‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 265 sur 480 · De Saint-Pardoux, Oraison funèbre, p · texte numérisé non relu

De Saint-Pardoux, Oraison funèbre, p

2. L'évêque de Limoges écrivait à M. Tronson, dans une lettre datée du 11 mars 1678, qu'il célébrait en ce jour Fanniversaire de sa résidence au séminaire. CoiTespondancey t. II, p. 412.

3. Nadaud, Nobiliaire, t. III, p. 4fô. Remarquons ici que Louis d'Urfé revenait temporairement au palais de l'évéché, soit pour y célébrer ses synodes dans la vaste salle destinée à cet usage, soit pour y recevoir magnifiquement des gentilshommes de la chambre du roi, comme cela arriva en novembre 1688, Correspondance, t. II, p. 462, soit encore pour y demeurer quelque temps au début de son épiscopat en attendant la construction et Taménagement des appartements de l'évêque au séminaire des Ordinands. Corresp., t. III, p. 401.

4. Dupuy, Oraison funèbre, p. 10 et CorresjMnd. t. II, p. 455-463. Deux jours après son entrée à Limoges, Louis d'Urfé prit possession à la manière accoutumée du siège épiscopal. Nobiliaire de Limoges, v« d'Urfé.

^58 trV r«IKCLE DE VIE EnCLÉ.<lA>TTnCE EX PROVINCE

naire, que tout le monde attribue à un fonrls «le vertu extraonlînaire, et qui lui attira les loiiansies «le ceux mêmes qui souhaiteraient le plus, qu'il en sortît. S'il continue, il sera un exemple à plusieurs, qui verrr»nt en sa personne combien une vie exempte *\t* luxe et lie faste, et ré<îlêe selon les canons, est »?apalile d'attirer des bénédictions devant Di»*u et ile réputation devant Ips hommes... fieplehis Awn consolation»* et s^ipenibuntlo ^fau^Ho ill <^r., vu, 4u de ce que sa conduite répon*i à ce que Ion avait attendu de sa pinte : et de ce que surtout il pratique si bien le conseil du sape : Hectorem te ponuerunt : noli e:rtt»Ui : esto in i//w, «/iiajti unns ex ipsis (Eccli., XXXII. I; ^ »

Au début de son épiscopat, « pour assurer à son ministère p;istoral tout le succès qu'il s'était promis, Louis dTrté prit la résolution de résider constamment dans son din«:ése : il y fut titièle jusqu'à la mort. Quoique souvent on Tait député aux assemblées du clerçré de France, il tâcha toujours d'éluder cette honorable commisr^ion, qui l'eût éloij?né momentanément de son cher troupeau ; toutefois, en s'excusant avec tous ks é^zards et les ménagements qu'il devait à l'honneur d'une telle députation -. Le pieux évéque avait pris à la lettre ce que M. TDnson lui écrivait le 2 avril 1678, au sujet de ce même devoir : # Comme, par votre chaîne, vous devez vous considérer entièrement livré aux peuples qui v«)us sont confiés, vous devez aussi vous reganler coinni^ étant tout à eux, et comme n'ayant droit de disposer de votre personne que pour leur service. »

FMusieurs circonstances se présentèrent, dans lesquelles la fi<lélitè du prélat à la résidence fut héroïque. Une première fols, sa présence k F*aris semblait indispensable pour le règlement de certaines affaires de famille. Le marquis d'Urfé son père le pria avec instances, mais vainement, de s'y rendre en avril 1682. M. Tronson profita de cette occasion pour louer Tévéque de la résolution qu'il avait prise \ L'année suivante, la marquise d'Urfé sa mère, il cette dame illustre )>, dit un panégyriste, * dont l'air majestueux marquait si bien la haute naissance, et que sa vertu rendait encore plus vénérable, le sollicita à la venir voir, avant qu'elle ne cessât rie vivre. ]a réponse de ce digne fils pénétra de douleur le cœur de celte tendre mère : a Je vous vois, lui écrivit-il, chaque jour en esprit devant Dieu, madame ma très chère mère; je voudrais, »elon mon inclination, pouvoir vous en accorder davantage, mais

1 (lort-finpotid. dr M. Trottson, t. II, p. 392.

Page 1