‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 236 sur 480 · Grandet, ibid., t. II, p · texte numérisé non relu

Grandet, ibid., t. II, p

3. Ce qui le prouve, c'est que, dès son entrée dans i'épisoopat, Louis d'Urfé destitua tous les officiers temporels institués par son prédécesseur, et même Tofficial de Limoges, et qu'il en créa de nouveaux. Mss. n. 11, t. I, p. 618:

4. Un nommé La Treille, remplaça le sieur Vaynet comme secrétaire, en 1666. Jean Borel, Louis Chavialle, et un second Palays furent successivement commis du secrétariat. Mss. 21, p. 585.

5. C'était frère Luc, du couvent des Arènes, peintre'^décorateur de l'évêché.

n'interrompit pas un seul jour de sa vie, malgré ses grandes occupations. 11 assistait fidèlement à la prière commune, qu'un de ses aumôniers faisait à ses domestiques et aux officiers de sa maison ^. » 11 avait pour tous ses familiers une grande sollicilude, et il leur en donna une dernière preuve par des legs généreux 2.

II. Fréquentations habituelles de l'évêque F. de la Fayette à Limoges.

Les amis intimes de noire prélat ne se trouvaient point dans son entourage immédiat. On le voyait se diriger, plusieurs fois la semaine, vers le séminaire du clos de Sainte- Valérie, pour s'informer du progrès de ses ordinands dans la science et dans la vertu. Il allait souvent s'y retirer dans l'appartement qu'il s'était fait préparer, pour travailler en repos, aux affaires de son diocèse. Il considérait son séminaire en pleine prospérité, comme le chef-d'œuvre de son épiscopat, et il se plaisait à lui donner les plus beaux noms; il l'appelait « le ciel de la terre, l'école de la vertu, Tasile de l'esprit ecclésiastique », etc. Il iiiisait souvent l'éloge des maîtres de cette maison : « J'ai choisi, dit-il un jour, des ministres dont la vertu et la science sont connues de tout le monde. » Les nouveaux prêtres qu'ils formaient étaient, pour notre prélat, « des enfants de prodige ». Comparant à la précédente, la première génération de prêtres sortis de cette école et disséminés dans son diocèse, pour le transformer, il reconnaissait « pour des anges incarnés sur la terre, ceux dont les vices les rendaient avant semblables aux démons ». Aussi l'évêque adressait-il souvent de pressantes exhortations à ses jeunes clercs, les engageant à profiter exactement de toutes les instructions qu'ils recevaient au séminaire, puisque de leur vertu et de leur bon exemple dépendait la conversion des autres 3. Envisageant l'avenir de cet établissement, il suppliait les évêques, ses successeurs, « de maintenir et d'exécuter pour le bien et l'avantage du clergé de son diocèse, le traité d'union de son séminaire avec celui de Saint-Sulpice » *.

Sortant de cette maison de prédilection, notre prélat n'avait qu'à traverser une rue pour pénétrer dans le séminaire de la Mission, sur le fonds de l'hôpital. Il trouvait là réunie l'élite de ses prêtres de Limoges : « ses meilleurs ouvriers » choisis par lui-même et formant comme une espèce de camp volant de missionnaires chargés

1. De Périère, Oraison funèbre, p. 17. D'après son testament imprimé, notre prélat avait à son service, en 1670 : un valet de chambre, quatre laquais, un avocat, un médecin, et un apothicaire.

2. Par contre, on vit ce fait inouï : le maître d'hôtel de l'évêque, « le bon M. EscoUe », léguer avant de mourir à son maître, en 1665, la totalité de ses biens. Archives de la Haule-Vienne, G, n. 233.

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