‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 344 sur 480 · Du Cairier, Oraison fun., p · texte numérisé non relu

Du Cairier, Oraison fun., p

4. Ce furent à Limoges, Pierre Mercier et après la mort de ce dernier en 1690, Jean Bourdon, probablement.

5. Dupuy, Oraison fun., p. 53 et suiv. Notons ici que nous n'avons cité qu*une faible partie des références relatives aux vertus de notre prélat.

comme les derniers adieux qu'il faisait à ses amis, ne leur parlant que des approches de sa fin et du bonheur d'une âme qui rentre dans le sein de Dieu *. ^ Un accident extraordinaire ne tarda pas à justifier les prévisions du vénéré prélat. La fièvre tierce ou intermittente 2, qu'il avait eue depuis peu, l'ayant quitté, il lui resta des signes non équivoques d'un danger beaucoup plus grave que celui auquel il avait échappé; car toutes les extrémités de son corps devinrent noires 3. Ce mal (qui dut lui survenir vers le milieu de juin) alarma les médecins de la province : on eut recours alors à ceux de Paris. Mais lorsque leurs ordonnances arrivèrent, la maladie avait déjà fait de funestes progrès. Le 24 juin, le prélat, malgré les douleurs qu'il éprouvait, donna la tonsure à vingt-huit sujets. Ce fut le dernier acte public de son ministère pastoral. Huit jours après, le vénéré malade éprouva de cruelles coliques, suivies de vomissements presque continuels *.

Comme il sentait diminuer ses forces et augmenter ses douleurs, l'évêque fit son testament ^. Selon Tusage de l'époque, sept témoins assistèrent à la confection de cet acte solennel. Parmi eux se trouvaient Antoine de la Noaille, docteur en médecine de la ville de Saint-Léonard, Joseph Dufour, médecin de Limoges, et cinq autres habitants de cette ville. Ce testament fut écrit le dernier jour du mois de juin 1695, avant midi, dans la maison du séminaire, par devant le notaire royal, Nicolas Ardant, bourgeois de Limoges. « Le seigneur évêque détenu au lit de maladie, étant pourtant en ses bon sens, mémoire et entendement », y déclarait disposer de son plein gré des biens qu'il avait plu à Dieu de lui donner, en la manière suivante. Il instituait et nommait « de sa propre bouche » son héritier universel messire François de Lascaris d'Urfé, abbé d'Uzerche, son frère ®. Il voulait que son corps fût enterré dans la chapelle du séminaire près de l'autel sous le chandelier où l'on tenait continuellement un cierge allumé, laissant les frais de sa sépulture, prières et autres œuvres pies à la discrétion de son héritier universel et suivant la déclaration qu'il lui avait faite. Le testateur rappelait ensuite qu'à son entrée en charge, il avait donné à son église cathédrale un ornement complet d'une valeur de 5000 livres, et de plus une tenture de tapisserie et le dais qu'on portait sur le Saint-Sacrement le jour de la Fête-Dieu, ce qui lui faisait espérer que messieurs les chanoines de Saint-Etienne voudraient bien se souvenir de lui dans leurs prières. Le prélat léguait au séminaire de Limoges, entr'autres dons, 2000 livres pour l'entretien à perpétuité d'un cierge de cire vierge devant le

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