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KiJ-e f^l ^tW\(*^* *i'ai>ord, ave<f w^^i^ «Jeux j'-uneç Kf ur?. dans TaMjaye 4<« iUtiU* \i\U*, \\m*^ [h îuorida w>« j Aire fît de s<»n aïeule maferfielle (lir^J;, le?- Iroi^ jeuiien (ille<* vinrent résidera Limo<;es. chez (enr jjfrand-j^^^re MaUiJe<j de Maledent. Au mois de mars ifôi, elles fun^ut mjî^etî en f^ir^n^^ion /lu convenl de Saînle-Claîre ^, jiour y être (tWsh^^ma^ïSiCimiUûUi i\e. leur tante, sœur Louise de Maledent. Anoe-Marie ayant uïhxûWmU* des désirs de vie religieuse, son onrie et tuteur, M, de Savi^rfiac, la retira du couvent, pour la mettre à IV^ineuve, Sur «a iU*uïii\ii\ft, la jeune fille fui ramenée quelque U*m\i^ apr^'H k Sainte (claire. L'attrait qui la fjortait au cloître, s'v Iv^rtifitt,
\\Mi\i*vi*- d'autre part d'une grande fortune, et recommandable par «en qualJt/iH jiersonnelles, elle fut l'objet des vœux de plusieurs t(entil^<hotnrneH. Une pri'îtendue postulante, Marie du Peyrat, parente d'Anne-Marie et sœur de Joseph du Peyrat, trésorier de Tranee h Lifiio^^es, vint au couvent de Sainte-Claire au commenceniHiit (In lor^S. Le ti février (le cette année, au moment où les deux jeun(»s (IlIcH m promenaient seules dans la cour du couvent, Marie ouvrit lirnscpiement la porte du monastère, et favorisa ainsi Tenlèviunent de sa (M)m()a^me. Toutcis deux, jetées dans un carrosse, se trouvaient qiu^lqut^s heures après dans la campagne du trésorier PHViHri(>ur, au clu\l(»au do Thouron. Aussitôt Toncle de ce dernier, prétn^ piMi scrupuleux, Pierre du Peyrat, théologal de Saint-Martial, prétendit, iuoI^mv les dént'^gations indignées de la victime, Tunir HacMHUjentc^lliMnent à son neveu, et (M)uvrir ce mariage illusoire d'une bénédiction sacrilège. Dans l'après-midi de ce même jour, sur lu réijuisiliou de Martial do Maledent, une troupe armée de pluslours coutaiiu»s d'hommes, commandées par le vice-sénéchal, s'élaut mise k la poursuite des auteurs du rapt, parut bientôt en vut^ du chAteau, dont elle tU le siège. Toute résistance lui étant devtMiue impossible, le gtMjtilhouHue ravisseur rendit à la liberté la jemu> lUIe, qui n'eut h se plaindre d'aucune autre violence que de celle do son nuiriage simulé '-.
t. l.es it^Ugu'usrs do Vordi'e »le Sainte-Claire mitiirè. dites UrbanisiPs. étaient arriviVs à Liuu>>ît's» \\k>\w y fuiuitM* un couvent de leur observance» le mercn^di 18 noveinbiv ltU9 ou \KV^\ auprès d'une ancienne chapelle dite de Notre-Dame du l*UN\ possédée pUi» tant par les souns de la Providence de Saint-Joseph. tes iUiirisses ou (irandes-l'laires se retirèrent ensuite pour faire leurs oflices dans IcjAlise de Saint-lieues <rue Haute-Cité actuelle^. Après avoir actieté quelques maisons attenantes, elles a>:ranilirent leur monastère, qui fut des plus Considcâ'ables de timo^vs. Leur cliapelle. ijui c tait très belle et faite en forme de croi\, ave<- un Iteau dôme au milieu» fut aehrvèe en t(UL aux frais de Mme de la Keuillade leur t«.>mlHtrice. Kruncv>is de la Favette betiit cette êixlise» y olti/la et eelebra le premier la me^^se, le ô juin, jour de la l-ète-l>it>u de lan \Ky\k) Le grand couvent de Samte-Ckiire comptait viui;t-troi.s n-Ii^^iens^îs en li'îâô^ et des le début de leur tonJation un pi-nsiomiat, qui ne prutUait quà un petit nombre de familles. Les reli-;i<u>es etai<'nt sons fa «lirettion des P n s Corde- Ik-rs. amsi qu'a Hnve» Nuiihun et a Saitit-Yn«'i\. >l>s. 27, t. Ul. p. 3k>. LiforeSit. 114 eM.;illes-le-l.>iic.
2. M de SiiM-fi.ie iuf'-nta contre N' ravisseur et s«.>ii on<;I«-' un pnieès qu'il fit iiisti'uire au l'residial de Liiive, qui condamna les prf'vcmis (»iir contumace à la
Rendue à son couvent, Anne- Marie de Meillae parut plusdèjîoùtée du monde qu'auparavant. Le 8 décembi-e ItîôS, elle se sentit inspirée, de fonder à Limoges, pour les lilles de Sainte-Glaire, un couvent de la stricte observance de cet Ordre. Lorsqu'on lui parla de ce projet, l'évéque de Limoges le jugea chimérique : <!i Ce n'était, pensait-il, que rêverie d'enfant ! » A la prière de M. de Savignac, le prélat, pour la désabuser doucement, parla lui-même à la jeune fille, mais il changea de sentiment, lorsqu'il Teut entendue. Le 3 mai i659, Tévêque approuva le contrat de fondation, par lequel Anne-Marie donnait pour rétablissement projeté î>5000 livres. Le 20 mai suivant, le provincial des Cordeliers accordait Tobédience nécessaire pour cette réforme. Le i août suivant et le lendemain, les nouvelles Claires, au nombre de quatre, étaient conduites dans le carrosse de Tévêque chez les Carmélites et les Dames de la Visitation. Le 6 août, après d'autres visites au.K filles de Notre-Dame, aux Ursulines et aux Hospitalières de Saint-Alexis, elles s'installèrent provisoirement dans une maison spacieuse de la rue de la Cité, que la mort récente d'Antoine Saige, officiai, venait de laisser libre.
Dans le petit couvent de Sainte-Claire, ainsi nommé pour le distinguer de l'ancien, la mère de Puylaurens, sceurdu duc et pair de ce nom, remplit les fonctions de supérieure. L'une des trois autres religieuses était la mère Louise de Maledent. La fondatrice, Anne- Marie de Meillae, prit d'abord le il août, dans la chapelle du couvent, le voile blanc, sous le titro de sœur du Calvaire. Le 16 août 1659, elle reçut des mains de l'évéque le voile noir, et prononça ses vœux. Elle fut dès lors désignée sous le nom de mère du Calvaire. Dans le même temps, son oncle Martial de Maledent faisait cens-» traire un couvent au Faubourg des Arènes, sur l'emplacement de l'ancien hospice Saint- Jacques. Il se trouva presque entièrement terminé, à la Pentecôte de 1()6i. Léo septembre suivant, l'évéque le bénit solennellement et y installa les religieuses. Trois jours après, notre prélat y donna l'habit à Thérèse de Meillae, sœur cadette de la mère du Calvaire : le P. Vidaud, provincial des Carmes déchaussés, fit le sermon de cette prise d'habit. La troisième sœur, Louise de Meillae, reçut à son tour le voile, le 9 mai 1666.
Depuis deux ans déjà, la réforme des Clairettes, qui consistait dans la pratique des austérités de la vie du cloître, avait reçu d'une bulle d'Alexandre VII (août 1H64), sa dernière consécration. Autorisé par le pape, dès 166S, à rédiger les conslitutions les plus propres à m.'iintenir dans cette communauté la règles i)riuiilive de sainte Claire, l'évéque François de la Fayette publia, le 15 se[)temhrel67l, les statuts délinilifs des Clairettes. Bien que soumises à lautorité immédiate de l'ordinaire, les religieuses de ce couvenl
peine de mort, par sentence du 19 jiullet UmS. Vn jugement arbitral de réV('»*|ne de Limo{;es, prononcé le 10 juillet Idùi, et accepté par contrat le K» suivant, termina cette affaire. Joseph du i^eyrat et ses complices payèrent âô (HX) livres d'amende à la personne offensée, et les frai.s du procès, qui furent considérables. Mss. 13, t. III, p. 410.
devaient jouir de toutes les faveurs spirituelles qui avaient été et seraient accordées aux filles de Sainte-Claire. En vertu d'un article du testament de Martial de Maledent, le séminaire delà Mission devait «fournir gratuitement à cette communauté, un confesseur et un prêtre du a même corps », pour y dire la messe tous les jours, à rheure la plus favorable.
Pierre Mercier, l'ecclésiastique de Limoges qui connut le mieux la mère du Calvaire, puisqu'il fut le directeur de sa conscience durant quinze ans, a rapporté, dans un mémoire encore inédit*, les principaux faits de la vie de la fondatrice des Clairettes. Son entretien toujours édifiant, son naturel affectueux, son humeur facile et enjouée avaient des charmes qui conciliaient à cette sainte religieuse l'estime et la confiance de tous ceux qui l'approchaient. A l'occasion de ses deux voyages à Limoges (en 1666 et 1670), M. de Bretonvilliers, supérieur de Saint-Sulpice, eut de fréquents entretiens avec la mère du Calvaire, et en rapporta toujours les plus saintes impressions. « Elle ne bornait pas son zèle, dit de Voyon, à ce qui pouvait maintenir la régularité dans le petit couvent ; un grand nombre d'ecclésiastiques et de séculiers de Limoges allaient la consulter... Elle trouvait, dans ces visites qu'on lui rendait, des occasions pour affermir dans l'amour de la vertu ceux avec qui elle s'entretenait... De nombreux prédicateurs ont déclaré que ses conversations leur avaient été plus utiles que l'étude et la lecture... Une suite presque continuelle d'infirmités et de douleurs donnaient à la piété de la sainte une activité nouvelle. » Sentant, en 4672, ses forces s'affaiblir, la mère du Calvaire, élevée alors à la charge de maîtresse des novices, et âgée seulement de vingt-huit ans, dressa sous le titre de Testament spirituely un formulaire de ses croyances, qui atteste la grandeur de sa foi 2. Le 7 avril 1672, elle rendit sa belle âme à Dieu, sans agonie, en présence de Pierre Mercier, son confesseur. A la nouvelle de sa mort, Jean Bourdon, supérieur du séminaire, fit réciter, au lieu du De profundis, l'hymne de réjouissance : Laudale Dominum omnes génies, L'évêque de. Limoges, qui honora les funérailles de la mère du Calvaire, au milieu d'un concours extraordinaire de peuple, proclama hautement « qu'il rendait grâces à Dieu d'avoir honoré son diocèse d'un trésor de grâces aussi riche que l'était la sainte mère ». Tout le peuple de Limoges croyait alors qu'elle serait un jour honorée sur les autels 3.
1. Ce manuacrit, conservé aujourd'hui au couvent des Clairettes, est intitulé : « Les effets de Vamour consumant dans la vie admirable de laVénérable mèi^e Anne- Matne, extraite de ses écrits, parN.P. Communication de M. Gaignet. Nous espé> rons que la publication de ce manuscrit fera ranger la mère du Calvaire parmi les saintes extatiques, à côté d'une sainte Catherine de Gènes et de sainte Thérèse.