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Livre IX. Les Effets du Remède

Chapitre premier. — L'énorme poids des impôts serait enlevé de l'industrie. Personne n'obtiendrait des terres si ce n'est pour les employer ; des terres nombreuses, soutirées aujourd'hui à l'exploitation, lui seraient ouvertes. Ceci ne serait pas seulement le cas pour les champs, mais pour tout le sol. La concurrence sur le marché du travail ne serait plus unilatérale, car le plus grand des concurrents pour l'emploi des ouvriers deman-

derait des bras, un concurrent qui ne pourra être satisfait que par la disparition de Tindigence : la demande de bras elle-même.

Chapitre H. — L'affranchissement du travail et du capital de toute imposition, son payement intégral par la rente foncière, diminuerait sensiblement la tendance vers l'inéç^alité croissante. Les biens produits en chaque Etat se partageraient en deux ; la part qui constituerait le résultat de la participation à la production reviendrait à l'intéressé sous forme de salaires et d'intérêts, proportionellement à sa participation même. L'autre part, formée par l'augmentation de force dont la collectivité favorise le travail des individus, reviendrait en entier à la collectivité qui, par des institutions d'utilité publique, en ferait profiter tous ses membres.

Chapitre III. — Profiteraient d'un pareil changement toutes les classes dont les intérêts de propriétaires fonciers ne sont pas sensiblement plus fortes que leurs intérêts de capitalistes ou d'ouvriers. Prenons un propriétaire d'immeuble ou un agriculteur : la valeur marchande de son sol diminuerait, ce qui n'empêcherait pas sa parcelle d'être aussi favorable à son travail qu'avant. Mais comme le prix des autres terres diminuerait de la même manière il aurait la mémo certitude qu'avant de conserver son sol ; même en en voulant acheter il l'aurait maiutenant à meilleur

compte. Son sol serait plus imposé, mais en revanche sa maison, ses améliorations, toute sa propriété mobilière, ce qu'il mange, ce qu'il boit seraient entièrement dégrevés de mani<^re que son revenu se trouvera passablement augmenté.

Chapitre IV. — L'administration de l'Etat serait considérablement simplifîéepar la réforme proposée.

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