‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 138 sur 480 · Abbé Sicard, L'ancien clergé, t. I, p · texte numérisé non relu

Abbé Sicard, L'ancien clergé, t. I, p

3. Le chapitre de Limoges ordonna et fit des prières pour la santé de' l'évêque, qui se trouvait, en 1644, dans un état inquiétant. Mss. 34, p. 15.

dans l'exercice d^une des principales fonctions de son ministère i. » Dés le début de son épiscopat, François de la Fayette eut comme principe d'administration, de ne s'en rapporter à autrui pour les affaires de son diocèse, que lorsque son absence ou ses infirmités l'empêchaient de les traiter lui-même directement.

Le prélat jugea à propos de continuer le mode d'administration inauguré par son prédécesseur, qui était alors d'un usage commun en Italie. Il conféra à son principal collaborateur les pouvoirs de juridiction volontaire et contentieuse sur tout son diocèse, et honora ainsi la même personne, des titres d'official général et de grandvicaire de Limoges, en sorte que l'official était vicaire général, et réciproqueftient 2.

i» Les vicaires généraux de François de la Fayette.

Le premier grand vicaire de notre prélat fut l'administrateur intelligent et dévoué, que lui avait légué son prédécesseur. Pierre Talois initia le nouvel évêque à la connaissance de l'état de son diocèse; il l'accompagna dans ses premières visjtes pastorales et contribua à la rédaction des règlements paroissiaux et à la révision des statuts synodaux, en 1629. Doué d'un grand zèle et d'un profond savoir théologique, il aimait à se livrer au ministère de la prédication.

Parmi les couvents, dont il avait favorisé l'établissement, le Carmel de Limoges avait ses préférences. Aussi demanda-t-il à être enterré dans l'église des Carmélites. Pierre Talois mourut à Limoges, le 1^^ septembre 1632. a C'était, dit le P. Bonaventure, un homme de grande érudition et de vie fort exemplaire. » « La perte de cet ami, qui avait gagné toute sa confiance, causa à notre prélat un profond chagrin 3. »

Le choix qu'il fit de Jean Bandel, pour le remplacer dans sa double charge, fut des plus heureux. Ce dernier naquit d'une famille de paysans, à Saint-Sylvestre, près de la célèbre abbaye de Grandmont. Dès sa plus tendre jeunesse, il éprouva beaucoup de goût et montra les plus heureuses dispositions pour les sciences. Après avoir embrassé l'état ecclésiastique, Bandel alla étudier dans l'Université de Paris. Il passa le 11 février 1620 *, dans la maison de Sorbonne sa licence en théologie, avec la plus grande distinction, Il reçut, quelque temps après, le bonnet de docteur, aux applaudissements de tous les savants théologiens de l'Université.

Au printemps de 1623, il revint à Limoges, précédé d'une grande réputation de science et de vertu. Ses talents le firent admirer; l'aménité de son caractère, la douceur de ses mœurs et la bonté de son âme le firent chérir de tout le monde. Son oncle, Léonard

1. Mss. 34, p. 6 à 16. I^ dernière absence notable du prélat corresponijlit à la session de deux ans de l'Assemblée du clergé de I(v>5-1657.

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