‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 213 sur 480 · Chef-lieu de canton de la Corrèze situé sur la Dordogne · texte numérisé non relu

Chef-lieu de canton de la Corrèze situé sur la Dordogne

2, C'était, en 1658, Emmanuel Théodore de la Tour d'Auvergne, neveu du maréchal de Turenne, et plus tard cardinal de Bouillon. Fouillé hist.

ardeur et fit tant de progrès, qu'il ne restai plus bientôt de calvinistes dans la ville de Beaulieu et dans le voisinage, et que le catholicisme y reprit son ancienne vigueur.

Les missionnaires étaient « uniquement occupés à prêcher dans la ville et dans les paroisses voisines, à confesser, visiter et secourir les malades et les nécessiteux. Leur conduite fut toujours si régulière et si laborieuse, qu'elle leur attira la confiance publique, sans que les curés, vicaires et autres prêtres, qui desservaient la paroisse, en aient jamais pris ombrage, l'union des Pères avec eux ayant toujours été intimeet d'une grande édification pour le public », qui perdit plus tard, à être privé d'un établissement aussi utile et aussi honorable pour la ville *.

Comme on le voit, par cet exemple des missions de Beaulieu, notre prélat, sans avoir donné, comme ses prédécesseurs l'avaient fait pour des motifs exceptionnels, une place prédominante aux PP. Jésuites dans la direction des aflaires de son diocèse, tout en les maintenant dans les limites de l'enseignement classique, leurs fonctions ordinaires, vécut en bonne harmonie avec cet ordre religieux militant. Nous savons même qu'il eut des relations assez intimes avec le recteur du collège de Limoges, le P. Nicolas du Sault. Ce fut en sa compagnie qu'il assista, le 7 juillet 1639, dans l'église d'Orlac-sur-Charente, au baptême de Jacques de Brémond d'Ars. Ce fut encore à son instigation, que le même Père Jésuite dédia son livre sur la vie de Mme de la Tour-Neuvillars, à la marquise de Senecey, tante du prélat ^.

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