‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 187 sur 480 · Cf. supra · texte numérisé non relu

Cf. supra

4. Voir plus loin la préparation des clercs aux sainte ordres dans les paroisses.

5. Picot, Euai historique, t I, p. 173, et suiv. Nous appliquons ici directement au diocèse de Limoges, ce que dit cet historien de l'Eglise gallicîaneàcette époque.

aux intentions dear conciles. Le 29 janvier 1617, ce grand seigneur fondait un séminaire sur ses terres, à Ventadour *, Sa volonté fut d'établir des places pour vingt pauvres prêtres, ignorant les lettres, qui seraient pris du lieu de Venladour ou de la chàtellenie d'Egletons, et, à leur défaut, des chàtellenies dTssel, Meymac, Neuvic, Pérols et Corrèze, ou du haut et bas-Limousin.

Il stipula qu'ils apprendraient la langue latine, les cas de conscience, l'administration des sacrements, la manière de faire le catéchisme, et de prêcher l'exposition des Evangiles. Un docteur en théologie, séculier ou régulier, les instruirait et les ferait vivre religieusement, et dès qu'ils seraient capables, ils feraient place à d'autres. S'il ne se trouvait pas de prêtres pauvres et ignorants, on prendrait de pauvres garçons '\ Le docteur pourrait être changé, soit par les ducs de Ventadour, soit par les officiers et consuls de la ville d'Egletons. Anne de Lévi donna 1000 livres de rente annuelle et perpétuelle et les revenus du prieuré de Ventadour, le cardinal de Guise, abbé de Cluni, ayant consenti à unir ce bénéfice au séminaire projeté '.

L'établissement clérical de Ventadour était mort-né, parce qu'il péchait par la base : comme la plupart des maisons du même genre, alors fondées dans le royaume, plutôt pour les prêtres, qui n'y venaient pas volontiers, que pour la préparation aux ordres des jeunes gens qui avaient terminé leurs études classiques, Ventadour, au bout de vingt ans d'exercice, c n'avait pas produit un seul prêtre > *. Aussi vit-on bientôt ce séminaire dégénérer en collège, et Ton comprit, dès lors, qu'il fallait le transférer dans un centre plii«ï important de la même région ; le transfert eut lieu dans la ville d'tJssel à une époque indéterminée s.

Onoique, durant son séjour de deux ans à Paris (1643-1645), l'évêque de Limoges, François de la Fayette, eût habité sans doute dans l'hôtel de sa famille (50, rue de Vaugirard), à quelques pas seulement de rétablissement inauguré avec tant de succès sous ses yeux, par le fondateur de la Compagnie t des prêtres du clergé ^, nouveau curé de la paroisse Saint-Sulpice, le problème de l'érection d'un séminaire lui paraissait encore insoluble. Tout en reconnaissant depuis longtemps la nécessité de l'œuvre cléricale dans son diocèse, cette conviction persistait en lui, quand M. Olier se trouva de passage à Limoges, et reçut probablement rhospitalité chez notre prélat, pendant quelques jours, vers la fin de novembre 1647. Le saint prêtre, qui venaitalors de Rodez, et se dirigeait sur Chartres et Paris, avait eu à cœur de vénérer les reliques de l'apôtre de l'Aquitaine.

1. Commune de Moulier-Ventadour, canton d'Eglelons (Corrèze). Fouillé hisi.

2. C'était revenir au système du Concile, dont on s'écartait dans la première clauHe du contrat.

3. Bulletin de Liyuorjpn, t. LIIL Pnuillé histarique^ p. 596.

\. Haillon, Vie (le M. Olier, t. 1, p. 38(3. La référence de cet historien est la Vie de M. Bonrdoine, in-4, p. 338.

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