‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 345 sur 480 · Du Carrier, Oraison fun.^ p. 29 et suiv · texte numérisé non relu

Du Carrier, Oraison fun.^ p. 29 et suiv

2. C'était sans doute la lièvre paludéenne^ alors très commune en Limousin.

3. On peut voir là un symptôme de Tasphyxie locale ou de la gangrène sénile, accident caractéristique d'une embolie.

4. Ce nouveau mal pouvait être une péritonite. L'issue en devait être rapidement fatale.

5. Labiche, Vies des Saints, t. I, p. 66, 67. 0. Voir plus loin sa notice (appendice I).

Saint-Sacrement. Il laissait 1 000 livres à chacune des maisons du Refuge, de l'Hôpital et de la Mission ; il chargeait Noël Drouët son ofBcial de régler les dépenses de sa maison à l'économe du séminaire, et lui léguait des souvenir-s précieux ainsi qu'aux officiers ecclésiastiques de Févêché, notamment à Jean David son promoteur. Il exprimait enfin le désir que l'abbé d'Urfé son frère pût de son vivant demeurer dans son appartement du séminaire, si bon lui semblait ^.

« Le dernier mal du prélat ne dura que deux jours, pendant lesquels il donna ordre aux affaires de sa maison et ralluma {sic) toutes ses ferveurs. II souffrait avec peine qu'on employât les soins et les remèdes ordinaires, pour lui procurer un soulagement: « Me « voici, disait-il, à la veille d'offrir le sacrifice de ma vie ; il ne faut flc plus tant de soins pour un corps qui va bientôt devenir la pâture « des vers, et qui par là me donne moyen d'être plutôt uni à Jésus- «Christ 2.)) — « Mes enfants, disait-il à ceux qui le servaient, servez « bien Dieu, il n'y a que ce maître qui puisse donner à vos servi- « ces une digne récompense. » On voyait le malade jouir d'un calme profond au milieu des médecins alarmés et de ses domestiques troublés, qui dans des yeux baignés de larmes portaient la crainte de sa perte imminente. La confiance en Dieu du saint prélat semblait alors s'augmenter ; au lieu que pendant sa vie, il avait toujours tremblé dans la vue de ses jugements terribles, à la mort il ne pensait plus qu'à ses miséricordes 3. »

Avant de recevoir les derniers sacrements que l'abbé d'Urfé vint lui administrer, le pieux évêque demanda pardon à tous les ecclésiastiques présents et même à ses domestiques, du mauvais exemple qu'il avait pu leur donner. Il pria jusqu'au dernier soupir avec une grande présence d'esprit, et répondit même aux prières de la recommandation de l'âme, en les accompagnant d'actes d'amour de Dieu et de conformité à sa sainte volonté. Son dernier mot fut pour son frère, à qui il demanda qu'on ne lui fit ni obsèques pompeuses, ni oraison funèbre. Sur le désir du prélat, on lui lut la passion de Jésus-Christ, et sur la iïn de cette lecture, il expira le vendredi l*''" juillet à onze heures du matin au séminaire, à l'âge de soixante ans *.

De bonne heure dans la matinée de ce même jour, le chapitre de la cathédrale avait député les chanoines Michel de Verthamon et Charles de Douhet pour rendre visite à l'évêque et lui offrir les prières de son Eglise. Il venait de donner l'ordre à tous les corps ecclésiastiques et aux compagnies de pénitents de se rendre en procession à Saint-Etienne où le Saint-Sacrement était exposé,

1. François dTrfé ne profila du bénéfice de ceUe clause que le temps de tenter la réforme de son abbaye dTzerche. Il employa en œuvres pies le reliquat de la succession de son frère et se retira dans son château de Bagé-en*Bre8se. Mss. n. 13, t. III. p. 115.

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