‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 238 sur 480 · Oraison fun., ibid · texte numérisé non relu

Oraison fun., ibid

2. Martial de Maledent, nous dit Labiche, avait toujours été d'une faible complexion ; il vivait de régime à cause de la délicatesse de sa poitrine ; de plus ses travaux avaient altéré sa santé...

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f/^bfft lf>70^ il ft^pira le l/fiu rn/tme rnoi* dan» Ies2<5:atîmenUd'an«* foi vivft^ fti fVnttf*. charité \ïfifi^iXf„ Laononce de sa mort fut celle d'nftr'lAHnpîihlic, \jir\et^k fhi dioc^n^, chanoines, abbés, prieurs, cnr^s»f vicair^^çfjierpélijel*^ alors ri-jirii^.k Limo^res en synode, voalarïl f^r/i//ij<ri^îr la r^coDnai*?taDr;e dont ils étaient pénétrés p»jar ie défrint^ »>nfraf?^T^nl njfOnlanéioenl à célébrer chacoo «ne n^esse pour Je refais de «on Ame, et à demander à leurs confrères absents de payer à f^ mémoire Je même tribut. L'évéque François de la Fayette, qui avait visité plusieurs foi.s son ami pendant sa maladie, ei peu crbeure» avant m mort, voulut célébrer la messe et présider la c« rémonie de 9^n funéraillei», reconnaisï^ant par làlesobligatiocs que lui avait tout son diocrène. ïje» obsèques de M. de Savignac furent célébrée» au milieu d'un grand concours de peuple. Michel Ikiurdon, supérieur de la Miî<?<ion, prononça son oraison funèbre. Le corps du défunt, selon son désir, fut enterré dans sa chère église (Je rh6pilal, au fond du caveau du chœur. Mille messes furent dites k son intention dans les églises de Limoges, comme il Pavait prescrit dans son testament. Notre prélat, dit I-.egros, arrosa la tombe de son ami de larmes d'autant plus sincères, qu'elles partalent d*un cciîur plus tendre et pénétré du vif regret de sa perte. Il ne crut point en dire trop en déclarant hautement, dans un éloge public couvert d'apiilaudlssements : que <r depuis saint Martial, apôtre du Limousin, personne n*avait rendu des services aussi importants à cette province, que cet illustre défunt» * .

Après la mort de M. de hjavignac, l'évoque de Limoges ne cessa de donner, pendant les dernières années desavie, des témoignages de pkiB en plus sensibles du vif intérêt qu'il portait à ses trois principales antvres. Pour assurer l'avenir des deux séminaires, il procéda au partage de leurs biens dans une réunion générale du â4 avril 1074. Deux ans plus tard il laissait à la maison de la Mission la plu^ grande partie de son riche mobilier, dont la vente dpvttit (>tre employée à la subsistance de ses prêtres, « afin qu'ils puissent B'a|)pliquer plus facilement à faire des Missions dans le diocèse 2 )>,

t Quob|ue la charité de François de la Fayette, dit son panégyrlste^ s'iHondlt généralement à tous ceux qui réclamaient son «ocours, toutefois les jmuvres malades de l'hôpital obtinrent toujours dans son cirur la préférence sur tous les autres malheureux, ti les regatxlatt (^ainsi que son ami de Maledent), comme ses

\. \o\r iViMir I08 «lôIrtiU :t.i\lMolu\ Ws d*'s S^iinta. L II. p. 4O0et suiv. Archh-^-s his1f'>i\,^ f\r>hifii>^ li^i l\ ti/* /VV»*Mv. t. Il, p. 71^ ot suiv. Uiforest. LinuHjt^f.p. 518, ^\ t\\^%. ^ks |> >^^. I>rtnj5 .^on 7Vw//r»//r«/, fait avant la mort de son ami, Tévéque \\\\ mA<nnna»t oncon» s^i r«H\>nnaïssan<x^ tn» lui léguant sa l^a^ie précieuse, ses i\o\\\ Cï^iN p<*tMora!es. lo <nioitix du oh«net do son lit, son chaptlet et sa monUx». W oHoni>a plus laH que son <\>r|»s iùx inhume dans Té^^Use de la lli«t* Mon, ;^U\ pieds de oebu de M. de S^vij::nac. TrsiAmrr/f i^uprimr,

^. Ti'xtt^m^ytl vfn'fynmf o\ Arihxnca h/f<!., t. II. p, 4t,

enfants, que Jésus-Christ lui avait confiés, afin qu'il en prît un soin particulier. Deux ibis la semaine, il venait présider les séances du bureau des administrateurs et prenait connaissance des revenus de rhôpital, afin de les conserver et de les augmenter. Dans ces occasions, et chaque fois qu*il se rendait dans ses séminaires, le prélat venait visiter les pauvres et contribuer de ses aumônes à leur soulagement et à leur bien-être. Quand les ressources vinrent à manquer à rhôpital, on vit le vénérable évoque retrancher encore un peu du train de sa maison, et même « parcourir les rues de la ville et quêter de porte en porte », pour mieux subvenir aux besoins des malheureux. Enfin, « il ne voulut pas avoir d'autres héritiers que les pauvres de l'hôpital ^ ; il leur donna en mourant tous les biens qui lui restaient ; ce qui lui mérita le surnom glorieux de pourvoyeur et de père des pauvres 2 ».

m. Vertus du prélat.

«Si les jours de l'illustre prélat, dit Devoyon, étaient marqués par les grands avantages qu'il procurait à son diocèse, ils furent aussi sanctifiés par d'éminentes vertus 3. » — « Notre grand évêque, déclarait hautement dePérière, se tint toujours ferme dans le pas si glissant de la cour de France. L'amour de préférence qu'il avait pour Dieu, le fit triompher des plaisirs et de tous les attraits de la volupté. Il est certain, ajoute ici le panégyriste, que ce fut toujours un homme inébranlable dans la chasteté. Ah ! ce n'était pas un homme seulement, c'était un ange en pureté ! Il s'était élevé audessus de toutes les conditions honteuses, qui accompagnent ordinairement la chair; son corps était si soumis à son esprit, qu'il lui était comme associé en spiritualité; il était devenu en quelque manière un corps spirituel, comme dit saint Paul *. ï»

La pureté des mœurs de notre prélat n'avait d'égale que celle de sa doctrine. Il ne souffrit rien dans son diocèse qui, le moins du monde, pût l'altérer. Après avoir contribué, en qualité de président et de commissaire de l'assemblée générale du clergé de France de 1655. à la réception des bulles d'Innocent X et d'Alexandre VII, qui condamnaient la secte du jansénisme, il fut des premiers àen assu-

1. Le prélat char(,'ea l'Hôpital général de faire célébrer à perpétuité une messe par semaine, pour le salut de son àmc et de ses parents défunts^ H ne laissa aucun legs à sa famille, qui n'en avait aucun besoin. Mss. 34, p. 34.

2. « Au surplus, est-il dit dans le testament du Prélat, de tous mes biens présents et à venir, droits, noms, raisons et actions de telle qualité qu'ils soient, même de mes deux diamants et de la bague que }v porte d'ordinaire, je fais et institue mon héritier universel l'Hôpital général de Saint-Alexis de la ville de Limoges » Les administrateurs de l'hôpital, en charge lors du décès de noire Prélat, exécutèrent dans l'année qui suivit son décès (3 mai 1676) ses «livers legs, et pour porter au peuple la connaissance de ses libéralités, ils firent imprimer l'acte de son testament chez François Charbonier, imprimeur de la ville : Wii rare et peut-être unique dans l'histoire des évèques de Limoges.

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