‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 276 sur 480 · id.,t.II, p · texte numérisé non relu

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LOUIS DE LASCARIS D'uRFÉ 371

cèse, le séminaire ont encore besoin de vous; et, pour savoir combien j'en suis persuadé, il faudrait voir combien l'état de votre santé me touche. On dit qu'elle s'affaiblit et que vous auriez peutêtre besoin de quelques mois de repos pour la rétablir. Voyez, au nom de Dieu, mon cher Monsieur, ce qui pourrait vous soulager. Voyez, s'il y a quelque chose que l'on pût faire de notre part, pour y contribuer ; si quelque voyage n'y pourrait point servir ; car, assurément, vous n'y devez rien négliger ^. i>

De son côté l'évêque de Limoges, qui partageait les ennuis de son zélé coopérateur, se faisait un devoir de renouveler dans ses lettres à M. Tronson les témoignages de sa profonde satisfaction. « Ce que vous me mandez pour Mrs. Bourdon, lui disait-il dans sa réponse du 30 avril de la même année, est si cordial et si obligeant, que tout ce que je pourrais leur écrire (il leur envoyait par le même courrier la lettre du prélat) dans une page entière ne vaudrait pas une demi-douzaine de vos lignes. Elles leur seront assurément d'une très grande consolation, et elles ne peuvent que leur donner bien de la joie, ne désirant l'un et l'autre autre chose que de vous voir satisfait » 2. Fidèle aux conseils de son supérieur, Jean Bourdon continua de remplir avec succès les devoirs de sa charge. Il devait encore survivre à notre prélat et aux premiers fondateurs du séminaire.

2^ Raymond Gaye de Boisredon.

De ce nombre était, nous Tavons vu, Raymond Gaye de Boisredon, limousin d'origine et docteur de Sorbonne 3. Pendant la maladie de Michel Bourdon, vicaire général de Louis d'Urfé, ce directeur accompagna souvent le prélat dans ses visites pastorales. M. Tronson mit lui-même ce prêtre fort estimé à la disposition de l'évêque de Limoges. « Je ne doute point, lui dit-il le 21 janvier 1679, que vous n'ayez besoin d'une personne pour mettre à la place de M. Michel Bourdon, votre vicaire général, qui est malade ; car, à moins que vous n'ayez quelqu'un qui vous soulage, il est impossible, ou que les affaires n'en souffrent, ou que vous n'en soyez accablé. Mais la difficulté est de trouver quelqu'un qui soit propre pour cela. Car ce n'est pas assez qu'il soit bien capable ; priais, comme vous me marquez très bien, il faut un homme de confiance. Si vous l'avez pour M. Gaye, je ne vois personne qui vous convienne mieux. Car, il est intelligent, il connaît le diocèse, et vous y rendrait, à mon avis, de bons services. Il n'y a que le séminaire qui en souffrirait ; mais je ne croirais pas que cette considération vous dût arrêter, si vous n'en voyez point d'autre que lui qui vous accommode. Car, pour le séminaire, quand pourra-t-il mieux souffrir, que lorsqu'il faut soulager son prélat, pour lequel il doit même se

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