‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 105 sur 480 · Mss. n. 34, p · texte numérisé non relu

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A quels résultats sérieux aboutit, en définitive, l'intervention si franche de M. Vincent et de M. de Limoges? La reine ne cessa pas, dans sa correspondance du moins, de trahir son faible pour la personne et pour la société de son ministre, et de lui témoigner un attachement plus fort que toutes les oppositions. Mais si des liens secrets ne tardèrent pas à unir Anne d'Autriche à Mazarin, par un de ces mariages de conscience autorisés par TEglise, et assez fréquents à cette époque ^, on s'explique alors la cessation brusque de toute opposition religieuse de la part de notre prélat, et la conduite des personnages les plus vertueux de ce temps, à l'égard de la reine 2. On ne s'étonne plus, dès lors, que ses panégyristes, passant sous silence ses graves défauts, l'amour exagéré du plaisir notamment, aient loué sans bassesse, dans la régente, ses réelles qualités : sa piété et sa charité particulièrement.

On comprend encore que le crédit de Tévêque de Limoges soit allé toujours en croissant. En 1655-1657, notamment, l'Assemblée générale du clergé de France chargea, à deux reprises, François de la Fayette, l'un de ses présidents, d'une mission spéciale auprès de la reine-mère et du jeune roi, parce qu'il était, entre tous les évoques de France, « celui qui avait la principale confiance » d'Anne d'Autriche 3.

1. On prétend même que saint Vincent de Paul aurait béni secrètement ce mariage morganatique, en présence du jeune roi, et de quelques amies intimes de la régente.

2. Voir Gaillardin, Histoire du règne de Louis XIV, Paris, 1872, t. I, p. 184 et suiv. et 239.

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