‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 219 sur 480 · Mss., ibid · texte numérisé non relu

Mss., ibid

7. £tant vicaire général de TuUe, il faisait suivre la signature d'une longue et intéressante lettre de controverse, datée du 21 juillet 1655, de cette mention significative : « prestre indigne n. Bulletin, ibid.

sa défense auprès de notre prélat prévenu. « On ne nous dit pas, ajoute Legros, quelle fut la réponse de l'évêque de Limoges, mais il y a toute apparence que Tabbesse eut lieu d'être satisfaite *. »

Notre prélat eut encore à soumettre à sa juridiction, vers cette époque, Tabbesse de Notre-Dame-des-AUois. Cette ancienne abbaye, la troisième de l'ordre de Saint-Benoît dans le diocèse 2, était gouvernée, depuis 1625, par Suzanne de Beaufort ^. Celle-ci, le 8 février 1640, exposait à sa communauté qu'étant immédiatement dépendante du Saint-Siège, elle était obligée, par les prescriptions du concile de Trente et les ordonnances du roi, de demander au pape un bref, pour avoir un visiteur séculier ou régulier. Toutes les religieuses furent d'accord pour la prier de procurer à l'abbaye cette commission. Ce projet n'ayant pas réussi du côté de Rome, l'abbesse adressa au grand prieur de Gluny une demande d'agrégation du monastère des Allois à son Ordre. Sa requête ne fut appointée que le 31 juillet 1653. En vertu de cette procédure, on nomma un commissaire, qui fit la visite de l'abbaye des Allois, le 20 août suivant.

Cependant l'évêque de Limoges avait annoncé sa visite pour le 9 du même mois. Sur le refus qui lui fut opposé, le prélat somma l'abbesse de transporter, dans un délai de trois jours dans telle maison sûre de Limoges qu'elle voudrait, ses titres d'exemption pour y être examinés, ou sinon de se soumettre à sa visite, le tout, sous peine d'excommunication contre elle et ses religieuses, et d'interdit de l'Eglise. Mais Suzanne de Beaufort, non moins intraitable que ne l'avait été Gabrielle, son homonyme ou parente de Bonnesaigne, résista longtemps, plaida, chicana de toutes les manières, pendant plus de dix ans. Après divers arrêts rendus contre elle, l'abbesse se désista de son premier appel, et se soumit par acte du 6 novembre 1664. L'évêque, aussi bon et indulgent qu'il était inébranlable dans le soutien des droits de sa dignité, content de l'avoir humiliée et dans le but de la convaincre qu'il voulait la ramener dans le devoir et non l'écraser, lui fit remise pleine et entière, de tous les frais et dépens qu'il avait obtenus contre elle *.

S"* La Mère du Calvaire, fondatrice de% Clairettes,

Anne-Marie de Meillac, fille aînée de Pierre de Maledent de Meillac, conseiller au Parlement de Bordeaux, et petite-nièce par sa mère de Michel de Montaigne, était née à Saintes, le 12 février 1644.

1. Mss., ift/rf. Nous manquons de détails, dit M. Clément-Simon, sur les dernières années de la vie de G. Dumas. H dut mourir peu de temps après 1660.

2. Cette abbaye, qui remontait au douzième siècle, était établie sur le penchant d*une colline, dans le village des Allois, sur la route d'Eymoutiers, à treize kilomètres de Limoges et à sept ou huit de Saint-Léonard. Cette communauté ne vivait, en 1700, que des revenus du petit prieuré de La Ronze, paroisse d'Arènes, près Bénévent. Le roi l'autorisa, en 1750, à occuper le couvent des Urbanistes de Sainte-Claire dans la Haute-Cité, à Limoges. Cf. infra.

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