Mss. n. U), ibid
5. Cette ville ancienne et murée, située «lans un site pittoresque et charmant sur les pentes dune colline qui domine la Vienne, à !23 kilomètres (Est) de Limoges, comptait au rlix-septiéme siècle cinq mille communiants. Une conununauté de prêtres tilleuls de la pai-oisse ré^ruliére comprenait (luatorze places, par ordonnance de révé«(ue du H février 16(37. PnuiUè Instonqtœ.
6. Elle ne payait en ITOti que tOlX) livres sous forme de don gratuit qui lui était imposé à part, par l'intendant iW la province. Art . L. (iuibert.
7. A la suite d'un arrêt du Parlement décidant (|ue l'évêque de Limojies avait seul qualité pour porter h» titre de ï^ei^nieur de Noblat (d'un château déjà eu ruines au seizième siècle» et q\ie le baron de hrivcnac un seigneur de Royères) était autorisé à se «lire seulement seiirneur du petit château de Noblat, ce dernier prêta honuuage à l'évêque en Kili, pour ce riu il possédait au Pont d« >'oblat. Art. L. Guibert, Bulletin de Litmnjes, t. X.XXVII, p. 41"
LOUIS DE LASCARIS D'tBFÉ 391
ié la clôture des Ostensions. Environné d'un nombreux clergé, il portait le chef du saint dans les rues de la ville et à la croix de Champmain et en donnait la bénédiction au peuple ^
Le prieuré conventuel se composait au dix-septième siècle d'un prieur à la nomination du roi, (lequel prieur jouissait de trois prébendes), de dix chanoines et de six vicaires de chœur nommés par le prieur. De 1593 à 1712, desBridiers appartenant à la famille des vicomtes de Bridiers, originaires de la Souterraine (Creuse), possédèrent en commende ce prieuré. Par suite de la négligence de ces bénéficiers, les lieux réguliers étaient ruinés enie90; il était même impossible de les rétablir, parce que le revenu était absorbé parles charges publiques et par les portions congrues. La règle de Saint- Augustin était en outre prodigieusement déchue dans le prieuré au grand scandale des fidèles. Informé de cet état de décadence, l'évoque de Limoges voulut y remédier et publia de très sages règlements pour faire observer la régularité dans le prieuré de Saint-Léonard. Peu de temps après, le 22 février 1691, il rendit une ordonnance 'homologuée au Parlement un an plus tard, portant qu'à l'avenir les bénéfices dépendant du prieur seraient conférés à des ecclésiastiques séculiers, si dans un délai prescrit, celui-ci n'avait pas fait relever les bâtiments claustraux. Cet acte opportun entraîna bientôt la sécularisation du prieuré, en le transformant peu à peu en chapitre séculier. Pour se décharger en effet de l'entretien des bâtiments, le prieur Gabriel de Bridiers (1690-1712) se conforma au règlement de l'évêque, et nomma, quand une place vint à vaquer, un prêtre séculier in defectum regularium^ qui se disait chanoine. La sécularisation du prieuré était à la mort de ce bénéficier à peu près accomplie 2.
IIL Rapports particuliers de l'évêque avec son clergé paroissial.
i^ Application du prélat à former de saints prêtres et à faire une juste distribution des bénéfices,
La sollicitude pastorale de Louis d'Urfé à l'égard de ses prêtres, se manifesta particulièrement par ledification continuelle de sa vie et par son zèle dans le séminaire des Ordinands, par sa sagesse et sa justice dans la distribution des bénéfices, et surtout par ses œuvres dans les synodes.
€ Rien, après vos visites, lui écrivait en 1684 M. Tronson, ne peut à mon avis égaler le bien que fait votre seule présence dans le séminaire ; un évêque vivant et réglé comme ses clercs, et toujours à la tête de ses ordinands, voces edit omni tuba clarioreSy et c'est là ce
1. Od sait que les évéques de Limoges présidèrent ainsi ces cérémonies en 15Ô2. 16^24, 1652 et 16G6. Abbé Arbellot, Vie de Saint- Léonard. Paris, 1863, p. 138.
2. Labiche, Vieg des Saints, t. I, p. 63. Mss. 40, p. 409. 446 et suiv. Bulletin de LiniMjes, t. XLVI, p. 349.
que les saints appellent perpeiuum quoddam prœdicandi genus^ ^. « N'imposez trop tô} les mains à personne, se disait le prélat après saint Paul. Etablissez, se répétait-il encore sans cesse, des prêtres dans tous les lieux, dont la vie soit sans reproche. » Pour observer cette grande règle, de laquelle dépendait à ses yeux le bonheur de son peuple, le saint évêque gardait dans son diocèse, c une résidance inviolable b et faisait tout au monde, a II savait, dit son panégyriste, que tel est le prêtre, tel est le peuple, et dans cette vue se joignant aux savants et prudents coadjuteurs de son zèle, il prenait de concert avec eux les soins les plus scrupuleux, pour choisir de bons sujets, pour les cultiver ensuite, quand il les avait introduits dans son séminaire, par les entretiens qu'il leur faisait, par les messes qu'il célébrait au milieu d'eux, parles prières qu'il faisait avec eux, et par celles enfin qu'il allait faire la veille de chaque ordination au tombeau du grand saint Martial, passant eu prières la nuit qui précédait chaque ordination » ^,
Il ne suffisait pas à notre prélat d'avoir imposé les mains à ses ordinands avec tant de précautions. 11 voulut encore envoyer ses nouveaux prêtres faire un certain temps de noviciat paroissial au séminaire de Magnac, dans la Basse-Marche. Ce projet lui avait été suggéré par le fondateur de cette maison, le pieux marquis de Fénelon. M. Tronson l'approuva de son côté dans une lettre du 27 novembre 1677 : € Cette maison-là étant bien réglée et bien fondée pourrait, ce me semble, servir à beaucoup de prêtres pour achever de s'affermir. Car, au lieu de retourner chez eux, après leur ordination, comme la plupart sont obligés de faire, ils pourraient passer quelque temps dans cette maison, où ils seraient instruits et préparés pour les emplois auxquels vous les destineriez. Ainsi, ils éviteraient la fainéantise et l'oisiveté qui perd la plupart des ecclésiastiques qui demeurent dans leurs familles, et vous auriez toujours en main des ouvriers pour les besoins de votre diocèse. Il me semblequecelavous serait de quelque secours. Mais il est vrai qu'un bon supérieur ne se trouvera pas aisément, et, c'est là la plus grande difficulté que je trouve : Hoc optis, hic kibor est ; et ce qui serait néanmoins absolument nécessaire pour rendre cette œuvre utile » ^.
Dans les intentions du fondateur, la maison de Magnac devait servir à la fois pour l'enseignement ecclésiastique à tous les degrés en faveur des pauvres clercs du marquisat, et aussi comme lieu de retraite ou de « Manrèze i, pour les prêtres de la ville et des paroisses rurales, en même temps que de séjour à des missionnaires pour révangélisation des campagnes des environs *. Nous ignorons si l'œuvre cléricale précédente du pieux marquis n'éprouva pas de gnjsses difficultés, ainsi que U*s autres, à pouvoir s'éta-
i, C»»nv*;M»#if/* nifv (1** M, Tnmsi^n^ t. II, p. 455. i, Dupuy, Lhfiisim futt., p. i3.