‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 341 sur 480 · Dupuy. OnthoN Fun., p. 11 à · texte numérisé non relu

Dupuy. OnthoN Fun., p. 11 à

2 Ihi Carrier, Omisofi /i/«., p. 18.

:i Ihid. Port mit de Mi^ssin^ L. ii'l'vft'\ p. 166.

4. « Ce sei'a un grand avantage au .séminaire, lui écrivait M. Tronson, le 3 août 1080, que la chapelle que vous lui procui*ez, et vous ne sauriez lui faire un présent qui doive lui t'tre plus cher, que de lui donner le très Saint-Sacrement, pour y reposer toujours *. CttrtrsfntndttHr** t. I, p. 384.

5. L^èvéque en rendit eompte à M. Tn>nson vi lui communiqua le le.xte de deux inscriptions commémoratives, l'une qui fut gravée sur une plaque de cuivre et enchâssée dans la première pierre de la chapelle : l'autre, de pure dévoti(^n, que le prélat écrivit sur une feuille de papier et dans laquelle brillent

L>f»riS r»E LA>CARÎS r«'rRFÈ Wfl

panl de si»n omeîDeDîatîon, son^aail à y faire meltre * un re^^rari 'L»u portrail peint du Christ de M, Le Brun avec rinîèrieur de la sainte Yit-r;ge ulu ni^nie artiste » des deux c^T^îês du maitre-auîel. Le 5i novembre suivant^ révèque de Limoges ct lêJ:»ra dans celte chapelle sa première frte patronale et y rerut avec solennatè le renouvellement des pramess-es cléricales de sc»n clerfrt'% selon la pratique de Saînt-Sulpice qu'il avait intrctduite à Ljnn»ges dès la première année de s<»n êpiscopaL Attristé alors de voir qrue la très sainte Vierge n'êt-ait pas saflisauimenl honorée à Limoges, notre prvlat lit tous ses efforts pour y augmenter celte dévotion. 11 ne laissait passer aucune fêle de Marie csans en j\arler avec beaucoup de tendressie et d'onction pour en inspirer l'amour r ', Dansot*s occasions c sa ferveur redoublait à raute],et dans la chaire son éloquence paraissait plus animée sur tout ce qui concernait la Sainte Vierge » -,

Si jamais évèque avait suivi à la lettre, dit Tun de ses |ianty\'ristes, le conseil de rApt»treà Tite, d'être par sa conduite le modèle de son troupeau^ c'était bien ce saint pasteur, qui pouvait lui prêcher d'exemple le mépris des honneurs, le détachement des biens et la fuite des plaisirs de la vie. Quoique d'une naissance et d'un mérite à pouvoir le prétendre, notre Prélat ne pensa jamais à s'élever plus haut. Les parents et les amis qu'il avait à la cour semblaient le désirer, mais bien loin de fonner des intrig^ies pour cela, il s'opposa à celles qu'on aurait pu feiire. ^ -\u lieu de songer à se faire transférer à un plus grand èvêché, il se regardait dans le sien comme un serviteur inutile, îl tremblait même souvent, lorsqu'il seutait le poids de son ministère et le compte qu'il en devait rendre. On lui entendait dire souvent comme à un autre saint Charles : « Hélas î que je serais bien plus content, d'être le dernier vicaire de mon diocèse, que de me voir évêque de Limites, car alors je n'aurais qu'à oliéîr, au lieu qu'en commandant, quel sujet n'ai-je pas à craindre ^ > î...

De l'aveu de tout le monde Louis d'I'rfé était le plus doux des hommes. Il avait naturellement un fond inépuisable de bonté ; il compatissait tendrement aux maux des siens sans aigreur, et |x>ur peu qu'il aperçut en eux de docilité et de repentir, il les oubliait et les louait avec effusion. Il se faisait violence, lorsqu'il usait de sévérité, et il ne pouvait voir quelqu'un dans raflliclion sans que son cœur en soulTrit. Il charmait les plus petits par sa bonté et inspirait le respect aux grands par l't'^clat de sa vertu et son air modeste

sa profonde humilité et son ardent amour j>our la sainte Vielv^^ l-e texte original se trouve aux archives du séminaire de Saînt-Sulpi(<e. Ix» voir : (:»ir.>\v;#f,»,danty, t. I, p. 385. On sait par Gilles le Duc que la chapt^iie Saintt^Mane communiquait directement avec laparUe ivntijjuê du sôniinain», afrectée à lappar^ ieinenl d«' l'évèque.

i. Cnn*vjMm(1amt» de M, Tt^»nstm. t. I, p. 40i, et t. II, p. 4ff> et 1*19,

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