‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 22 sur 480 · XXXVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXXVI PRÉFACE

sentiments des diverses classes de la société. Les groupes principaux sont les confréries de Pénitents, la grande confrérie de Saint- Martial et les confréries du Saint-Sacrement. La Compagnie du même nom dite c Tœuvre des œuvres », a une histoire des plus intéressantes, à Limoges comme à Paris. Elle se recrutait parmi les notabilités sociales. La moralisation publique, la bienfaisance, la réforme ecclésiastique, le prosélytisme constituaient son programme très étendu. Son organisation, son action étaient secrètes. Par son pouvoir croissant,, elle parut offrir quelques dangers et fut entravée. Mazarin l'appelait «la cabale des dévots ». Libre dans sa marche, elle fût devenue une franc-maçonnerie catholique.

Le livre de M. l'abbé Aulagne est tourné vers le passé et c'est à l'actualité qu'il ramène : quelle leçon de choses il présente pour l'avenir I La religion catholique est soumise à des crises périodiques dans notre France, elle en est toujours sortie triomphante. A la fin du seizième siècle, elle était mourante, navrée de blessures depuis deux siècles ; Henri IV fut marqué pour la guérir ; à la fin du dix-huitième siècle elle était comme morte et Bonaparte apparut suscité pour la faire revivre. L'heure présente est menaçante, mais cette religion même nous défend de désespérer. Sola desperatio caret vcnia. Nous ne pouvons compter, hélas ! sur un autre Henri IV ou un çiutre Bonaparte... Mais nous croyons invinciblement que le relèvement viendra. Dieu y pourvoira, comme aime à le répéter une bouche auguste.

G. Clément-Simox.

Cfuiteau de Bach, près Tulle, ce i4 septembre i005.

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