Jhid.y n. 335, 2» série
pi^4 •/•*"»> rff» .';n^'>Tii»r-if*i ^i^ ^#«1 nfiirii-rrf*s. ne^n ne lymmk vniis -»«r,-^r..r ,i^ ,H f'ondujt^ fii^ /oh^ ^iii\v7. ; -rilr ^st particiiiièn». maiâ ^•îi^ r f ri^'^ï Hi^ 1** -«int. Pt'fiii le «%»nvipnn** i votre profession ». f. f^j^K» fl^ i?afi''*^ u»r niDp -;k ipttn» ♦>n .)nanl Di*"i 'le • faii'e par :^ ;/r''«f'*» |ii^ tp p!^»i\ /»v.Vinf» n^ sr)il pA.s arT»'fé «laiis) son --ervH'f*. t»t • îiif» .f'-« 'I }-./»»>»! r-: •^t .♦*-• .)^n-Hfs li trônent i*s le^* ^jens «la siet'le ae le r"*?fr.|#»n* point -l'iin ^enl pas. 'ii m ^pul nsfaiit lians sa •'oiirs*' '. *
A r n^'ffir '|p .Vf. Tronçon, i'il»r>** «le .a Trappe ne«'eise «le rr^com.rT\nnf]^r i «<on ^m\ r^ornine i fni»s ';^>s p^mtenta l'ifcom plissement ^♦•< 'l^-voir-^ pr«">tV»-*ijonneN ^»t la pr.'î'Hrenre «les moitific-ations int»^rt^nro-i ati\' p/*ni»**n^^=< ♦•\N»rieiirr»s. **\îraiir<iinnires et vaiimtair^îi. Amv ♦iVfVjiip^. ^Mv pr/^N'-'iasliipiPs avant cl lar^e d'.*iineî<, il don n^^ /^orrMite r«*î/i^ d»» ^.Andiiite. des r»i,ns»»ijs empreints «l'iine ^rrande ;*»- ^(^«f^^ que nous troîjw^n^ dans uneletlredu tidêt'pnibre 1H87. àl'»^ V'Vjijfid*^ f jr!»oj?f>^ : '^ J^r.rois. Monseijrnenr. puusi]>ie vous m'ordonnez do votn diTf^ mon :<*^ntim^nt. que la p^nitene*e principale «]ue peut faifo nn*» f>or'<onne ron-tifuêedaniî les premières di;^itéâ de ll^rlis^ f^r^t de Vaflliîïjer d^^vant Dieu, de re qu ii ne tait pas, quoiqu'il Êisse \(i\\\. ('.(* qiiM devrait p^>iir sV'/fuitter des devoirs de la charge qui lir» A^t imfKi^^e. Tr>ut ftn>îernhle de ce que ceux dont le jîouverneruM}\ lui ^f<t <"OT»fi/' ne r^^ondenf ni à sessoina, ni à ses désirs ; car, je rn'«ssff re qu'il n'y fn a pf>int dans la place où tous èles qui ne fronv/'nf d^. l'ind^^Kilité dans les f>euplfrs,de la négligence dans les r»f7'h'?<f?fsfjqnfis, fit qrii niaient incessamment devant les yeux le n\\'\f'\ (Viitit* donl/Mir tr/'s juste et tn>s légitime. C'est une croix très pf*fintiU'. H fr/'S /lirticile h porJer pour ceux qai ont la charité des p/isf^f/fff fd qnl sont véri taldpment touchés du salut des âmes. Il y n qinifjlllé d'HiMros rencontres fâcheuses et désagréables: Dieu \u*vtiu>\ qn>llr«slenr arriV(Uitdans le cours de leur vie, afin d'éprouver «d d'rtiigfnnnfer lenr vertn. l/on doit croire même qu'ils sont nhllgês de les recevoir non seulement avec patience, mais avec une réfliMMfilInn qui snll digne de cet étnt parfait dans lequel ils sont eMM»l^i''^'. IMie verlii cnmniunn «ufflt aux personnes ordinaires, ttmis pnni' celles qtii scHif appelées de Dieu à une piété consommée. Il Hnil ipi*elle snl( ênilneiite.
Onire les peines île Tesprli (prils doivent supporter, et lesconlimlleilnns dil1étentf»s t)nt leur viennent de la part des hommes qui les tiniletd ttvei' injnslit^e» et qui jnjient de leurs actions sans l'onnrtlssnnce ei siins Oqull(\ il no faut point douter qu'ils ne doivent entoï!Mr!Uï\nnMneshvheivl\er dos ponilonces particulières, v\ qnf>lqtr!^lles n .'ullont pas si loin qno colles dos personnes consacvt^f^s i\ h\ hivrtilo, copondatd il faut quVllos so fassent sentir, et qno le srtcvit\co q\io Ton fait à Dio\ï lour <\)ùto, CV^t de quoi ils p<MiViMi1 s';^cqnHte!\ on se privant dos plaisirs auxquels les gens qni \ivent linns lo niondo t>nt accoutumé do s'attacher, comme p<^\iv In IaMc. )><>\n' les cqnipapos, pour les convorsations, et en se réduisait h une simpliciié qui n ail rl<^n <lo trop extrême, mais qui
ne laisse pas de convenir à ceux qui doivent continuellement instruire les autres par leur exemple aussi bien que par leurs paroles. Ce retranchement a quelque chose de pénible dans un temps où il se peut dire que le luxe, la vanité, la profusion et le faste r^nent plus que jamais i. Les pénitences extérieures devaient être subordonnées aux besoins de la santé ^.
Le 28 janvier 1688, l'abbé de Rancé réconforte de nouveau Tévêque de Limoges contre les critiques d'une partie de son clerjjé, sur sa manière de vivre : « On serait moins à plaindre, lui écrit-il, si on n'avait sur les bras que ceux qui sont déclarés contre le bien, mais ce qui est plus fâcheux, c'est que souvent ceux qui en font profession, ne sont ni plus justes, ni plus équitables, et on les voit décider contre des personnes auxquelles ils devraient donner leur approbation, avec autant de liberté que s'ils ne savaient pas que les jugements téméraires et les médisances ne seront pas condamnés avec moins de rigueur que les homicides... » Le saint abbé propose ensuite au prélat l'imitation de Jésus persécuté, consolation des bons pasteurs 2... — On voit par la lettre du 19 juillet suivant que l'évêque tenait son ami au courant de ses travaux : « Je ne sais, Monseigneur, si ma lettre vous trouvera dans vos visites. J'espère que Dieu y aura répandu sa bénédiction, et qu'il auradonné une efficace particulière à votre parole et à votre sollicitude. » L'abbé de la Trappe invite le prélat en terminant, à se sentir toujours prêt à rendre compte à Jésus-Christ de toute sa conduite et à ne point perdre de vue les récompenses ou les châtiments éternels 3.
La dernière lettre 'de piété, qui nous ait été conservée entre plusieurs centaines peut-être, du même abbé à notre prélat est du 6 décembre 1689. C'est un témoignage éloquent de la grande vertu de l'évêque de Limoges : « Je ne doute point, Monseigneur, que vous ne retourniez chargé de dépouilles et de mérites tout ensemble à la fin de votre campagne. Vous venez de travailler pour la gloire de Jésus-Christ, et je suis assuré que vous vous donnez à cette obligation avec tant de zèle que vous établissez son royaume où il n'est pas, et que vous le confirmez partout où vous le trouvez déjà établi... Vous dites, Monseigneur, que votre santé diminue et que vous vous sentez des indispositions dangereuses. Mais je ne puis croire que Dieu veuille terminer une vie si utile à ses peuples. Le nombre est si petit des premiers pasteurs qui soient attachés à leurs devoirs, et qui en fassent leur principale affaire, que les gens de bien qui aiment son Eglise, sont particulièrement obligés de s'intéresser pour leur conservation... Je regarde la pensée que vous avez que vous approchez de la fin de votre course, comme un effet de la miséricorde de Dieu, qui veut que vous vous prépariez à un événement éloigné, comme s'il était présent, et il est certain que celui qui croit qu'il lui reste peu de temps à vivre prend une conduite différente de celle qu'il aurait, s'il croyait qu'il en eut