Cofrespond.y ibid. et du Carrier, ibid
donc dans Tespoir qu'il pourrait « faire, écrivit alors M. Tronson, de grands biens dans le diocèse de Limoges » ^. Quelques jours après le sacre de notre prélat, le 30 janvier 1677, Michel Bourdon prit possession comme procureur de Tévêque, à la manière accoutumée du siège épiscopal de Limoges 2.
Louis d'Urfé ne reçut de Rome ses bulles qu'en décembre 4676. Il fut sacré dans la nouvelle église de la paroisse Saint-Sulpice 8, le dimanche dans l'octave de l'Epiphanie, 11 janvier 1677, par l'archevêque de Paris, assisté des évêques d'Angoulême et d'Avranches *. Un grand nombre de prélats et de personnes de distinction assistèrent à cette cérémonie s.
Le jeudi suivant, 15 janvier, « le Roy entendant la messe en la chapelle de son château de Saint-Germain-en-Laye », M. de Limoges prêta à Sa Majesté le serment de fidélité habituel, en présence du grand aumônier de France, Egumanuel-Théodore de la Tour d'Auvergne, cardinal de Bouillon ^.
Cette formalité remplie, l'évêque de Limoges ne songea plus qu'à faire ses préparatifs, pour se rendre dans son diocèse. Mais soucieux surtout de sa mission évangélique, Louis d'Urfé eut à cœur d'aller à la Grande Trappe de Soligny (Orne), pour y passer quelque temps dans la prière et la retraite, et pour y arrêter, sous l'inspiration de son ami l'abbé de Rancé, le programme de sa vie épiscopale '^.