‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 176 sur 480 · Mss. 34, f · texte numérisé non relu

Mss. 34, f

5. Editée à Limoges chez Martial Barbou, 1672, in-18. Autant le Htyle de re principal ouvrage de J. Coilin est brillant et poétique, autant la critiqua en est défectueuse. Néanmoins Tauteur a eu le grand mérite de défricher, Tun des premiers après Jean Bandel, le champ si vaste et si fécond de Tarchéologie limousine. D'après l'abbé Vitrac.

C. L'ouvrage est intitulé *. Response à ta lettre que le sieur MaUtamnaî a écrite

236 UN^'slfeCLE DE VIE ECCLÉSIASTIQUE EN PROVINCE

de réglîse de Limoges à Tapostolicité de son origine, contre ce nouveau contradicteur, partisan enflammé des opinions aujourd'hui dominantes du savant chanoine Descordes.

Si l'éloquent chanoine avait pu deviner le véritable nom de sou adversaire, le terrible « remarqueur », qui n'était autre que Pierre Benoist ^, héritier de son oncle et parrain homonyme 2, seigneur de Compreignac et du Mas de l'Age, ex-conseiller au Parlement de Bordeaux, il aurait certes poussé un cri de triomphe, en révélante ses contemporains, qu'il n'appartenait qu'à un mécréant condamné à mort par contumace (1667), pour concussions et violences sur les habitants et le clergé de sa paroisse, et seigneurie de Compreignac (Basse-Marche), d'oser combattre ses chères idées sous les auspices du P. Labbe. La réponse de Collin au sieur Maldamnat était dédiée à notre prélat, partisan de Topinion traditionnelle \

On comprend que l'évêque de Limoges, qui trouvait des prêtres d'élite dans le chapitre de Saint-Junien, ait fait appel plus d'une fois à leur concours pour des discours de synode, ou pour une station de Carême à la cathédrale *, ou encore pour la visite des paroisses de son diocèse s. Les chanoines de cette collégiale se

à un sien ami de Limoges ^ avec une apologie pour la mission du glorieux saint Martial, apôtre des Gaules, disciple de Jésus-Christ, par le sieur Jean-François de Bonne-Foy, à Paris, par Martial Lapierre, rue Gallande, 1668. A la p. 54, on lit le distique suivant :

Quod Maledamnatus Collinum damnât inepte,

Nunc Maledamnantem damnât et ipse Detis, Voir cet opuscule de 54 p. in-4. dans le recueil de Legros. Mélanges imprimés, t. II, de M. Ducourtieux.

i. Sous le pseudonyme de Maldamnat, Pierre Benoist a publié les deux ouvrages suivants : I. Remarques et mémoires pour V histoire du Limousin, Lyon, 1664, in-4, et II. Remarques sur la table chronohgique et historique du Limousin, Lyon, 1668, in-4. La table critique a pour auteur Jean Collin. Quérard, J^s superchei'ies littéraires dévoilées» Paris, 1870, t. II, p. 1035.

2. L'autre Pierre Benoist, oncle de l'auteur des Remarques, était, on Ta vu plus haut, le fils de Martial, Tun des chers de la Ligue, et Vami intime de notre prélat, entre les bras duquel il mourut en 1629. Par arrêt du grand conseil, du 26 septembre 1667, Tex-conseiller fut déclaré convaincu d assassinat, d'exactions et violences diverses. Pour réparation, il fut condamné, par contumace, à avoir la tête tranchée ; le château de Compreignac fut démoli et rasé II mourut en 1677 en prison, à Paris. Nobiliaire de Limoges.

3. La Response et les Remarques mériteraient une étude comparée, qui serait pleine d'intérêt. Dans la dédicace de son écrit de polémique, J. Collin insère cette malice du Remarqueur, en s'adressant aux chanoines de la cathédrale : « Il veut faire passer les derniers évêques de ce diocèse, et principalement celuy que nous chérissons avec tant de tendresse, et que la sagesse éternelle nous conserve heureusement dans une si vigoureuse vieillesse, pour « des gens qui ont donné lieu, à faire cesser la continuation du bastiment de leur église (la cathédrale), au lieu de régler leur luxe et leur dépense, afin d'avoir de quoy pouvoir employer leurs grands revenus, à la perfection d'un si grand ouvrage»... Collin disait directement à notre prélat: « Monseigneur..., le mépris injurieux qu'on prétend faire à votre illustre et sacrée personne, en voulant vous faire passer, avec vos devanciers, « pour un sectateur d'opinions erronées, et pour un homme infatué de vieilles erreurs », mériteraient d'avoir trouvé une meilleure plume que la mienne. » etc..

4. « Le 10 février 1635,on donna un congé au théologal, pendant le Ci^réme qu'il devait prêchera la cathédrale de Limoges. Mss. 40^ f. 862t

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