‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 206 sur 480 · Mss. 40, f. 36G, 367 et · texte numérisé non relu

Mss. 40, f. 36G, 367 et

forme de leur couvent, le l^r avril 1623, six prêtres et deux frères *. Ils se glorifiaient, àcette époque, d'avoir produit un religieux célèbre, Jean Hugon, enfant de Saint-Junien. Docteur en théologie de l'Université de Gahors, le P. Hugon se fit admirer pendant vingt ans comme prédicateur, dans les chaires de Gahors, de Limoges^ de Toulouse et de Paris. Il exerça aussi son ministère à Saint-Junien et à Rochechouart. Il ramena dans le sein de l'Eglise, dame Marie Eschalard, vicomtesse de Rochechouart •^. En 1657, on vit les Gordeliersde Saint-Junien empiéter, comme les Récollets, sur les droits du clergé séculier. Le syndic du chapitre se plaignant des uns et des autres, articulait le 26 août de cette même année (1657) que « les Gordeliers s'ingéraient journellement à faire les fonctions curiales, se prévalant de ce que leur couvent étant proche du grand cimetière de la ville, ils y venaient tous les jours en procession avec la croix, quelquefois en particulier, revêtus d'aubes et d'étoles, faire des absoutes pour les [fidèles trépassés ». Le syndic ajoutait encore que a le jour de la fête de Saint-Junien, les chanoines, conformément au règlement du seigneur évesque, avaient refusé de recevoir les confrères, (sans doute les Pénitents bleus), avec hautbois et cornemuses (sic), qui voulaient faire leurs danses et leurs banquets à l'ordinaire, et que, dans cette circonstance, les Gordeliers, au mépris des ordonnances de Tévêque, etau grand scandale du public, les avaient reçus, avaient célébré pour eux le service divin et étaient allés ensuite en corps faire la procession autour du cimetière avec les confrères (qui avaient là une chapelle), quoique l'établissement de cette confrérie fût dès le commencement et jusqu'alors dans l'église collégiale, t

Par ordonnance du 4 novembre 1657, lancée par le vicaire général du diocèse (Antoine Saige), il fut interdit aux Frères Mineui's d'aller ni d'envoyer aucun religieux dans le cimetière, et d'y faire des prières pour les trépassés, excepté quand ils seraient appelés pour assister aux convois, enterrements et services, avec les chanoines ou avec les vicaires et prêtres des églises paroissiales de la ville, comme aussi d'instituer et d'établir dans leur chapelle, sans la permission de l'évêque, des confréries autres que celles qu'ils pouvaient ériger, en vertudesprivilègesquc les papes leur avaient accordés 3.

Au mois de juin 1670, les Gordeliers et les Récollets de Limoges célébrèrent, durant huit jours, la canonisation de saint Pierre d'Alcantara, religieux de leur Ordre. Ils commencèrent ces fêtes par la bénédiction d'un étendard, qui fut élevé au frontispice de leur église *, au bruit du canon et aux fanfares des trompettes. Le len-

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