Lahichf , Vifn (h'M Saints, t. I, p. G
3. « Jv voi.s, i'i-TÏi M. Tronson à l'év^^que, le 9 mai 1IÎ82, par la réponse» que votiH failr« à MrMisioiir votrr» p*Te, que vous n'avj'z pas envie de quitter la ré.sirlencc pour les afTnires de famille. CeUe résolution que vous prenez e»l du nombre de rell#'.H que la itràre seule doit inspirer, et qui font respecter les lumières du caractère. Je suis si persuadé que Dieu en donne de partieulières lï eeux qiu ne cherelieiit qu'à lui plaire, que je ne vois rien à vous dire sur cela, sinon que Ton est heureux en cette vie, quand on peut connaître la volonté* de Notre-S«'i Joueur et la bien faire. Oftrra vanitas rt mf flirt îo sjnritfis » .' iJfrrn'MfHmdafK'f (ff M. TmnHdti, i. I, p. 401.
j*ai résolu, avec Taide du Seigneur, de ne sortir de mon diocèse, que pour porter ma pauvre âme en paradis ^. » La mort de la marquise d'Urfé, qui survint peu de temps après, navra de douleur rame sensible du pieux évêque : a Je ne m'étonne pas, lui écrivit M. Tronson, que vous sentiez la perte de madame votre mère : une si bonne mère mérite d'être regrettée. Quand vous vous attendrirez sur sa mort et sur l'état de la famille, vous ne ferez que ce que les grands saints ont fait en de pareilles occasions. On est persuadé dans le monde que vous en êtes touché ; et c'est ce qui a fait admirer votre amour pour la résidence, d'avoir laissé toute votre famille, pour ne pas quitter votre Eglise, que Jésus-Christ vous a donnée pour épouse. C'est là lui être véritablement fidèle, et c'est pratiquer généreusement ce que recommande l'Apôtre : Quamohrem relinquet homo patrem et matrem et adhxrehit uxori sute (Ephes., V, 31)2^,.
Une fois seulement en dix-neuf années d'épiscopat, notre prélat se crut obligé de sortir de son diocèse et d'interrompre par un voyage assez lointain une résidence qui jusqu'alors n'avait presque point eu d'exemple 3. ce Ce ne fut pas, dit son panégyriste, l'ambition d'être plus élevé qui motiva (pendant l'automne de 1687 ou de 1691) sa courte absence, mais uniquement l'obligation d'accomplir un vœu qu'il avait fait pour la convalescence du roi, qui le fit aller en pèlerinage jusqu'à Notre-Dame de Chartres, à laquelle il avait une tendre dévotion. ï) Au lieu de se rendre ensuite de cette ville à la cour de Versailles, « où il pouvait être reçu avec honneur, il reprit le chemin de son diocèse, pour n'en sortir qu'à sa mort » *.