‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 141 sur 480 · I.Mss. 34, fol · texte numérisé non relu

I.Mss. 34, fol

•2. Voir plus loin les références, dans le détail de chacun de ces actes.

3. Archives historiques, t. II, p. 82. Labiche, Vie des ISainls, t. II, p. 434. Liste des compagnons du Saint-Sacrement de Limoges (1650). Legros, Mélanges imprimés, Ducourtieux, l. II.

i. J. Grandet, Les saints prêtres, 2» série, p. 413.

5. Notes manuscrites de M. Gaignet (d'après les mémoires de Pierre Mercier), ;Bur les origines du séminaire de Limoges. Ce désordre ne fut peut-être qu'atténué, car l'annaliste limousin nous rapporte que Louis d'Urfé, dès son ariivée à Limoges, en 1677, destitua l'official de son prédécesseur, et en nomma un nouveau, Pierre Mercier. Mss. n 11, t. I, p. 618.

Le rôle de Pierre Maillard nous semble avoir été des jrfus modestes. Il présida, le 1*^ novembre 1659, àSaint-Gérald, ïa cérémonie des vœux de religion des premières Sœurs Hospitalières de Saint-Alexis. Deux ans plus tard, en septembre 1661, il s'occupait de l'installation des Clairettes, dans leur couvent du faubourg des Arènes, et allait, de la part de Tévêque, prier l'humble fondatrice, qui voulait rester sœur converse, de consentir, pour le bien de la nouvelle communauté, à recevoir le voile noir et à prendre rang parmi les professes. Le 7 avril 1673, l'official de Limoges assistait à la sainte mort de la mère du Calvaire *. A cette même époque (de 1668 à 1675), Pierre Maillard accompagna l'évêque, à plusieurs reprises, au couvent des Ursulines de Limoges : il fit même, dit la chronique, de très beaux sermons dans ces occasions diverses, soit pour la bénédiction d'une châsse de Saint Elisée, et à la pose de la première pierre du nouveau couvent, soit encore pour la fête de Sainte Ursule, et pour la bénédiction de la nouvelle chapelle 2.

Sous la pâle administration de Pierre Maillard, furent néanmoins accomplies, les œuvres les plus belles et les plus durables de l'épiscopat de François de la Fayette, grâce à l'activité de deux saints prêtres, ses amis, Pierre Mercier et Martial de Maledent. Il est juste de les présenter ici, à la suite des vicaires généraux, parce qu'ils furent des collaborateurs hors ligne de notre prélat.

2° Les hommes d' œuvres de B^rançois de la Fayette,

Pierre Mercier, né en 1617, d'une des plus anciennes familles de Limoges ^, avait fait, avec succès, ses études classiques au collège des Jésuites. Après avoir reçu la prêtrise, et pris ses grades de licencié et de docteur en théologie, il fut nommé curé de Saint- Priest-sous-Aixe (à trois lieues et demie de Limoges). Bien que ce bénéfice fût fort commode et d'un bon revenu, il quitta de bonne heure cette cure,pour se dévouer, à Limoges, au service des pauvres.

I) entra à l'hôpital Saint-Gérald, en qualité d'aumônier perpétuel, vers 1642, n'étant âgé que de vingt-cinq ans. Là, il passa quinze années, servant gratuitement les malades, et vivant dans un très pauvre logement, mal meublé, et dans une très grande austérité de vie *. Là, Tune de ses sœurs, Hélène Mercier, était venue s'installer, quatre ans avant lui (1638), et se consacrer au même service. Là aussi, il vit transporter, un peu plus tard (1648), une fille paralytique de qualité et d'une éminente vertu, Marie de Petiot, qui puisa, dans la grandeur de sa foi l'assurance de pouvoir veiller bientôt,

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