Du Carrier, Oraison funèbre, p
3. Nommons encore, parmi les confrères de Louis d'Urfé, selon leur ordre d'admission à Saint-Sulpice : Claude-Christophe d'Alègre, seigneur de Ferrières, son oncle maternel, mort jésuite en avril 1677 ; Claude Joly, célèbre chanoine de Notre-Dame, François Leschassier, successeur de M. Tronson à Saint- Sulpice, Guillaume de Meschatin, évêque d'Avranches, Démia, officiai de Lyon, Jean de Baluze, (de Tulle), professeur plus tard au séminaire, Alphonse de Suarez, évêque de Vaison, près Avignon ; Armand de Cosnac, clerc de Limoges, neveu de î'évêque de Valence, et le glorieux Jean-Baptiste de la Salle, chanoine de Reims. Registre drs entrées de Saint'Sidpice.
4. Dupuy de Saint-Pardoux, Oraison fun.^ p. 8. Pierre-Antoine Dupuy de Saint- Pardoux est mentionné sur les registres de Saint-Sulpice, comme ayant été admis au séminaire en qualité de « prêtre du diocèse de Limoges », le 31 janvier 1669 et sorti le 15 avril suivant.
5. De cette catégorie firent partie la plupart des élèves originaires du diocèse de Limoges, notamment Martial de Maledent et les frères Ruben.
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soit par défaut de temps, soit par défaut de moyens iiitelleiiuels, ne visaient ni la licence ni le doctorat : ils recevaient au séminaire un enseignement élémentaire et succinct. I-a plupart des élèves allaient en Sorbonne et préparaient les grades : après trois ans de théologie, ils subissaient Texamen du baccalauréat ou tentative; puis, ils suivaient durant deux années les exercices de licence ; le doctorat couronnait les études. En Sorbonne, les élèves prenaient les cahiers des professeurs, c'est-à-dire copiaient leurs cours ; rentrés au séminaire, ils avaient à rendre compte dans des répétitions de l'enseignement reçu ; ils soutenaient, en alternant avec les étudiants du séminaire, des argumentations hebdomadaires. Pour compléter les cours de Sorbonne, un professeur du séminaire expliquait un abrégé de morale *.
Les frères d'Urfë suivirent assidûment les cours de théologie en Sorbonne. Louis, l'aîné, qui était doué, dit un de ses confrères, «d'une intelligence supérieure 1, eut pourtant à combler, au début de ses études ecclésiastiques, certaines lacunes. « Se regardant comme l'aîné de sa famille, le comte de Sommerive n'avait cru d'abord devoir lire d'autres livres que ceux qui pouvaient apprendre à former un habile politique, et un homme de cour ; il n'avait fréquenté d'autres académies que celles qui apprennent aux gens de qualité à se distinguer dans les emplois militaires ; il n'avait enfin emprunté des lumières de la philosophie qu'autant qu'il en fallait, pour cultiver les belles qualités de l'esprit qu'il avait reçues si avantageusement de la nature. Cependant lorsque Dieu l'eut destiné à d'autres emplois, que ceux où sa naissance semblait l'appeler, il sut bientôt réparer les jours vides de sa jeunesse par des jours pleins, en s'exercant avec une singulière application dans ce fameux séminaire de Saint-Sulpice, où l'on apprend l'art de devenir saint et savant tout ensemble 2. ]»
Faute de connaître ses lettres d'ordination ou ses bulles épiscopales, également introuvables, nous ne pouvons que faire des conjectures sur l'époque où il obtint ses grades et re(;ut les saints ordres. En nous basant sur ce point certain 3, que François d'Urfé était prêtre et docteur en théologie, avant son premier départ de France pour le Canada, en août 1668, nous avons lieu de croire que Louis, son frère aîné, avait déjà pris à son exemple le bonnet de docteur, et reçu de l'archevêque de Paris, Péréfixe de Beaumont, l'onction sacerdotale. Tout nous permet de supposer aussi que les deux frères furent invités à célébrer leurs premières messes dans leur église paroissiale de Saint-Cosme-et-Saint-Damien, voisine du séminaire, et que leur grand-père, le vénérable centenaire, Jacques d'Urfé, et leurs pieux parents, eurent le bonheur d'y assister.
A. M. J. Guibert, Histoire de saint Jcan-Baptist/* de la Salle, p. 32.