‹ La réforme agraire, contributions théoriques et historiquesChapitre 30 sur 56 · LA CHUTE DU ROYAUME · texte numérisé non relu

LA CHUTE DU ROYAUME

russe et anglaise luttent entre elles. Leurs sympathies allèrent en majeure partie à Babylone. Les Philistins dans le Sud de la Palestine avaient opposé une résistance opiniâtre à l'envahissement des Egyptiens sur le sol asiatique. Gaza et Askalon n'étaient tombés qu'après plusieurs années de luttes. Le pharaon Necho monta alors vers le Nord avec une puissante armée. Gomme il voulait une prompte décision sur les bord» de l'Euphrate, il offrit la neutralité à Josias. Mais Josias confiant dans le nouvel esprit animant son peuple accepta la bataille de Méguiddo, malgré la supériorité numérique des Egyptiens. Ce fut la dernière grande bataille livrée par le peuple d'Israël qui se dévoua entièrement par amour pour son roi. Malgré la bravoure des Israélites, ils ne purent résister à la supériorité numérique des Egyptiens et lorsque le roi fut mortellement atteint par une flèche, la bataille fut perdue pour eux. Lo cadavre de Josias fut transporté à Jérusalem et, ainsi que le lui avait prédit la prophétesse Hulda, il ne vit pas la ruine qui s'apesantit'sur son peuple.

Nous ne savons pas jusqu'à quel point Josias a exécuté les différentes réformes agraires d'après la loi de Moïse, mais, à en juger par l'impression que produisit sa mort parmi le peuple tout entier, nous pouvons certainement admettre qu'il a fait énormément de bien dans le domaine social.

« Toute la Judée et tout Jérusalem portèrent le deuil de Josias et Jérémie fit aussi une complainte

sur Josias et tous les chantres et toutes les chanteuses ont parlé de Josias dans leurs complaintes jusqu'à ce jour et on en a fait une coutume en Israël ».

Et lorsque longtemps après le prophète Zacharie veut donner la mesure d'une grande douleur, il dit : a En ce jour-là le deuil sera grand à Jérusalem tel que fut le deuil d'Hadadruminon dans la vallée de Méguiddo ».

Et Jérémie dit de Josias dans ses lamentations sur le malheureux fils du roi (ch. 22) ». Ainsi parle TEternel : Malheur à celui qui bâtit sa maison par l'injustice et ses étages par l'iniquité, qui se sert de son prochain sans le payer et ne lui donne pas le salaire de son travail. Crois-tu que tu règnes parce que tu te piques d'employer le cèdre ? Ton père n'a-t-il pas mangé et bu ? Il lit droit et justice, alors il prospéra. Il jugea la cause du pauvre et de raflligé, alors il prospéra. N'est-ce pas là me reconnaître, dit l'Eternel ? »

Il est assurément superflu de décrire en détails la chute d'un peuple ayant perdu ses bases sociales.

L'histoire de ces guerriers babyloniens qui, dans leur fureur, incendièrent le temple de Salomon, nous est connue.

Etudiant l'histoire, nous apprenons que les hommes ne profitent pas de ses enseignements. A peine de retour de la captivité de Babylonc, commença la transgression des lois agraires insti-

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