‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 342 sur 480 · Du Carrier, Parti^iir, p · texte numérisé non relu

Du Carrier, Parti^iir, p

3- Dupuy, Orahon fun., p. 42. 45. Voir dans du Carrier. VorUail, p. 208, un dis<<»urs très édifiant du très humMe prélat sur le même sujet.

et majestueux. Une douceur des plus touchantes était répandue dans ses yeux. Toutes ses paroles ne respiraient que la charité qui brûlait dans son cœur. II priait ses prêtres, lorsqu'il était en droit de leur commander, et ses prières étaient pour eux des commandements efficaces... Au milieu des soins infinis de son ministère, il conservait une admirable égalité d'âme, qui le rendait toujours semblable à lui-même. L'on ne dit jamais de lui : « il a ses bons et ses mauvais moments ».

« Le violent amour de notre prélat pour les mortifications, dit du Carrier, le porta à abréger ses jours par des austérités efi'rayantes, qui l'ont égalé aux plus fameux pénitents » ^. — « On trouva après sa mort ses membres couverts de cicatrices, produites par les ceintures de fer, hérissées de pointes, qu'il portait habituellement. Sa haire et son cilice étaient affreux; ses disciplines de fer étaient d'un si cruel artifice qu'elles étonnaient l'ouvrier qui les faisait ainsi par son ordre. Il couchait ordinairement sur la dure et se contentait de reposer une partie de la nuit (trois ou quatre heures seulement) dans quelque chaise. Ses austérités finirent par lui affaiblir la vue et l'ouïe » 2. — « Il répandait quelquefois son sang si abondamment par de si cruelles flagellations qu'il coulait sur la terre comme par ruisseaux (sic). Ceux à qui il n'a pas toujours pu dérober la connaissance de ces mortifications extraordinaires m'ont avoué, dit du Carrier, qu'ils ont frémi d'horreur d'entendre les coups de discipline dont il se déchirait sans pitié »... ^ — «Aussi arrivait-il, lorsque son directeur * voulait user de son droit pour mettre des bornes à cette sainte fureur, ou que d'autres prenaient la liberté de lui remontrer qu'il abrégeait par de semblables rigueurs une vie si utile à tant de personnes : il disait à celui-là en soupirant : « Hélas ! que les saints étaient heureux de pouvoir s'exercer dans les œuvres pénibles de la pénitence, sans que personne y trouvât à redire. » Et il répondait aux autres, « qu'il en était d'un bon évêque com)ne d'un bon soldat, et que l'un et autre ne devaient guère vivre, quand ils faisaient bien leur devoir» ^.

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