‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 308 sur 480 · Ihid., p · texte numérisé non relu

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2. Correspondance, l. II, p. 467. En somme notre prélat vécut en paix avec les religieux de son diocèse. Les Augustins jansénistes firent seuls exception. Notons encore qu'il eut à donner la bénédiction abbatiale, une première fois à Alexandre Frémont, de Tours, frère du réformateur de l'ordre, Charles Frémont. le 25 mars 1679 ; une seconde fois, le 9 novembre 1687, au successeur du précédent, à Henri de la Marche de Parnac, tous deux abbés de (irandmont ; enfin une troisième fois, dans Téglise de Saint-Augustin-lès-Limopes assisté des abbés de Saint -Augustin et de Saint-Martin, le 10 juillet 1689. à Marc Philippe de Montroux de Peyrissac. abbé cistercien de Bonnaigue (paroisse d'Aix sur la Dordogne, Corrèze) Gallia christiana, t. II, p. 660 et Nobiliaire de Limoges, t. III, p. 465. — Le pieux et bon évêque de Limoges n'oublia pas les religieux dans l'expression de ses dernières volontés. Le 30 juin 1695, il légua dans son testament à chaque couvent des Récollets, des Cordeliers, des Carmes des Arènes, des Augustins et des Frères -Prêcheurs de sa ville épiscopale la somme de cent livres une fois payée, à la charge de prier Dieu pour le repos de son âme. Mss. n. 13, t. III, p. 115. Le P. Bonaventuro Sainl-Amable a fait dans son histoire un grand éloge de notre prélat et exprimé le» souhait que « Notre- Seigneur le conserve longues années et le fasse un autre François de Sales pour le bien et l'honneur de la France ». Hialoire de Sainl-Martial, t. III, Limoges, 1685, p. 867.

pre fond n'est que faiblesse et que fragilité. Plus d'éclat ; la beauté du corps, qui est leur partage, rejaillit sur leur vertu même et leur sert d'ornement. Plus de douceur; elle ne leur donne ordinairement rien de rude, ni de farouche, et elles ne paraissent jamais plus aimables, que lorsqu'elles aiment Dieu de tout leur cœur ». Il ne faut donc pas s'étonner si notre pasteur leur témoignait un respect tout religieux'et une tendresse de père, et s'il les nourrissait si souvent de la parole divine par tant de ferventes exhortations, par tant de pieuses conversations, et par ts^nt de prédications d'éclat, où il déployait tout son zèle et toute son éloquence *. «Toutes les vierges chrétiennes qu'on a immolées en sa présence aux pieds des autels comme d'innocentes brebis, dit dans son panégyrique le même auteur, ont désiré d'entendre la voix de leur pasteur, avant de faire leur sacrifice, et combien qui ayant eu ce bonheur, n'ont jamais perdu le souvenir de ses instructions ? Combien encore qu'il cultivait par des conférences particulières, et qu'il conduisait comme par la main dans les routes les plus élevées de la perfection » 2 ?

Jamais on ne vit un pasteur plus zélé pour la discipline qu'on devait garder dans les monastères. Il faisait observer exactement les règlements diocésains qui concernaient l'entrée en religion des filles, leurs prises d'habit et leurs professions 3. Les supérieures des maisons religieuses devaient avertir les parents des filles, lorsqu'ils les présentaient, que selon le décret du concile de Trente, ils seraient excommuniés, s'ils contraignaient leurs enfants d'entrer en religion contre leur gré. Les filles postulantes étaient examinées par l'évêque, ou l'un de ses grands vicaires, ou tout autre ecclésiastique délégué par lui, non seulement avant la profession, mais encore avant la prise d'habit. Cet examen était fait hors de la clôture du monastère, en un lieu où elles pouvaient avec pleine liberté, déclarer leurs intentions. A cet effet, les supérieurs devaient faire savoir à l'évêque les noms et les qualités des postulantes, avant de les recevoir, et lui donner avis du temps de leur profession, un mois avant la fin de leur noviciat. Aucune ne pouvait faire profession, qu'elle n'ait atteint l'âge de seize ans accomplis, et n'ait demeuré une année entière en probation portant l'habit de novice. Après avoir fait leur profession, toutes les religieuses étaient tenues de garder la clôture exactement, sans qu'il leur fût permis de sortir, môme pour peu de temps, sans la licence de l'Ordinaire et sa permission expresse, qui se donnait par écrit, et quand la nécessité le requerrait. Il était défendu à toutes personnes de l'un et de l'autre sexe, de quelque état ou condition qu'elles fussent, d'entrer, sauf les cas de nécessité prévus par le droit, dans les monastères de religieuses, sous peine d'excommunication qu'elles encourraient par le fait même de leur entrée. L'absolution

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