Le Limmusin histor.. Notes Nadaud, p
5. Labiche, Vies des Saints, t. 1, p. 63. La première édition du Pastoral porte le titre suivant : Le Pastoral du dim'èse de Limoges^ où Ton explique les obligations des ecclésiastiques et des pasteurs et la manière de s^acquitter dignement des fonctions sacrées. Composé par l'ordre de Mgr llllustriss. et Rév. Louis d'Urfé. Â Limoges, chez P. Barbou, 16811.
LOUIS DE làscaris d'urfé 403
vous-mêmes ; et vous y apprendrez à vous comporter saintement dans Texercice de vostre ministère »...
Notre prélat ayant envoyé Tun des premiers exemplaires de son Pastoral à M. Tronson, le supérieur de Saint-Sulpice lui adressa le 14 mai 1689, la lettre d'approbation suivante : « Je ne puis vous dire autre chose de cette première partie de votre Pastoral, sinon que vous ne sauriez donner rien de plus utile à votre clergé, et que les devoirs des ecclésiastiques y sont si solidement et si nettement expliqués, qu'ils ne trouveront aucun livre où ils puissent apprendre aussi bien, aussi à fond et en aussi peu de temps toutes leurs obligations. Ceux même qui auront à parler sur des matières ecclésiastiques, soit dans des entretiens ou dans des conférences, y trouveront de quoi le faire utilement et sans beaucoup de peine ; et si Ton veut faire oraison sur ces mêmes matières, on aura, sans chercher ailleurs, des sujets très utiles pour s'y occuper avec beaucoup de fruit. J'espère que Dieu répandra sa bénédiction sur cet ouvrage, et qu'il n'y aura point de diocèse en France qui n'en profite *. »
Encouragé par des éloges si autorisés et par de nouvelles instances de l'évêque, l'auteur, Michel Bourdon, continua son travail. Le second volume du Pastoral parut en 1694, précédé d'une seconde lettre Pastorale, datée du 4 septembre. « Le fruit qu'a produit la première partie de notre Pastoral, dit le Prélat,nous a porté à faire travailler incessamment à la seconde partie qui doit expliquer la manière de s'acquitter dignement des fonctions sacrées, à savoir de la prédication, de l'administration des sacrements, de la célébration du saint sacrifice et des offices divins... Lesfréquentes visites que nous avons faites dans notre diocèse nous ont fait voir avec joie les grands biens qu'ont produits les instructions de la plupart de nos curés. Mais nous avons remarqué avec douleur que nonobstant nos ordonnances réitérées, il y a encore dans quelques endroits beaucoup d'ignorance et de dérèglement, et que dans d'autres la parole de Dieu ne produit pas tous les bons effets qu'on aurait lieu d'en attendre. De si grands maux tirent leur origine de ce que plusieurs de ceux qui sont chargés du ministère de la prédication n'en savent pas les règles les plus nécessaires. C'est pour remédier à ces défauts que nous vous donnons ce traité de la prédication, imitant en cela la conduite de saint Charles qui fit dresser une instruction pour servir de règle à tous les prédicateurs de sa province... Nous vous exhortons à lire ces saintes règles avec assiduité et à vous y conformer » 2,
A défaut du jugement de M. Tronson sur cette seconde partie du Pastoral 3, nous connaissons celui de Joseph Grandet, l'un de ses plus chers disciples. « Michel Bourdon, nous dit-il dans ses mémoires, apprend d'une manière admirable aux prêtres et aux pasteurs
i. Con'espondancef t. 11, 468.