‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 207 sur 480 · PouHlé Imtor,, p · texte numérisé non relu

PouHlé Imtor,, p

2. Le P. Hugon occupa les premières charges de son ordre dans la province d'Aquitaine. W mourut au couvent de Limoges, le 26 mai 1646, âgé de cinquantehuit ans. ArbeUot. Chronique de Maleit, p. 218.

3. Mss. 40, p. 367. Les Gordeliers de Saint-Junien furent réformés une seconde fois, le 17 août 1676. PouiUê histor., p. 230.

4. La façade de la chapelle des Gordeliers regardait le couvent des Feuillants»

demain, après une messe pontificale, que Tévêque de Limoges célébra, en présence de tous les c corps », la solennité fut continuée par une procession où figurèrent plus de deux cents enfants vêtus en anges. Le panégyrique du saint fut ensuite prononcé « avec beaucoup de satisfaction de l'assemblée ». Les jours suivants, il y eut des processions des clergés séculier et régulier, avec de pareils éloges. Ces fêtes de dévotion furent terminées par un beau feu d'artifice, accompagné des décharges de l'artillerie *.

Notre prélat, dont le testament rédigé, le 29 mai 4670, fournit une preuve éloquente de sa bienveillance à l'égard des religieux mendiants de sa ville épiscopale 2, avait témoigné auparavant pour l'œuvre des Capucins une prédilection bien marquée. Il la manifesta^ une première fois, en favorisant Ja fondation de leur couvent de T.urenne, en 1644, dans les circonstances suivantes. Le Père Martial de Brive, ami de l'évêque, avait une sœur qui s'était mariée dans cette ville du Bas-Limousin. Quoique vivant dans le monde, elle se consacrait entièrement aux œuvres de Dieu. Son frère et elle étaient unis par la plus tendre aflection et embrasés du même zèle. Le P. Martial nous raconte, dans une pièce de poésie touchante, que sa maison était réglée comme un cloître, qu'elle n'avait jamais connu aucun plaisir mondain, et que sa vie s*écoula dans l'unique souci d'une ardente charité et d'un doux prosélytisme. Elle institua plusieurs dévotes confréries et ramena à la foi catholique de nombreuses familles de la vicomte. La conversion du vicomte de Turenne (Frédéric-Maurice de la Tour d'Auvergne, duc de Bouillon), à laquelle elle ne fut pas étrangère (1634), lui permit d'étendre ses fondations pieuses. Sous l'inspiration de son frère et avec l'assentiment du vicomte et de l'évêque, elle résolut d'établir à Turenne uncouvent de Capucins. Quelques-uns de ces religieux furent d'abord installés dans son propre logis, dont une salle fut convertie en chapelle. Bientôt, elle leur abandonna la maison entière, et le couvent y fut définitivement établi (1644) 3. Il comprit bientôt un personnel de huit religieux *.

Introduits dans la province, les Capucins firent, les années suivantes, les plus grands efforts pour établir, à Limoges même, une maison de leur Ordre. Ils y songeaient depuis longtemps, car Pierre Benoist, seigneur de Compreignac, mort en 1629, entre les bras de l'évêque, leur avait légué pour cette fondation une somme de 10000 livres. Le projet d'établissement d'une communauté

dont elle n'était séparée que par la place Jourdan actuelle. Limoges, Plans DncourtiPiLt, p. 112.

l.Mss. 34, f. 20.

2. « Je donne et lègue aux Pères de Saint-Dominique, aux Carmes des Arènes, aux Âugustins, aux Cordeliers, aux Récollets de Sainte-Valérie et aux Carmes déchaussés de cette ville, à chacun des dits couvents la somme de deux cents livres et les supplie tous de prier Dieu pour le salut de mon âme... »

3. Elle ne tarda pas à recevoir la récompense de sa belle vie par sa sainte mort. Elle fut enterrée dans Téglise qu'elle avait fondée, à trois pas de Tautel. Bulletin de Brive, t. X,'p. 463.

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