‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 222 sur 480 · ihiil · texte numérisé non relu

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4 Le décret de fondation de Tévé'juc de IMuo^^m était ûu 27 Juin U'li^, htuHl4 hiêior., p. 371.

rent à Tévéque de Limoges, leur supérieur, la permission de procéder à rélection d'une nouvelle abbesse. D'après les constitutions du couvent, celte élection devait avoir lieu sous la présidence de révêque ; mais le prélat se trouvant retenu par des affaires importantes, délégua René de Marans, abbé du chapitre du Dorât. Le 19 juin 1652, Tabbé se présenta au couvent, (it assembler les religieuses à la grille de la chapelle, au son de la cloche capitulaire, et il leur donna lecture de sa commission, ainsi que des exhortations contenues dans le mandenient épiscopal. Puis il célébra dans la chapelle une messe solennelle, qui se termina par le Veni Creator. L'abbé s'approcha ensuite de la grille, où se trouvait placée la boîtedu scrutin. Alors se présentèrent, pour déposer leurs suffrages, vingt-deux de ces dames *. Jeanne de Barbezières obtint au second tour la majorité, et fut proclamée abbçsse triennale. La cérémonie de l'élection fut terminée par le chant du Te Deum. L'abbé René de Marans se retira, après avoir dressé procès-verbal, qu'il fit signer par toutes les religieuses, à la grille de la chapelle...

Quelque rigoureuse que fût la clôture du monastère, les Bénédictines de la Sainte Trinité ne tardèrent pas à être connues au Dorât parleur science et leurs vertus. Bientôt les habitants de cette ville adressèrent à l'èvèque de Limoges les requêtes les plus pressantes, pour obtenir la permission de faire instruire leurs filles par ces religieuses, disant qu' « il leur était malaisé de trouver des femmes ou filles séculières, capables de tenir écoles publiques, pour instruire les jeunes filles et leur enseigner la doctrine chrétienne ». Notre prélat se rendit à leurs prières, et par une ordonnance du 19 avril 165(5, il permit aux Dames Bénédictines « d'ouvrir et tenir écoles publiques, enseigner la doctrine chrétienne, la lecture et l'écriture, la modestie et pratique des vertus convenables à leur condition, en exhortant les reli,aieuses à faire cette œuvre de charité avec le soin, patience et zèle que ce saint emploi requiert ». Il leur défendit, toutefois, de violer la clôture, d'introduire et donner entrée aux élèves de leur monastère, et de sortir ailleurs que dans les lieux destinés pour servir de classes, qui devraient être ouvertes et fermées de la manière prescrite par les constitutions des religieuses de sainte Ursule. Enfin, il recommanda à l'abbesse de prendre soigneusement garde de ne pas dissiper l'esprit de dévotion et recueillement, auquel leur Institut les oblige.

Depuis cette époque, l'école des Bénédictines du Dorât ne cessa de prospérer, et le nombre de religieuses s'accrut notablement. En 1703, le monastère était doté d'une magnifique chapelle byzantine. Le 28 mai 17!28, le vicaire général de révêcpie de Limoges, l'abbé Romanet, visitait l'église de l'abbaye qu'il trouva assez grande et bien ornée; puis, ayant procédé à l'inspection du couvent, il constata que dortoir, rellules et autres endroits ne présentaient rien qui méritât correction. Une partie de l'établissement était occupée

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