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du chapitre, habillé en chanoine, dans le chœur de l'église. A cet effet, il requit les chanoines, de lui donner la première stalle, du côté droit du chœur. Le chapitre répondit que cette place appartenait au doyen ; que, néanmoins, on lui concéderait la chaire décanale, quand il n'officierait pas, dans l'espérance de l'honneur que l'Eglise pourrait en recevoir.
A son retour au chœur, le prélat baisa l'autel et toucha V Aigle, pour prendre possession de son canonicat. Après la cérémonie, le doyen et les chanoines ramenèrent l'évêque au chapitre, et le reçurent au baiser de paix. Un notaire apostolique, qui avait dressé le procès-verbal des actes de la journée, le lut au prélat, qui le signa. Chacun se retira ensuite, et François de la Fayette fut reconduit dans son palais épiscopal, dont il prit pareillement possession *.
IL Fidélité du prélat à la résidence. Ses principaux collaborateurs.
La première condition pour bien gouverner un diocèse'est d'y être ; or, beaucoup de prélats manquaient encore, au dix-septième siècle, au devoir de la résidence. L'attrait de la cour et de Paris était si grand, qu'on se laissait aller à y prolonger son séjour. Pour quelques prélats d'ailleurs, le diocèse était un lieu d'exil et d'ennui 2.
Il n'en fut pas ainsi de notre prélat. Au cours de son épiscopat d'un demi-siècle, François de la Fayette donna l'exemple d'une résidence à peu près continue. Il fit un premier voyage à Paris, en février 1631, pour y représenter la province de Bourges, à la petite Assemblée de comptes du clergé de France. Il y retourna, pour le même motif, en 1632 et en 1634. On sait déjà, qu'il prit une grande part, les deux années suivantes, aux délibérations de l'Assemblée générale : « Aussitôt que cette assemblée fut clôturée, on vit l'évêque de Limoges- rentrer dans sa ville épiscopale. Limoges était son séjour le plus délicieux, parce qu'il y était toujours à sa place... La résidence dans son diocèse était l'un des devoirs de sa charge qu'il aimait à remplir avec exactitude. Il ne s'en absentait, que lorsque les besoins généraux de l'Eglise gallicane réclamaient son secours. Alors il y volait, il s'y distinguait par ses talents, par sa science et ses vertus, et puis il se rendait à ses ouailles, comme un père à ses enfants. i>
Au retour d'une nouvelle absence qui se prolongea à Paris, de Pâques 1643 à Pâques 1645, le prélat expliqua à son clergé, dans le synode du 27 avril de cette dernière année : « Qu'il avait été contraint, par des affaires importantes et une longue maladie 3, d'interrompre, pendant deux ans, la résidence dans son diocèse. Il témoigna, en même temps, sa consolation et sa joie de se retrouver,