en pourparlers avec l’Union des républiques socialistes soviétiques, devront s’adresser directement aux représentants commerciaux de l’Union, à Londres ou à Berlin. L’exposé, que nous avons fait, du caractère pratique du régime des relations commerciales entre la France et la Russie, nous dispense de montrer combien les allégations des Soviets sont inexactes : en réalité, par la suppression de son agence de Paris, le Gouvernement bolchéviste poursuit uniquement le but de rendre plus malaisés les rapports commerciaux entre la France et la Russie, afin de déterminer les milieux d’affaires français à obtenir de leur gouvernement qu'il se décide à conclure avec les Soviets un accord commercial : aussi bien, le cas sur lequel le tribunal de la Seine a statué, est-il de ceux dont le retour est chaque jour plus invraisemblable, car il y a tout lieu de croire que des marchandises confisquées par le gouvernement bolchéviste, il ne doit plus subsister, s’il en subsiste encore, que des stocks insignifiants.
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