Du Carrior, Oraison /'un., p
3. Avchin>s de la Grande Tra/ipe, Lrllirs in^'dife.s d" j>}rlè de l'abbé cIp Haucé, n. 71, l«-«-' série.
LOUIS DE LASC.ARIS D'LRFK 347
riche, « une personne toute accomplie et toute illustre, qui fit voir dans la suite qu'elle pouvait captiver les plus grandes ànies et les plus grands cœurs ». Comme on pense, cette proposition choqua fortement les désirs qu'avait Louis d'Urlê de se retirer du monde. La tentation néanmoins fut si engageante qu'il n'y crut pouvoir résister qu'en déclarant « la secrète résolution qu'il avait formée de quitter la cour, et le choix (|u'il avait fait du séminaire de Saint- Sulpice, pour se consacrer sans réserve au service de Dieu ». Pour ses parents, le coup fut aussi dur qu'imprévu. C'étaient en même temps tous les sacrifices perdus, toutes les espérances ruinées, tous les beaux rêves d'avenir pour leur iils aîné, évanouis î Quelque sensible que fût leur affliction, les sentiments de piété dont ils étaient animés, les engagèrent promptementà donner leur fils à Dieu sincèrement et sans arrière-pensée, a Le comte de Sommerive exécuta son projeta la fleur de son âge, à vingt-cinq ans » ; il quitta la cour de France, après avoir obtenu le consentement du roi, au moment où Louis XIV se disposait à partir, avec toute sa cour, pour la célébration de son mariage à Saint-Jean-de-Luz ^